L'écologie c'est LaVieDuBonCôté     

Sommets de Copenhague, Nagoya, Cancun, Durban, Rio, Doha, Varsovie

et Paris (2015)

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Même si on arrive à limiter le réchauffement à 2 °, il sera nécessaire de s'adapter et ça va coûter très cher, on parle de 1 000 milliards de dollars, sinon beaucoup plus.

Il n'y a pas de planète B.

Page vidéos sur le climat
Nota : Nous présentons dans cette page des infos les plus larges possibles sur la COP 21, cela ne signifie pas nécessairement que nous sommes d'accord, c'est normal : le futur n'est pas écrit et chacun a le droit d'avoir sa vision du monde de demain. Nous participons juste à se forger une opinion.
29/11/16

Les résultats de la conférence sur le changement climatique.

 

Nous vous proposons 3 articles récapitulatifs de la Cop22. L'un plutôt neutre et un second, africain, beaucoup plus pessimiste. Enfin le dernier est un témoignage d'un des acteurs associatifs.

 

Le texte adopté par les délégations des 197 pays avance de deux ans l'adoption des modalités d'application de l'accord de Paris de 2015 sur le climat, qui seront arrêtées en 2018 à la COP24 que la Pologne s'est proposée d'accueillir, au lieu de 202012. Les principales autres avancées de la COP22 sont13 :

La présentation par plusieurs pays, comme le Canada, l'Allemagne, le Mexique et les États-Unis, de leur plan stratégique pour atteindre le « zéro net émission » en 2050, date à laquelle ils prévoient de ne pas rejeter plus de gaz à effet de serre dans l'atmosphère qu'ils ne peuvent en compenser ; cet outil d'accès à la « neutralité carbone » est recommandé par l'accord de Paris sur le climat ; sans lui, contenir le réchauffement terrestre bien en dessous de la barre des 2 degrés d'ici à 2100 est une mission impossible. Une quinzaine d'autres États, dont la France, se préparent à élaborer leur plan.
Un appel lancé par la présidence marocaine de la COP22, qui est venu appuyer une série d'annonces et d'initiatives volontaristes, émanant de gouvernements et de structures non étatiques, le « Climate Vulnerable Forum », dont les 48 pays en développement ont fait serment de produire « aussi vite que possible » uniquement des énergies renouvelables.

Lire (wikipedia)

 


COP-22 Marrakech : les raisons d’un fiasco dissimulé
Les causes de ce coup de frein ou d’arrêt sont multiples. Ce n’est pas encore une débandade mais, cela montre à quel point le monde entier reste accroché aux basques des Etats-Unis, sans lesquels il n’y a pas d’initiatives de leader. Rassembler les brebis égarées va être laborieux.
La prochaine COP n’aura lieu qu’en 2018, et pas aux îles Fidji, à cause de son éloignement, mais tout à côté, à Bonn. Cela signifie que les héros sont fatigués et que l’engouement et l’enthousiasme de la COP-21 de Paris se sont émoussés. Pourquoi ?

D’abord, il faut dire que le happening de la diplomatie française avait obligé le Département d’Etat américain à suivre la farandole. L’oncle Kerry l’avait fait à contre cœur en tirant les savates. Il avait affiché des positions et attitudes pas trop différentes de celles de Donald Trump. Mais, c’est « en hurlant avec les loups » que les Américains ont promis de mettre 3 milliards de dollars devant les autres grands pollueurs pour créer un mouvement d’ensemble avec enthousiasme et hypocrisie. Il a suffi de l’arrivée de Donald Trump pour que tout le monde se refroidisse brusquement à Marrakech. On voit qu’il n’y avait pas conviction.

Lire (guineeniews)

 

Voici enfin le témoignage d'un militant associatif :

Lire (dominiqueguizien)

 

14/12/15

C'est fini. Nous vous proposons 2 avis (légèrement) divergents, celui de Michèle Rivasi (eelv) et celui de La Confédération Paysanne.

 

- Sur Twitter, Michèle Rivasi, députée européenne écolo (eelv) :

#AccordDeParis: comparé à ce que nous aurions pu obtenir c'est un miracle. Comparé à ce que nous aurions du obtenir c'est désastreux #COP21.

- Via Campesina et La Confédération Paysanne :

Après deux semaines de projecteurs braqués sur la bonne conscience des chefs d’Etat, la COP 21 s’est achevée sur un accord dont nous savions d’avance qu’il ne contiendrait rien de bon pour les peuples. Rien de contraignant pour les Etats, des contributions nationales qui mènent en fait à un réchauffement supérieur à 3°C, des avancées surtout pour les multinationales… Voilà à quoi aura servi ce grand raout essentiellement médiatique. Les Etats savent pourtant se contraindre quand il s’agit de signer des accords de libre-échange qui remettent en cause le fonctionnement démocratique des pays et ne servent que les multinationales ! Encore une fois, il est clair que l’argent fait loi, même face à l’avenir de l’Humanité.

L’avenir de la planète est entre les mains des peuples, de ce mouvement social qu’on a bridé pendant deux semaines, et qui a su s'exprimer aujourd'hui. Les paysannes et paysans du monde issus d’organisations membre de la Via Campesina, étaient présent à Paris tout au long de cette COP 21 pour marteler que le secteur agricole est gravement impacté. Les paysans et les paysannes sont les vigies du climat qui se modifie, mais l’agriculture industrielle contribue à leur disparition. Or, cette COP21 ouvre une porte toujours plus grande à la spéculation financière sur la nature, ne fait que poursuivre l'industrialisation de l'agriculture, et accélérer l’accaparement des ressources naturelles.

Lire (viacampesina)

 

10/12/15

Climat : Vrai problème, fausses solutions. (suite de l'article du 07/12)

 

Le 23 septembre 2014, lors du sommet mondial pour le climat convoqué par Ban Ki-moon à New-York, la FAO et la Banque Mondiale ont lancé l’Alliance globale pour l’agriculture climato-intelligente. Celle-ci doit permettre, simultanément, d’accroître les rendements agricoles, de renforcer la résilience des systèmes agricoles et de réduire les émissions de gaz à effet de serre ! Voilà donc qui pourrait résoudre trois des plus grands défis auxquels nous faisons face – nourrir la population mondiale, lutter contre les dérèglements climatiques, assurer la pérennité des systèmes agricoles.

Vraiment ?
L'usage d'intrants chimiques et d'OGM n'est pas exclu, pas plus que la production d'agrocarburants industriels. Des multinationales comme Yara (leader mondial des engrais), Monsanto ou Syngenta sont d’ailleurs des acteurs majeurs de cette nouvelle alliance internationale. On comprend donc mieux que les systèmes agricoles industriels du Nord et du Sud, pourtant les plus nocifs pour l’environnement, soient épargnés.
Cette alliance soutient le développement d'une agriculture qui fait disparaître les paysan-ne-s en les dépossédant de leurs terres, de leurs pratiques et savoir-faire.

(Tous les articles sur le sujet : Lire )

Lire (viacampesina)

07/12/15

Changements climatiques et agrocarburants. Climat : Vrai problème, fausses solutions.

 

Pour résoudre la crise du réchauffement climatique, les multinationales proposent de fausses solutions. Loin de régler le problème, elles apportent leur lot de dégâts.
«Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation », une bien belle ambition, et avec un + qui va bien ! Le mécanisme est simple : les pays (ou les populations locales, les associations, etc.) qui ont des ressources importantes en forêt évaluent ce qui leur en coûte financièrement de ne pas détruire leur forêt et la quantité de carbone ainsi non rejetée dans l’atmosphère. Ensuite les pays industrialisés (ou les collectivités, ONG, multinationales, etc.) payent ces pays forestiers pour empêcher la destruction de la forêt. En échange de leur investissement pour sauver les forêts, ils s'offrent un mécanisme de compensation de leurs émissions et/ou obtiennent des crédits carbone. Un juste échange en somme ! Et le +, c’est pour quand on parle aussi d’amélioration des stocks de carbone, de gestion durable et de conservation des forêts.
Vraiment ?
A y regarder de plus près, on se rend compte que REDD+, c’est surtout le chapeau sous lequel se négocie la disparition des forêts lors des COP, au lieu de poser la question d’une réduction effective des émissions de gaz à effet de serre issus de l’utilisation des énergies fossile.

Lire (viacampesina)

07/12/15

Le profit à court terme est préféré aux problèmes à long terme.

 

Dans un texte vivifiant, intitulé « Un usage citoyen du métier d’historien : repenser la transition énergétique sans la COP21 » (A télécharger ici en pdf), Anael Marrec, Paul Naegel et Pierre Teissier*, de l’université de Nantes, donnent des clés pour aborder la question du changement climatique plus globalement que dans le cadre de la conférence sur le climat du Bourget, parasitée qu’elle est par les agendas politiques.

Terra eco : Quelle peut être la portée d’un événement comme la COP21 ?
Pierre Teissier : La COP21 est entourée d’une rumeur médiatique qui annonce des retombées immenses alors qu’elle s’inscrit dans un cycle institutionnel de plusieurs décennies. De plus, elle pose les mauvaises questions. La COP montre l’absurdité de réduire le « changement climatique » à une politique des seuils de pollution et à des promesses qui ne seront pas tenues. Il faut, au contraire, comprendre le problème de l’émission des gaz à effet de serre dans sa dimension qualitative et le relier aux autres problèmes environnementaux posés par les sociétés industrielles : désertification, déforestation, atteinte à la biodiversité, pollution des eaux, des sols, de l’atmosphère, déchets nucléaires, déchets plastiques dans l’océan (le septième continent), etc.

Lire (terraeco)

29/11/15

Les vélos et tracteurs de Notre Dame des Landes arrivent à Paris.

 

Petit résumé (avec retard, hélas) :

Voici les aventures de nos braves ami.e.s parti.e.s pour la COP21 depuis
Nddl!

1)« CAP SUR LA COP » : LE CONVOI DES OPPOSANTS À L’AÉROPORT DE
NOTRE-DAME-DES-LANDES DOIT POUVOIR ENTRER EN ÎLE-DE-FRANCE

COMMUNIQUÉ 24 NOVEMBRE 2015

Un convoi regroupant tracteurs et vélos et comprenant 200 personnes est
parti de Notre-Dame-des-Landes le 21 novembre pour mettre le « Cap sur
la COP ». Il a prévu d’arriver sur la plateau de Saclay le 27
novembre, quelques jours avant la COP 21. D’autres convois, venant
d’autres régions de France, ont prévu d’arriver ce même jour.

Le dimanche 22 novembre, la police a informé les organisateurs du
convoi de Notre-Dame-des-Landes que l’entrée en Île-de-France leur
serait interdite, alors que le trajet francilien a été déposé
auprès des différentes préfectures.

Ce convoi vise à dénoncer l’incohérence consistant à vouloir
lutter contre le réchauffement climatique tout en menant des grands
projets inutiles comme celui de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Les associations et organisations signataires demandent instamment au
Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve de ne pas interdire à ce
convoi l’accès à l’Île-de-France et de ne pas s’opposer au
rassemblement prévu de longue date sur le Plateau de Saclay.

LISTE DES SIGNATAIRES (AU 23 NOVEMBRE)

* Amis de la terre
* Attac France
* Coalition climat 21
* Coordination des Collectifs AC !
* DAL
* Susan George
* Union syndicale Solidaires
* 350.org


2) L'EURE ET LOIR S'Y MET AUSSI!

A l'heure où nous envoyons ce texte nous venons d'apprendre que la
Préfecture d'eure et loir (étape avant l'Ile de France) vient maintenant
à son tour d'interdire la présence du convoi parti de notre dame des
landes à parti de jeudi minuit. Plus d'infos bientôt.

le même texte en photos et plus d'infos sur zad.nadir.org et
https://marchesurlacop.noblogs.org

+++++ Convoi "cap vers la cop" Etape 3 - La flèche ne se laisse pas
abattre

Départ d'Angers. Dans une brume opaque, on avance à travers les zones
commerciales, les ronds points et les échangeurs, jusqu'à s'arrêter
devant une grille soudée. Derrière se dessine la silouhette d'une grande
bâtisse. On empile les vélos sur le bas-coté . Un barnum est monté avec
une banderole « Respect du droit d'asile – réouverture de la Pignonnière
». Une bande d'angevins, d'âge mûr mais d'une vivacité intacte, nous
servent le café. L'un d'eux nous explique au mégaphone l'histoire de
cette maison et de leur combat au long cours aux cotés des migrants :
lui et ses ami-e-s s'arrangent très régulièrement pour ouvrir l'accès à
des immeubles laissés à l'abandon et fermés. Ils s'adonnent joyeusement
à ces pratiques, que la loi juge répréhensible mais qu'ils estiment
néanmoins justes, et ce pour accueillir des réfugiés, majoritairement
africains - soudanais, somaliens, tchadiens, érythréens, entre autre...
Autant de demandeurs d'asile qui seraient autrement laissés à la rue
malgré les engagements de l'Etat français à les loger. Les occupations
restent précaires et après quelques mois de répit et de procédures
juridiques, les migrants se font généralement expulser un sale matin par
la police. Nos compères angevins se remettent alors en selle pour une
nouvelle ouverture. La Pignonnière, devant laquelle nous marquons un
arrêt ce matin, fait partie de ces bâtiments expulsés et qui est resté
vide ensuite. Ils projettent sans s'en cacher de l'occuper une nouvelle
fois et sont content-e-s que le passage du convoi donne un coup de
projecteur à cette envie. On leur souhaite de parvenir à leurs fins.
Angers n'étant pas loin de la Zad, on propose aussi de venir leur filer
des coups de main au besoin.

Après quelques tronçons de route nationale hier, le choix du jour est la
« mini-route de campagne ». Vous savez, ces voies délaissées qu'il ne
viendrait pas à l'idée au commun des mortels d'emprunter pour se rendre
de Nantes à Paris, mais que nous avons la chance de découvrir
tranquillement aujourd'hui. Quand on croise du monde dans les villages,
que l'on capte un geste de main ou un regard curieux, des cyclistes
parmi nous se détachent et vont causer un peu. L'escorte de gendarmes à
moto et voitures ne sert pas à grand chose mais s'obstine à nous suivre.

A midi, la salle omnisport de Seiches sur Loire nous ouvre ses portes.
L'atelier vélo se déploie. Au 3e jour de route, tout le monde tient à
être bien graissé et bien gonflé. Devant la salle, après le repas, un
habitant de Seiches prend la parole pour nous informer d'une lutte que
lui et d'autres mènent contre la privatisation de 500 hectares de forêt
publique, que le conseil général souhaiterait vendre au plus offrant.
Ils font tout pour maintenir leur bois en tant qu'espace gratuit et
ouvert. Un paysan de la Confédération paysanne, qui offrait un peu plus
tôt à la cantonade des bouchons de cognac avec un grand sourire,
explique qu'il monte à Paris pour une réunion du syndicat le lendemain :
il promet d'appuyer notre arrivée en île de France malgré les
interdictions.

La balade de l'après-midi est splendide, pleine de grands bois jaunis et
arrosée de lumière cristalline. On traverse des villages avec des
châteaux, de vieux fours à briques et des champs de pommiers. Au passage
de la frontière, des gendarmes sarthois en nombre prennent le relais de
ceux du Maine et loire, et nous rappellent que malgré les moments de
grâce bucolique, nous ne sommes pas seulement en train de faire du
cyclotourisme.

Notre soirée à la Flèche a été l'objet d'un ardent bras de fer local.
Les militants du comité avaient demandé à obtenir un complexe sportif
pour nous héberger au sec, mais M. Chauveau, député-maire PS et
pro-aéroport s'y est fermement opposé. Nos hôtes ont pu tout juste
obtenir in-extremis de louer une salle pour la réunion publique du soir.
Dans ce contexte, un couple de paysans a décidé d'accueillir les
véhicules et la logistique du convoi chez eux, en tenant le lieu secret
jusqu'au dernier moment pour éviter les pressions. Et pour résoudre les
questions de logement, le comité a lancé un appel aux fléchoises et
fléchois pour un hébergement à domicile. Nos hôtes sont fiers de pouvoir
annoncer avoir trouvé 180 lits chez l'habitant en un rien de temps. Un
beau pied de nez. Dans la grande salle de conférence, pendant qu'un vin
chaud nous est offert, une jeune fille coiffée d'un chapeau nous
dispatche chez les uns et les autres en nous donnant de petits tickets,
et des explications sur les modalités de couchage et les heures de
réveil. Ces échappées hors du grand groupe sont autant d'occasions
d'échanges plus interpersonels et de récits à partager le lendemain
quand on retrouve le reste du convoi.

Après le repas, à 20h30 pétantes, Marylène, notre contact énergique pour
cette étape, entre en scène. Elle essaie de couper tant bien que mal les
conversations qui se poursuivent aux différentes tablées, un rien
indisciplinées. Elle est bientôt rejointe par un groupe de personnes
munies de perruques et tambours, qui accompagnent de rugissements et
roulements chacune de ses déclarations. Chauveau, le cacique local en
prend pour son grade sous les clameurs de la salle. Marylène rappelle
l'engagement inébranlable de nombreux flèchois-e-s pour la sauvegarde du
bocage nantais ou de sites précieux à proximité, comme la Monnerie,
espace aquatique riche d'oiseaux rares. Après un temps de discussion sur
la Zad, un de nos hôtes a préparé une intervention sur les raisons pour
lesquelles, en aucun cas, le nucléaire ne pourra être considéré comme
une solution à la question du réchauffement climatique. Chacun repart
ensuite aux 4 coins du bourg.

En ce mardi matin, tout le monde est bien content d'avoir profité d'une
nuit au chaud car une pluie battante accompagne le départ de la
tracto-vélo. Nous croisons Michel qui va passer la journée assis le
volant à la main sur un tracteur sans cabine. Nous le plaignons un peu,
nous rigolons et il me dit « cest pas grave dans ces cas-là, moi je
voyage dans ma tête et je pense aux tropiques ». Alors c'est parti :
direction Le Mans et les tropiques ! Le convoi coulera-t-il ou
poursuivra-t-il sa route malgré les aléas climatiques et les ardeurs du
ministère de l'intérieur ? Vous en saurez plus demain, au prochain
épisode.

3) YOUPI
Hier, nous vous avons fait part de l’interdiction de manifester dans
l’Eure et Loir mais ce matin, surprise ! le directeur de cabinet de la
pref nous a directement envoyé ce mail :
"je reprécise les termes de l’interdiction de manifestation sur la voie
publique : le passage de votre convoi ne fera pas l’objet de blocage de
la part des forces de l’ordre du département. Au contraire, nous avons
donné la consigne de vous accompagner dans la traversée du département,
en sécurisant les carrefours ou les traversées de villes par exemple.
Bien à vous, Le directeur de cabinet de la préfecture d’Eure-Et-Loir"
notre passage est possible en Eure-Et-Loir, nous continuons donc notre
chemin !!!

Nous avions aussi fait la demande en prévision d’un tel blocage, de nous
aider à trouver des pistes de contacts dans le coin de l’Orne, afin de
pouvoir éventuellement y accueillir du monde, un banquet, d’y trouver
des soutiens, et des contacts pour une ferme, un terrain, une salle des
fêtes, des chapiteaux, des couchages, des véhicules, des assos locale,
désormais, notre demande a changé : nous cherchons maintenant des pistes
à l’est de Dreux, entre Galardon au Sud et Passy/ Eure au Nord, à 15 km
maximum de la frontière avec l’ile de France. si jamais vous connaissez
du monde dans ce coin là ou que vous avez des pistes c’est génial de le
dire par mail sur mslcnddlpress@riseup.net ou de nous appeler au 07 68
17 95 78 (le contact com’ du convoi)
 

28/11/15

L'avis des scientifiques du CNRS.

 

Les colonnes de journaux sont pleines d'avis politiques. Attardons nous donc sur les scientifiques, ils savent s'exprimer avec notre vocabulaire et sur des facettes du problème que vous n'auriez pas soupçonnées.

Tout leur numéro (hebdo) de cette semaine y est consacré. Avec une appli mobile à télécharger (Lire).

Lire (cnrs)

13/11/12

Le pétrole rend fou : L'Arabie saoudite prévient : si le marché pétrolier devait chuter à cause des politiques climatiques, il brûlera lui même ses réserves.

 

L'Arabie saoudite propose de réduire ses émissions de CO2, à condition de bénéficier d'importants revenus pétroliers. Le royaume prévient : si le marché pétrolier devait chuter à cause des politiques climatiques, il brûlera lui même ses réserves.

Lire (actuenvironnement, payant)

12/11/15

Il est TROP TARD: voici les grandes villes qui seront menacées par les eaux quoi qu'on fasse.

 

Shanghai, Bombay, ou Hong Kong: sous l'effet du dérèglement climatique, de grandes villes sont vouées, à long terme, à partiellement disparaître sous les eaux, même si le monde parvient à limiter le réchauffement planétaire à 2°C, soulignent des chercheurs américains dans un rapport publié dimanche.
A + 2°C, le niveau des mers continuera à s'élever, pour couvrir des territoires aujourd'hui peuplés de 280 millions de personnes, pointe l'étude de l'institut de recherche Climate Central, publiée à trois semaines de la conférence sur le climat de Paris (COP 21). Mais à +4°C, le phénomène concernerait plus de 600 millions d'habitants. "Un réchauffement de +2°C représente une menace pour l'existence à long terme de nombreuses grandes villes et régions côtières"

Lire (rtlbe)

 

En bas de l'article de RTL, vous trouverez des photos avec un curseur. Déplacez-le pour voir les résultats.

Lutter contre le réchauffement, c'est bien. S'adapter est une nécessité que tous les politiques oublient un peu trop. N'importe quel économiste digne de ce nom pourrait calculer que les bénéfices d'aujourd'hui (à courte vue) ne valent rien puisqu'il faudra dépenser beaucoup plus pour remédier (à long terme) à cette imprévoyance.

10/11/15

L’Indonésie est en train de brûler. Pourquoi le monde regarde-t-il ailleurs, à la veille de la COP21?

 

(Par George Monbiot). Je me suis souvent demandé comment les médias réagiraient lorsqu’un éco-apocalypse frapperait. Je me représentais des programmes de nouvelles brèves, produisant des rapports sensationnels, tout en omettant d’expliquer les raisons de ce qui se passait ou comment des désastres pourraient être arrêtés. Ensuite, ces médias demanderaient à leurs journalistes spécialistes dans le domaine de la finance comme ces catastrophes affecteraient le prix des actions, avant de se tourner vers le sport.

Comme vous pouvez le soupçonner, je n’ai pas une foi illimitée dans l’industrie pour laquelle je travaille. Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est qu’ils ignoreraient simplement un désastre.
Une grande étendue de la terre est gagnée par le feu. Il semble que vous pourriez imaginer dans quel enfer cela consiste à y vivre. L’air a tourné ocre. La visibilité dans certaines villes a été réduite à 30 mètres. Les enfants sont en cours d’être évacués [après des mois] sur des navires de guerre; certains sont déjà morts étouffés. Les espèces partent en fumée à une vitesse indicible. Presque à coup sûr, il s’agit de la plus grande catastrophe écologique du XXIe siècle, du moins jusqu’à maintenant.

... Le feu fait rage sur toute la longueur des 5000 km de l’Indonésie. Il est sûrement, sur la base d’une évaluation objective, plus important que toute autre chose qui se déroule aujourd’hui. Et il ne devrait pas exiger d’un chroniqueur – qui publie sa colonne au milieu d’un quotidien – de l’affirmer. Il devrait faire la première page tous les journaux. Il est difficile de transmettre la dimension de cet enfer, mais voici une comparaison qui pourrait aider: cet incendie produit actuellement plus de dioxyde de carbone que l’économie américaine. Et en trois semaines, ces incendies ont émis plus de CO2 que les émissions annuelles de l’Allemagne.

Lire (alencontre)

 

Une des raisons de ces feux est l'huile de palme et sa culture. Essayer d'éviter ce produit, c'est une façon de protéger notre planète et aussi les orang outangs indonésiens.

Lire (greenpeace)

02/11/15

- J-29, les positions gouvernementales.

 

Le gouvernement présente ses actions en cours :

compteurs intelligents, comprendre le climat, interviews, participer au débat planétaire, ...

Lire (us8campaign)

 

- L'acteur Sean Penn rencontre la ministre Ségolène Royal.

 

La COP 21 organisée début décembre à Paris est "le dernier grand espoir" de combattre le changement climatique et "il faut être optimiste parce que nous n'avons pas le choix", a indiqué dimanche Sean Penn après une rencontre avec la ministre de l'Écologie Ségolène Royal.

Lire (lepoint)

 

A noter :

- Nicolas Hulot est moins optimiste que Sean Penn.

- Sean Penn est également engagé dans un programme de reforestation de Haïti. Le pays a été entièrement déboisé pour payer l'amende imposée par la France pour son indépendance. Lire (fonzibrain).

15/10/15

Un contre sommet à Lyon. La COP 21 étant sponsorisé par des multinationales, on peut douter de ses décisions.

 

Parmi ces entreprises : Engie (ex GDF Suez), EDF, Renault Nissan, Suez Environnement, Air France, ERDF, Axa, BNP Paribas, Air France, LVMH ou encore Ikéa. Google a également manifesté son envie de faire partie des sponsors. Ces entreprises s'auto-déclarent "amies du climat", bien sûr.

Elles supportent environ 20% des frais d'organisation. Bizarre que des chefs d'états soient sponsorisés, non ? Doutez vous encore que les décisions prises ne seront pas biaisées ?

 

Alors ceux que cela choque organisent un contre-sommet à Lyon. De nombreux écolos (non sponsorisés) y seront présents.

Pour l'instant, peu d'info sur le site mais vous pouvez consulter le contre sommet de 2007 (post élection présidentielle).

Lire (actuenvironnement)

30/08/15

Prévisions des différents pays pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

Nous réactivons pour l'occasion la page des COP précédentes.

Dès aujourd'hui nous savons les propositions, souvent conditionnelles, des principaux pays participants.

Curieusement, vous trouverez les propositions européennes mais pas les propositions françaises.

Ci dessous, accès à la carte. Vous cliquez sur le point rouge de chaque pays ayant fait des propositions.

Lire (actuenvironnement)

 

17/10/2013

Contexte et enjeux des négociations climatiques à Varsovie. Par les écologistes canadiens, le Canada s'étant retiré du protocole de Kyoto.

 

Le 5e rapport du GIEC (AR5) a confirmé l’impasse climatique dans laquelle le monde plonge jour après jour. Pour avoir une chance de limiter la hausse de la température globale à 2°C au cours du siècle, seuil considéré comme étant la limite pour empêcher des perturbations dangereuses du système climatique », il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) à moins de la moitié de ce qu’elles étaient en 2010 d’ici 2050, et les ramener à zéro avant 2070. Cela supposerait de laisser dans le sol entre 66 et 80% des réserves d’énergies fossiles connues.[1]
Tendances des émissions : les pays ne respectent pas leurs engagements volontaires
Or les émissions mondiales sont toujours à la hausse. Le bilan énergétique du monde repose encore à 80% sur les énergies fossiles et l’industrie fait preuve d’une grande créativité pour exploiter les gisements non conventionnels et nous faire croire qu’il s’agit encore de développement économique. Mais ces projets participent aux tendances actuelles d’augmentation des émissions de GES qui nous entraînent vers une hausse des températures moyennes de quelque 4°C avec un cortège de conséquences catastrophiques.
Lors de la conférence des parties de Copenhague (COP 15) en 2009, environ 85 pays membres de la convention cadre sur les changements climatiques s’étaient engagés à limiter le réchauffement planétaire à +2°C. Mais les engagements volontaires pris par les pays suite à Copenhague induiront une réduction du réchauffement de seulement 0.3°C.

 

Le Canada est d’ailleurs un grand fautif en matière de dérapage des émissions et même un récidiviste chronique. Le gouvernement canadien a réussi à se fixer des objectifs inférieurs à ceux qu’il avait lui-même annoncés à Copenhague pour s’aligner sur ceux des États-Unis, à savoir -17% de GES en 2020 par rapport aux émissions de 2005. Malgré les efforts des provinces vertueuses, notamment l’Ontario, le BC et le Québec, il n’est même pas en train de les atteindre ! La cible de réduction du Canada pour 2020 était de 607 mégatonnes de CO2, il est en voie de la dépasser de plus de 110 mégatonnes, soit quelque 20%.

Lire (aqlpa)

 

Dans l’accord de Copenhague, les pays parties prenantes s’étaient engagés à mettre en place un fonds vert de 100 milliards de dollars par année d’ici 2020 afin d’aider les pays en développement à s’adapter aux changements climatiques; 30 milliards devaient être débloqués à court terme. Mais le fonds vert est toujours vide.

17/12/12

Fin de la Conférence de Doha : "Après nous le déluge" disent ils tous en coeur.

 

Au terme de deux semaines de discussions, conclues encore par une laborieuse session finale, la conférence internationale sur le climat a entériné l’inaction face aux changements climatiques. Les gouvernements ont échoué à prendre les mesures dictées par la science pour éviter un réchauffement de 4 à 6°C, et à prévoir les financements publics nécessaires pour aider des pays les plus vulnérables. Lire (cdurable).

- Alors que les effets du réchauffement climatique (sans parler de biodiversité, etc.) sont évalués au coût d'une guerre mondiale, c'est à croire qu'ils veulent cette guerre !

- Qu'un pays comme la France favorise les chantiers pour émettre encore plus de GES (gaz à effet de serre) comme l'aéroport de NDDL et demande aux autres pays de faire des efforts :

"Le résultat n’est clairement pas à la hauteur de l’urgence", a déclaré la ministre française de l’Environnement, Delphine Batho, au terme de la conférence, reconnaissant que les négociations sur le climat, lancées en 1995 et impliquant plus de 190 pays, "sont difficiles parce qu’elles concentrent tous les enjeux de la mondialisation". "Trop de puissances n’ont pas la volonté de remettre en cause le modèle de développement qui conduit la planète à sa perte. Il faut préparer 2015", la conférence qui se tiendra sauf surprise à Paris, "sur de nouvelles bases", a-t-elle estimé.

Double langage hélas et toujours.

 

11/12/12

Conférence de Doha, le délégué philippin en pleurs.

 

La conférence de Doha n'aura pas réussi, elle non plus, à faire passer le message de l'urgence climatique. Et encore moins de l'urgence écologique.

Le délégué des Philippines (touchées par un ouragan dévastateur) a éclaté en larmes :

 « Alors que nous sommes assis ici à cette table de négociation, alors qu’on tergiverse et qu’on procrastine*, le bilan en morts s’alourdit, a témoigné Naderev Sano. [Mon pays] subit une immense dévastation. Des centaines de personnes ont perdu leur maison. ».

Naderev Sano poursuit : « Je parle au nom de 100 millions de Philippins, dont 250.000 vivent ici au Qatar comme travailleurs migrants. Et je fais un appel urgent, non comme négociateur, non comme chef de délégation, mais comme philippin [à ce moment, sa voix se casse].
Je fais un appel au monde entier, j’en appelle aux dirigeants, pour qu’ils ouvrent les yeux devant la dure réalité qui nous fait face. J’en appelle aux ministres. Le résultat de notre travail ne doit pas correspondre à ce qu’en attendent nos dirigeants. Il doit répondre aux exigences de 7 milliards de personnes ».

Selon Naderev Sano, les catastrophes climatiques coûtent à son pays 5% du PIB tous les ans.
« S’il vous plait, plus de retard, plus d’excuses. S’il vous plait, faites que Doha reste dans les souvenirs comme l’endroit où les choses ont changé » conclut le négociateur.
Malgré l’émotion et les applaudissements, les débats n’ont pas pour autant pris le chemin souhaité par Naderev Sano. Lire (scienceetavenir).

 

* Procastination : le fait de remettre à plus tard ce qu'on doit faire le jour même.

 

03/12/12

Encore un sommet climatique, pour quoi faire?

 

Le 7 décembre 2009 s'ouvrait à Copenhague, au Danemark, la plus grande rencontre internationale sur les changements climatiques depuis celle qui permit l'adoption du protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005. Les media du monde entier s'étaient empressés de couvrir l'évènement, porteur de grands espoirs climatiques. Espoirs largement déçus, les 193 pays invités n'ayant pas réussi à s'engager dans un projet commun.

Trois ans plus tard, le sommet similaire qui s'est ouvert à Doha lundi 26 novembre n'est couvert pratiquement que par la chaîne nationale, Al-Jazeera. Sur place, le chargé de campagne d'Avaaz, Iain Keith, a remarqué ce manque d'engouement médiatique. Il l'explique par le fait qu' "il est difficile de trouver des chefs d'Etat vraiment engagés dans ce débat".

Lire (tv5).

 

Le temps n'est donc pas encore venu où on comprendra que le problème numéro 1 de la planète, dans les 20 ans qui viennent, est le dérèglement climatique (émissions de CO2 et autres GES), l'eau, le bétonnage, l'appauvrissement et l'empoisonnement  des sols, ainsi que l'épuisement général des ressources non renouvelables.

 

26/06/12

La dette que personne ne veut payer.

 

Au final, il y a une dette plus importante que les milliers de milliards de $ de dettes des pays "riches". C'était pourtant l'objectif de Rio + 20 mais on a tout balayé et caché sous le tapis, c'est la dette écologique.

Pour le capital naturel, le créancier est donc la Terre, ou la biosphère ou la nature, peu importe le nom. D’où une dette écologique des humains envers la Terre. Le fait par exemple de pêcher une espèce de poisson plus que ce qui permet son renouvellement est bien un découvert vis-à-vis des richesses de la mer. Ce découvert, on est normalement obligé de l’acquitter, par exemple en fixant un moratoire sur la pêche, sinon nos contemporains et successeurs seront appauvris. C’est comme si on avait brûlé notre maison… plus d’héritage possible !

On peut toujours refuser de rendre l’argent à l’oligarchie financière qui vit « au détriment des peuples ». Il n’en est pas de même avec la dette écologique : les richesses non renouvelables prêtées par la biosphère ont été définitivement dilapidées par les peuples qui vivent à l’occidentale. En effet l’humanité ne peut rendre les barils de pétrole, les tonnes de charbon ou les possibilités de recyclage naturel du CO2 qui permettent le niveau de vie actuel des « honnêtes gens ». C’est pourquoi la cure d’austérité que va traverser l’espèce humaine sera bien plus terrible que lors d’un tsunami financier où on peut refinancer l’économie en faisant tourner la planche à billet (nouveaux crédits).

Chaque année, la New Economics Foundation calcule la date à laquelle la consommation de ressources par l’humanité dépasse la capacité de renouvellement de la planète. au-delà de cette date, on est en situation d'épuisement des réserves. Cette date anniversaire a été baptisée « Jour de la dette écologique » ou Jour du dépassement ("Overshoot day"). En 1987, l'humanité était passée dans le rouge le 19 décembre. En 1995, cette date était intervenue le 21 novembre. Pendant l’année 2008, l’humanité a basculé du côté obscur le 9 octobre, et le 27 septembre en 2011. Cette date intervient chaque année de plus en plus tôt, ce qui signifie que les ressources disponibles pour une année sont consommées de plus en plus vite. Nous vivons en ce moment écologiquement « à découvert ».

Lire (naturavox).

25/06/12

Encore un faux départ dans la course pour la survie de la planète.

 

Les politiques sont contents, ils ont obtenu un accord vide de sens, les écolos sont furibards. Comme à chaque fois.

Aucun objectif réel ni calendrier à respecter (lire), que des intentions.

- Par exemple, pas de suppression progressive des subventions aux carburants fossiles, qui ont quasiment triplé depuis 2009 malgré l’engagement des pays du G20 à les éliminer. La disparition progressive de ces subventions d’ici 2020 permettrait de réduire la demande énergétique mondiale annuelle de 5% et les émissions de dioxyde de carbone de près de 6%, selon l’Agence internationale de l’Energie.

- Ces 20 dernières années, on a surtout vu le développement durable des... multinationales et de leur emprise sur le cours du monde - aux dépens des peuples et des solutions souhaitables pour la planète. Elles se sont assurées entre autres, le contrôle de l’ONU pour avancer leurs pions dans tous les domaines, notamment pour saper tout effort d’instaurer la justice économique, la justice sociale, la souveraineté alimentaire (cdurable).

 

22/06/12

L'économie "verte" selon l'ONU.

 

Cela se confirme, dans un entretien avec Via Campesina (organisation paysanne), l'ONU défend bien une financiarisation de la nature. Sous prétexte de lui donner une valeur.

Larissa Parker, avocate de l’organisation Terra de Direitos et membre du collectif Carta de Belém, a lancé le débat en donnant des exemples concrets concernant plusieurs parties du monde où l’implantation de l’économie verte s’est avérée préjudiciable. La financiarisation et la marchandisation de l’environnement en font un actif financier, un titre sur le marché, sujet à des processus cumulatifs. Elle a donc demandé au président du PNUE : « Comment peut-on garantir, dans le cadre de l’économie verte, la conservation de l’environnement étant donné que sa rareté va élever sa valeur marchande? »

Lire (viacampesina, en français).

Certains diront que ce n'est pas une mauvaise idée, mais comme on dit : "une bonne idée mise dans la tête d'un tordu devient une idée tordue".

Ce sont les mêmes qui ont épuisé toutes nos ressources qui se tournent désormais vers cette dernière ressource qu'ils avaient toujours méprisée (les culs terreux, les péquenots, les bouseux comme ils appellent ces populations qui les nourrissent). Mais la seule chose qu'ils savent faire, c'est gagner de l'argent et laisser la désolation derrière eux.

Et aussi: Comment multinationales et marchés financiers comptent s’accaparer la nature. Lire (bastamag, article très engagé mais très "pointu")

22/06/12

Evolution 1992/2012, les chiffres du problème.

 

Un petit dessin valant mieux qu’un long discours, voici un tableau montrant quelques paramètres clés qui ont bougé entre la première conférence de Rio, il y a 20 ans, en 1992, et aujourd’hui. La population mondiale, par exemple, est passée de 5,5 milliards à 7 milliards, soit 26 % de plus. En 1972, elle comptait 3,85 milliards de personnes.
Pour les loger, il a fallu plus que doubler le nombre de mégalopoles, les villes abritant davantage d’humains que les campagnes depuis 2008. Pour les nourrir, il a fallu faire monter de 26 % la production de viande et quintupler la prise de poissons, et dans le même temps détruire d’immenses surfaces de forêts, 13 millions d’hectares par an en moyenne entre 2000 et 2010. Une des conséquences est la disparition d’espèces, mise en évidence par une comptabilité des « disparues » et des « menacées », désormais tenue à jour, notamment par l’UICN.
Pour autant, les besoins en nourriture et en eau potable ne sont toujours pas couverts et 1 être humain sur 7 est sous-alimenté. Les écosystèmes ont pourtant du mal à suivre l’exploitation qu’en fait l’humanité puisqu’on estime qu’il faut à la biosphère une année et demie pour renouveler les ressources prélevées en un an.
Quant à l’effet sur le climat, les émissions de dioxyde de carbone poursuivent leur progression, en cumul total mais aussi par habitant.
Bref, même s’il ne sert à rien de prédire la fin du monde, les questions posées à Rio+20 méritent au moins une prise de conscience et des éléments de réponse ! Les discussions et les négociations seront sans doute assez denses et pour les suivre on peut profiter des informations vidéo diffusées sur le site du Pavillon France. (article futurasciences).

Agrandir l'image.

Brutalement résumées, deux décennies d'augmentation de l'emprise des humains sur leur planète. © Idé

21/06/12

Le sommet sera-t-il un marché de dupes ?

 

Les ressources minières (pétrole, métaux, phosphates, ...) s'épuisant, il n'y a plus que les terres et le vivant sur lesquels on peut faire du profit. Quitte à laisser un désert derrière soi.
- Le phénomène est déjà très important en Amérique du Sud et en Afrique (accaparement des terres par les multinationales) et arrive en France.

 Lire  (juraagricole).
- Une marche des femmes vient d'avoir lieu à Rio sur des problématiques assez proches. Lire (goodplanet).

- Le brevetage du vivant a été essayé par les multinationales (Inde, Mexique), dans certains cas les brevets ont été cassés sous la pression des populations qui devaient payer pour ce qui était gratuit (graines, ...) depuis toujours. Alors on contourne le problème en interdisant ce qui est naturel : il est interdit de vendre du purin d'ortie, par exemple. Pire, la France interdit un engrais/traitement intéressant, le Sémafort, parce qu'il n'y a pas d'étude (hors de prix) sur ce produit. Lire (terragazette).

- Mais on autorise des produits concurrents comme le BION 50WGR, essentiellement composé d’Acibenzolar-S-méthyl, avec pour type de molécule Benzothiadazole. Vite, une recherche Wikipédia s’impose : "irritant, dangereux pour l’environnement, dose journalière acceptable (DJA) pour l’homme : 0,05 mg par kg et par jour". Et devinez qui commercialise ce produit ? Syngenta. (même réf que ci dessus).
- Autre exemple : et si une molécule naturelle guérissait le cancer ? Et bien on enterrerait la trouvaille car elle n'est pas brevetable et provoquerait l'effondrement de tout un secteur de la biochimie.

Attention à Rio + 20 car les lobbies agro alimentaires et financiers vont s'habiller d'écologie pour s'approprier de ce qui reste pour faire du flouze : la production agricole. Et l'eau.

21/06/12

Jouez à Rio + 50.


Ce n’est qu’un jeu mais les décisions prises pourraient être significatives…

Votre mission: en sept jours, reconstruire la ville de Rio pour la rendre plus écologique, plus équitable et plus agréable à vivre. Pendant une semaine, du 15 au 21 juin, le jeu en ligne «Forward+50 Rio» vous transporte dans la ville brésilienne pour donner une leçon aux dirigeants réunis au sommet Rio+20 sur le développement durable.

18/06/12

Que faut-il attendre de Rio + 20 ? L Nouhalat interviewe Dennis Meadows sur Libé.

 

En 1972, quatre jeunes scientifiques du Massachusetts Institute of Technologie (MIT) rédigent à la demande du Club de Rome un rapport intitulé The Limits to Growth (les Limites à la croissance). Celui-ci va choquer le monde. Leur analyse établit clairement les conséquences dramatiques d’une croissance économique et démographique exponentielle dans un monde fini. ...

LN :Vous n’y croyez plus ? (aux "décisions" de Rio, Cancun, ...)

DM : Tant qu’on ne cherche pas à résoudre l’inéquation entre la recherche perpétuelle de croissance économique et la limitation des ressources naturelles, je ne vois pas à quoi ça sert. A la première conférence, en 1972, mon livre les Limites à la croissance (dont une nouvelle version enrichie a été publiée en mai) avait eu une grande influence sur les discussions. J’étais jeune, naïf, je me disais que si nos dirigeants se réunissaient pour dire qu’ils allaient résoudre les problèmes, ils allaient le faire. Aujourd’hui, je n’y crois plus ! Lire (liberation).

08/06/12

Pour une cour pénale environnementale internationale - RIO+20

 

A l'attention de Ministère de l'Environnement

Nicole Bricq, Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable

Madame la Ministre,

La Conférence de Rio de Janeiro se réunit en Juin 2012. Les problèmes provoqués par la détérioration des ressources de la nature et leurs conséquences sur la santé de l’Homme se manifestaient déjà dans l’Antiquité mais, au cours des siècles, le rapport entre l’Homme et la Nature s’est toutefois transformé en un rapport d’agression mutuelle. A cette agression, souvent criminelle, de la part de l’homme, la nature a répondu en répandant dans la nature sa charge de poisons.
Il faut , en effet, constater un impact de plus en plus intrusif des éléments polluants et une plus grave altération des ressources environnementales.
Aussi bien, nous souhaiterions que la délégation française soutienne l'initiative prise pour la création d'une Cour Pénale Internationale spécialisée pour examiner les délits les plus graves contre l'environnement et :

Lire la suite et signer (mesopinions.com).

05/06/12

Pourquoi ils refusent l’économie verte.

 

Du 20 au 22 juin se tiendra à Rio de Janeiro une nouvelle Conférence des Nations unies sur le développement durable. Loin de tirer le bilan de deux décennies de dégradation écologique et sociale, cette Conférence dite Rio+20 propose de transformer, au risque de l’accentuer, la crise écologique en opportunité de croissance - verte - pour les entreprises. "Leur économie verte est une nouvelle étape dans la marchandisation et la financiarisation de la nature et du vivant" estime un collectif regroupant une vingtaine d’organisations françaises impliquées dans la préparation du Sommet alternatif des peuples de Rio : le Sommet des peuples pour la justice sociale et écologique et la défense des biens communs !

Lire (cdurable).

Nous suivrons le sommet officiel et, en parallèle, le sommet alternatif. Maintenant, chacun pourra avoir une idée plus claire de la différence entre "greenwashing" et écologie.

Lire aussi (terraeco) : les anciens (Edmond Tutu, Nelson Mandela, Ahtisaari) passent le relais aux jeunes.

12/12/11

Après la dette financière, la dette climatique.

 

Et en partie, la seconde découle de la première (faut-il rappeler que les transports aériens et maritimes ne paient pas de TIPP ?). Pour la dette financière, les gouvernements ont du mal à prendre de vraies mesures efficaces et c'est vrai aussi pour la dette climatique qui s'annonce. La véritable raison est une fixation sur quelque chose que l'on appelle AAA et ne servant qu'à évaluer où un financier peut placer son argent.

Toutes nos industries hyper polluantes n'ont pas pour but d'améliorer le sort des terriens en général mais d'engranger des plus values. Le problème commence vraiment quand la planète ne peut plus digérer nos excès (absorber CO2 & Co, filtrer, régénérer, réguler, ...).

Par contre, il y a un hic ! Il n'est pas possible de dévaluer le °C ! Et il faut bien faire quelque chose.

Après une prolongation de 36 heures, pour ne pas partir sur un échec tellement prévisible et sauver la face, la conférence de Durban accouche d'un texte honteux qui dit à peu près : "Oui, nous les pays riches, on joue aux cons mais on ne peut pas réparer et encore moins arrêter de jouer, on verra l'an prochain. Espérons que les pays pauvres ne ferons pas comme nous, qu'ils se débrouillent sans nous, leur misère ne nous dérange pas, pourquoi devrait-elle les déranger ?".

On vous le dira plus diplomatiquement ici (slate).

Et l'on ose encore souhaiter "Joyeux Noël" à nos enfants avec ce que l'on met dans sa hotte, au père Noël ? Je crois que nous sommes de beaux salauds.

10/12/11

Les pays du Sud (et l'UE) veulent des engagements forts.

 

"Nous avons besoin de décisions claires et fortes", ont déclaré dans un communiqué l'Europe, l'Alliance des petits Etats insulaires (Aosis) et les pays les moins avancés (PMA). L'Aosis regroupe 43 Etats insulaires et côtiers et les PMA les 48 Etats les moins développés, dont quelques-uns des Aosis. L'accord de Durban doit inclure une prolongation du protocole de Kyoto, dont la première période d'engagement s'achève fin 2012, avec en parallèle un "mandat et une feuille de route robustes" vers un nouveau cadre juridiquement contraignant, comme le propose l'Union européenne, poursuit le texte. Lire (lemonde).

Présenté comme ça, on comprendra que les pays du Nord ne peuvent pas dire "on fait ce qu'on veut, on est chez nous", les répercussions écologiques sont à l'échelle mondiale, sachant que les pays les plus pauvres sont aussi les plus exposés car ils sont dans des régions très sensibles à ces changements climatiques (c'est même pour cela, souvent, qu'ils sont pauvres).

06/12/11

Un enterrement de 1ère classe  du protocole de Kyoto ?

 

La Conférence est à mi parcours, déjà une semaine de négociations dans l’enceinte des Nations unies. De quoi s’agit-il au juste ?

De réduire les émissions de gaz à effet de serre conformément aux connaissances scientifiques et aux exigences politiques et éthiques ? Sur ce sujet, la messe est quasiment dite. Elle sera certes ornée de promesses, y compris celle d’un accord en 2020, mais personne n’est dupe. Malgré les récents rapports de l'AIE et de l'OCDE exigeant des réductions d'émissions importantes d'ici 2020, les États-unis, le Canada, le Japon, l’Australie, la Russie ont clairement déclaré qu’ils ne voulaient pas d’une seconde période d’engagements contraignants. Et l’Union européenne, alignant des propos contradictoires, occupée à sauver ses marchés du carbone inopérants et menacés d’effondrement, est incapable de renverser la vapeur. L’empressement de certains à sortir du protocole de Kyoto est à la mesure de ce qu’ils devraient payer pour non respect de leurs engagements : pour le Canada entre 14 et 19 milliards de dollars. Il reste à trouver un pays qui puisse porter plainte et obliger le Canada à verser sa dette.

De mettre en place le fonds vert pour lutter contre le changement climatique ? Les rares promesses de fonds publics et additionnels sont souvent assujetties à ce que le fonds vert puisse être abondé par le système financier et les marchés carbone, et à ce que le secteur privé puisse avoir un accès privilégié au fonds vert. Pendant que les communautés de base, directement affectées, devraient vivre de la charité internationale. Lire1 (attac). Lire2 (climatlibe).

Depuis Kyoto, c'est toujours la même histoire : " Si Machin ne fait rien, pourquoi devrais-je faire un effort ?". Aujourd'hui s'ajoute la crise financière qui ne fait qu'augmenter cette myopie et on préfère 1 point de croissance aujourd'hui sans vouloir imaginer demain. "Après moi le déluge" semble être une devise universelle. La preuve ? Le Canada ne veut pas poursuivre dans le protocole de Kyoto. Lire (cyberpresse.ca)

13/12/10

Premier bilan, moins pire que si c'était plus mal.

L'énorme progrès de la conférence de Cancun est qu'un accord (à minima, certes) a pu faire consensus. Pour plus de détails, lire ici (cdurable) et ici (terraeco). Il y a un an à Copenhague, certains états ne voulaient pas en démordre, le développement économique passe avant tout. Aujourd'hui les positions s'infléchissent un peu parce que les faits sont têtus : la planète est une sphère dont les capacités ne sont pas infinies et on perçoit aujourd'hui de plus en plus clairement ses limites (capacités d'auto réparation, d'auto régulation, ressources non renouvelables, nécessité impérieuse d'une biodiversité sauvegardée, ...), et les populations commencent à prendre la question au sérieux. Oui la Bolivie n'a pas signé, il faut considérer ce geste comme une invitation à s'engager plus fermement : l'accord n'est que moral, les financements incertains et les efforts peu contraignants. Soyons vigilants sur la tenue des promesses et rendez vous à Durban (Afrique du Sud) dans un an.

10/12/10

"En 2050, nous serons tous morts".

 

«C'est une chose d'être ambitieux pour 2050, mais nous serons tous morts !». Jairam Ramesh, ministre indien de l'Environnement, a jugé «profondément décevante» la proposition de réduction des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis (- 17 % en 2020, - 83 % en 2050). C'est le comble du cynisme, mais c'est l'aveu que les actuels maîtres du monde n'en ont rien à faire de l'avenir de leurs enfants (et encore moins des nôtres). "Après demain, ça suffira bien" *, pour résumer la position des USA, c'est refiler le bébé à nos descendants dans des conditions qui seront autrement plus difficiles.

* Ou "Après moi le déluge" de Louis XIV, dont l'arrière petit fils fut guillotiné, mais depuis, le temps s'est accéléré.

07/12/10 L’agriculture, laissée pour compte ?
 
Les pays développés se sont engagés en décembre dernier à Copenhague, sur une base non contraignante, à allouer 30 milliards de dollars au démarrage rapide des efforts visant à aider la planète à faire face à l’impact du changement climatique tout en réduisant les émissions carbone. A ce jour, quelque 28 milliards de dollars ont été promis, deux milliards ont été déposés auprès de Fonds climat et 700 millions de dollars ont été effectivement déboursés. " Bien que différents mécanismes aient été mis sur pied pour mobiliser des ressources au profit de l’atténuation du changement climatique (réduction des émissions) et de l’adaptation (neutralisation des effets négatifs), la plupart excluent l’agriculture", s’inquiète l’ONU. Lire (ddlj).
06/12/10

Le point après la première semaine.

 

L’épineuse question de l’avenir du Protocole de Kyoto divise. Certains pays industrialisés, comme le Canada, le Japon et la Russie sont réticents, voire ouvertement hostiles, à une nouvelle période d’engagement. Face à cette situation, la responsable climat de l’ONU, Christiana Figueres, a appelé au "compromis".

A Cancun, le Canada est au centre de la polémique car il refuse ouvertement cette deuxième phase du protocole de Kyoto estimant qu’il est inutile que les pays industrialisés fassent plus d’effort si la Chine, l’Inde et le Brésil ne s’engagent pas davantage. Le Japon a également fait savoir très clairement en début de semaine qu’il ne s’engagerait pas pour une nouvelle période, le Protocole ne couvrant plus que 30% des émissions de globales de GES. "Il nous faut un nouvel instrument, légalement contraignant, avec la participation de tous les gros pollueurs", a ainsi réclamé le représentant du Japon, Mitsuo Sakaba. La Russie est aussi très réticente, voire franchement hostile, à une prolongation. Lire (cdurable).

04/12/10

"Changeons le système, pas le climat". Le 04/12 à Cancon.

 

A l'occasion de la seizième Conférence des parties (COP 16) sur le climat, qui se tient du 29 novembre au 10 décembre à Cancún, le syndicat paysan Via Campesina a lancé un appel à organiser "Mille Cancún" sur la planète, dans le cadre du réseau Climate Justice Now. En France, c'est tout naturellement vers le village de… Cancon, dans le Lot-et-Garonne, que s'est tournée une coalition constituée autour d'Attac, Les amis de la Terre, la Confédération paysanne ou encore Bizi. Le samedi 4 décembre, une journée de rencontres y sera consacrée à la présentation des luttes locales menées en France contre des projets d'infrastructures polluantes emblématiques (aéroport, centrale nucléaire, ligne à grande vitesse…), tandis que sera installé un "village des alternatives". Lire (cancon2010).

A Paris, c'est le 8 décembre qu'est prévue une soirée de mobilisation, en duplex avec Cancún, à la mairie du 2e arrondissement, au 8 rue de la Banque.

01/11/10

Un accord sur la biodiversité.

 

Les gouvernements réunis pour la réunion de la Convention des Nations Unies pour la diversité biologique (CBD) sont arrivés à un accord qui, lorsqu’il sera entré en vigueur, permettra au monde d’avancer dans la bonne direction pour éviter les extinctions massives d’espèces et arrêter le déclin de la biodiversité. Le WWF salue l’adoption du nouveau plan de sauvetage de la biodiversité pour les 10 prochaines années. Lire (cdurable).

"Cet accord réaffirme le besoin fondamental de conserver la nature comme le socle même de notre économie et de notre société. Les gouvernements ont clairement rappelé que la protection de la planète a sa place dans l’agenda politique international et que les pays sont prêts à joindre leurs forces pour sauver la vie sur Terre".

Voir aussi l'avis d'A Gossement : un accord vert (très) pâle à Nagoya. Lire.

26/10/10

Dix propositions pour préserver la biodiversité.

Le Groupe d'étude économie des écosystèmes et de la biodiversité (TEEB) a présenté à Nagoya, son rapport final regroupant ses propositions pour préserver la biodiversité. La valorisation des services éco systémiques est au cœur de l'approche. Lire (actuenvironnement). Télécharger le rapport (50 pages au format pdf).

Le rapport s'est fixé un but d'efficacité, au lieu de rester au stade "Ha, les pauvres petits oiseaux mazoutés" ou "Encore des poissons le ventre en l'air", il aborde le problème par : "Qu'avons nous à gagner avec la biodiversité, que nous rapporte-t-elle ?". Bien sûr, le principe est réducteur (pour un écologiste pur et dur) mais il a un net avantage : ceux qui ne se sont jamais préoccupé d'écologie sont obligé d'y porter attention et un compromis pourra être possible. C'est aussi une manière de nous faire comprendre que l'Humanité fait partie de l'écosystème planétaire (certains pensent qu'ils sont en dehors et peuvent tout se permettre, que la science etc. etc. réglera les problèmes).

21/10/10

Menace sur les mers. Rapport du PNUE.

 

Publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), le Marine Biodiversity Assessment and Outlook brosse en une soixantaine de pages un portrait dramatique de l’état de nos mers et de nos océans.

Rappelant que ces biotopes couvrent 72 % de la surface de la planète, le rapport du Pnue estime que, sans un bouleversement de nos modes de vie, de transport, de consommation, « la biodiversité marine se dégradera significativement dans les 20 prochaines années. Ce qui aura d’importantes conséquences pour les ressources mais aussi pour la sécurité physique des nations côtières ». Les rédacteurs considèrent que dans la plupart des régions, le pic de pêche a été atteint entre les années 1980 et 2000. En conséquence, « il n’est plus possible, dans la plupart des cas, d’augmenter les prélèvements ». Lire (jdle).

20/10/10

Les enjeux de la biodiversité, explications.

(Larges extraits d'articles parus sur biodiversité2012.org).

 

Qu'est-ce que la CDB ? La Convention sur la diversité biologique (CDB) est l'une des trois conventions signées au Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992 ; les deux autres conventions étant la Convention sur les Changements Climatiques et la Convention de lutte contre la désertification.
La CDB constitue un engagement historique : c'est le premier traité conclu au niveau mondial qui aborde tous les aspects de la diversité biologique, c'est-à-dire non seulement la protection des espèces mais également celle des écosystèmes et du patrimoine génétique.
Elle garantit l'utilisation durable des ressources naturelles : l’exploitation des écosystèmes, des espèces et des gènes doit se faire au bénéfice de l’humanité mais à un rythme et de manière à ce qu'elle n’entraîne pas, à long terme, une diminution de la diversité biologique.
Pour cela, la Convention sur la biodiversité biologique fixe trois objectifs principaux :
1) La conservation de la diversité biologique. 2) L’utilisation durable de ses éléments constitutifs. 3) Le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation de ses ressources génétiques.
Enfin, la Convention est aussi la première à reconnaître que la conservation de la diversité biologique est "une préoccupation commune à l'humanité" et fait partie intégrante d'un développement socio-économique durable. (Lire tout l'article sur biodiversité).

 

Les enjeux de Nagoya. Cette 10ème Conférence des Parties se tenant pendant l’Année internationale de la biodiversité, revêt une importance particulière. D’autant que l’objectif 2010 que s’était fixé la communauté internationale de freiner l’érosion de la biodiversité n’a pas été atteint. Voir article là.
A Nagoya, il s’agit donc de relever le défi du post-2010, et cette fois de le réussir.
Trois sujets vont tenir le devant de la scène :
* le protocole APA (ABS en Anglais) « Accès et Partage des Avantages »
* le plan d’action fixant les objectifs post-2010
* la création de l’IPBES (International Platform on Biodiversity and Ecosystem Service) ou « GIEC de la Biodiversité ».
Ces 3 dossiers ne doivent pas faire oublier que beaucoup d’autres recommandations seront discutées, telles : la mobilisation des ressources, la stratégie mondiale pour la conservation des plantes, la communication et la sensibilisation.
Mais aussi les programmes de travail définis comme nécessitant un examen approfondi :
* la diversité biologique des eaux intérieures,
* la diversité biologique marine et côtière,
* la diversité biologique des montagnes,
* les aires protégées,
* l’utilisation durable de la diversité biologique,
* la diversité biologique et les changements climatiques.
Ou encore les questions agricoles, forestières, celles des terres arides, des espèces envahissantes et l’initiative taxonomique mondiale. (Lire tout l'article).

 

La question de l’Accès et du Partage des Avantages. Le troisième objectif de la CDB prévoit « le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation de ses ressources génétiques (de la diversité biologique) ».
On entend par ressource génétique un matériel d’origine végétale, animale ou microbienne permettant la production d’une substance utile, en matière de santé, ou de cosmétologie par exemple. La fabrication de tels produits produisant de la richesse pour celui qui va commercialiser.
Le but du protocole sur l’accès et le partage des avantages (APA) est d’éviter que la richesse ne profite qu’aux firmes fabricantes mais qu’elle profite aussi aux pays d’où est issue la ressource, et si elles sont à l’origine de la découverte, également aux communautés locales autochtones. (Lire tout l'article).

 

IPBES kesako ? IPBES signifie « Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services », on parle aussi de GIEB pour Groupe Intergouvernemental d’Expertise sur la Biodiversité par analogie avec le GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat).
Il s’agit de se doter d’une instance d’expertise scientifique internationale unique, crédible, reconnue et indépendante dans le domaine de la biodiversité. Elle travaillerait à synthétiser la connaissance et à la rendre disponible, elle pourrait réaliser des évaluations périodiques globales ou régionales de l’état de la biodiversité, élaborer des scénarios pour le futur, répondre à des questions d’actualité si nécessaire. En bref, être l’outil d’aide à la décision dont la biodiversité a besoin, à l’instar de ce que le GIEC a apporté à la question climatique. IPBES sera informatif mais non prescriptif (comme le GIEC).
Cette initiative a longtemps rencontré l’hostilité de certains pays, tels le Brésil ou la Chine, soucieux de sauvegarder ce qu’ils estiment être du niveau de leur souveraineté (la diversité biologique située sur leur territoire), l’Union Européenne et notamment la France, étant à l’inverse, moteurs. (Lire tout l'article).

 

Plan stratégique 2011-2020. L’adoption d’un plan stratégique pour les 10 ans à venir est bien sûr un enjeu majeur de la Conférence de Nagoya, notamment après l’échec de l’engagement pris en 2002 visant à freiner l’érosion de la biodiversité  d’ici à 2010. 
Cette feuille de route se doit d’être à la fois, ambitieuse et mobilisatrice, elle doit fixer un vrai changement de cap, permettre une nouvelle donne en faveur de la biodiversité.
Ce plan stratégique est en discussion depuis plusieurs mois, et la version qui arrive à la discussion des Parties à Nagoya est déjà bien aboutie.
Voici une présentation commentée par la Ligue Roc des points clefs de ce plan. Ces commentaires sont conçus pour éclairer ce qui figure dans le texte soumis à discussion, ils ne sont pas une autre proposition de plan (on sait que la base qui ressortira de Nagoya est ici). La version intégrale de ce plan est disponible ici. (Lire l'article entier, avec des objectifs 2050).

04/09/10

Bilan du Grenelle (par Corinne Lepage).

 

"Le Grenelle qui nous est vendu comme un exemple mondial se révèle finalement une immense baudruche qui s’est dégonflée au cours des mois, alors qu’il symbolisait un formidable espoir : celui de mettre enfin notre pays au niveau de ses engagements communautaires.

Or, il se révèle cruellement la simple continuation des particularités françaises,  et un retard abyssal en comparaison de l’Allemagne, des pays du nord, mais aussi désormais de l’Espagne en ce qui concerne les énergies renouvelables". Lire (cap21FC).

21/08/10 La réunion de Bonn qui devait préparer le prochain sommet de Cancún s’est terminée en queue de poisson. La semaine passée, des négociations internationales se tenaient à Bonn, en Allemagne, en prévision du prochain sommet sur le climat programmé entre le 29 novembre et le 10 décembre, à Cancún, au Mexique. Au final, pas un seul progrès sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ces gaz soi-disant responsables du réchauffement climatique (dioxyde de carbone et méthane principalement). La tendance serait même à l’oubli des quelques engagements manifestés en décembre 2009 lors du sommet de Copenhague. La défiance entre les pays participants est totale. Les USA, qui s’étaient engagés, n’ont toujours pas ratifié les accords de Kyoto et ont repoussé aux calendes grecques leur loi sur les émissions de CO2. La Chine et l’Inde qui sont avec les USA les plus gros pollueurs du monde refusent quelque engagement tant qu’il n’est pas global (c'était déjà leur position à Copenhague, mais les grandes puissances ne veulent rien entendre). Lire (agoravox).
14/01/10 Laissons l'épilogue à Corinne Lepage (Cap 21). Lire.
21/12/09

Pour aider à comprendre la fragilité du climat :

- entre une dépression (tempête) et un grand beau temps (anticyclone), la différence de pression est de 40 hectopascals (ou millibars) soit 2 % de part et d'autre de la normale

- entre une canicule et un grand froid, la différence est de 40 ° soit 7,5 % de par et d'autre de la normale (attention, le calcul se fait en degrés Kelvin : 0 °K = -273,15 °C).*

  On remarque donc 1) qu'il faut très peu de chose pour passer de la pluie à la sécheresse. 2) que la température change 3,75 fois plus facilement en fonction des facteurs (pression, ensoleillement, inclinaison de la terre) sous nos latitudes. Sans oublier la température "apparente", qui est fonction du taux d'humidité et qui accentue encore ces différences (ex : froid humide, chaleur moite).

* la température mesure l'agitation moléculaire d'un corps ou objet et ces 2 grandeurs sont  sensiblement proportionnelles dans cette plage de températures pour les corps solides. La relation entre ces grandeurs (dans le cas des gaz) est : PV = NRT. P: pression en Pa; V: volume en m3; N: nombre de moles (1 mole = 22,4 litres); R = 8,314; T : température en °Kelvin. (loi des gaz parfaits). On considère qu'un solide est à la même température que l'atmosphère s'il subit ses effets suffisamment longtemps (cf. F Raynaud sur la T° du canon).

21/12/09

Le bilan, par Terra Eco

Connie Heddegaard (présidente du sommet) avait promis la Gloire ou la Honte… Sarkozy, Obama, Merkel et tous les autres ont choisi la Honte.

 

Edito  Copenhague : l’échec, l’espoir et l’urgence

A Copenhague, nous avions rendez-vous avec l'Histoire. L'estrade dressée pour ce qui devait être une photo de famille est restée déserte. Faute de décision à la hauteur des enjeux, le sommet sur le climat a échoué.

On refait le match : Copenhague : les gagnants et les perdants

Si personne ne clame victoire, certains parviennent toutefois à tirer leur épingle du jeu climatique. D'autres, en revanche, vont payer le prix fort. Terra eco vous aide à compter les points.

Lu d’ailleurs  Copenhague : vu de l’étranger. Une sélection des réactions de la presse internationale aux lendemain de la conférence de Copenhague.

Minute par minute : Le sommet en twitts

La rédaction de Terra eco a suivi pendant quinze jours depuis le Bella Center le sommet de Copenhague. Grâce à twitter, nous avons pu vous faire partager, en temps réel, les rebondissements de ce sommet étourdissant.

Terra eco TV : Tous les Vidéo-Quiz de Copenhague

Corinne Lepage, Gilberto Gil, José Bové, Yann Arthus-Bertrand, Alain Juppé... Ils étaient à Copenhague et ont accepté de répondre aux questions (parfois farfelues) de Terra eco.

Résumé de texte : Un accord a minima. Les grandes lignes de cet accord minimaliste et les regrets de la France.

De l’intérieur : Le film des 24 dernières heures de négociations. Vendredi, le texte présenté par les Etats-Unis et l'Europe, durement négocié avec Chine et Inde, a été critiqué, voire dénoncé, en séance plénière. Récit.

En supplément : 10 projets pour changer le monde

La Conférence de Copenhague se termine en douche glaciale, certes. Pour autant, il ne faut pas jeter le bébé avec l?eau du bain. Voici 10 projets pour sauver le monde. A télécharger gratuitement en PDF.

19/12/09  5 raisons de l'échec sur rue89. Lire. On retiendra cependant ceci : 1) c'est toujours la faute de l'autre. 2) Une approche quantitative et comptable est forcément inefficace, la vie (végétale, animale, humaine) c'est autre chose.
19/12/09 Une autre façon de voir le sommet de Copenhague. (piqué au blog onseféchier).
19/12/09

17h00

Pour Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre international : "Copenhague est un échec misérable. La justice climatique a été oubliée et la déclaration finale condamne des millions de personnes, parmi les plus pauvres, à la faim, la souffrance et la mort avec l'accélération des changements climatiques. Nous sommes écœurés par le refus des pays riches à assumer leurs responsabilités, notamment les États-Unis qui sont les plus grands pollueurs historiques. Ils sacrifient des nations entières pour perpétuer leur gabegie. Pour M. Obama, c'est le sommet de la honte ».
19/12/09

8h00

Le Munich* de la planète vient d'avoir lieu : les états pour le service minimum. Des fuites au niveau de l'Elysée avouaient qu'ils allaient négocier une hausse de 3 °.

Les puissants s'avèrent impuissants, ce sont des boutiquiers qui n'ont jamais eu que des livres comptables  sous les yeux. La planète a plus de poids que les banques et ils s'en rendront compte très vite. Alors qu'ils rentrent chez eux et disparaissent dans des trous de souris, ils ont de la chance que le crime contre la vie et la biodiversité n'existe pas encore. On ne peut plus raisonner comme notre culture judéo-chrétienne nous l'a appris : "cette terre nous appartient et ses richesses sont réservées à l'homme". La frontière entre les écologistes et les "autres" est maintenant bien établie.

Plus de nouvelles en soirée.

* Accords de Munich, Septembre 1938 : les pays amis de la Tchécoslovaquie (France, Grande Bretagne) capitulent sans condition devant la volonté d'Hitler d'envahir les Sudètes, province Tchèque. A ce sujet, Winston Churchill dira : "Vous avez choisi le déshonneur pour éviter la guerre, vous aurez le déshonneur et la guerre".

18/12/09

23h00

(cliquez sur les rubriques)

Copenhague : Climat : le jour le plus long

Après une double réunion rassemblant 26 chefs d?Etat, le monde entier est désormais suspendu aux lèvres de Barack Obama.

 

C’est dit : Discours d’Obama : morceaux choisis

Voici les moments-clé du discours qu?a prononcé Barack Obama, vendredi, à la tribune de la conférence sur le climat de Copenhague.

 

Ambiance : Quand Obama parle, le Bella Center se fige

Pendant le discours d?Obama, en salle plénière, tout s?arrête au Bella Center. Chacun a les yeux rivés sur les écrans qui retransmettent l?intervention du président américain.

 

à l’est : Greenpeace Chine craint un échec

Trois questions à Pze Pang Cheung, directeur de campagne à Greenpeace Chine. L?ONG a envoyé une délégation de six membres à Copenhague.

 

Sur le vif : Brown à Lula : "Nous aurons un texte fort”

Bella Center, 2 heures du matin. Terra eco assiste à la sortie de 28 chefs d?États réunis à l?initiative de Nicolas Sarkozy. Voir la vidéo.

 

Le Vidéo-Quiz : Corinne Lepage, députée européenne (MoDem)

... répond aux questions (parfois farfelues) de Terra eco. Voir la vidéo.

 

Chronique : Il y a quelque chose de pourri au Royaume du Danemark

Par François Gemenne est chercheur en sciences politiques

 

Le chiffre : 91 passages du texte de négociations entre crochets

Ce qui signifie qu?ils ne faisaient pas encore l?objet d?un accord ce vendredi matin.

18/12/09

Terra Eco

(cliquez sur les rubriques)

Ce soir, à partir de 19h30

Soirée spéciale : vont-ils sauver la planète ?

Ce soir, dans la nuit ou aux aurores, se joue le destin de la planète. France et Union européenne vont-elles décrocher un accord ? Vivez en direct cet événement, depuis Copenhague, avec Terra Eco et ses invités : Yannick Jadot, Corinne Lepage, Arnaud Gossement, Jean-Marc Jancovici, Hervé Le Treut, (...)

Morceaux choisis

Le discours de Sarkozy en 10 phrases

Après Angela Merkel, José Luis Zapatero et Mahmoud Ahmadinejad, le président français a pris la parole cet après-midi à Copenhague. Et comme à son habitude, il a voulu bousculer les traditions.

Le fil de la journée (best of - n°2)

Suivre les négociations du sommet qui doit changer le monde avec des messages de 140 signes envoyé sur Twitter : nous relevons le défi. Voici ce qui s?est passé le jeudi 17 décembre.

Le couac

L’organisation onusienne montre ses limites

Pendant deux semaines, la mécanique onusienne délocalisée au Bella Center de Copenhague au Danemark a semblé craquer de toutes parts.

Le compte à rebours de Copenhague

Épisode 1 : le calme avant la tempête dans les couloirs du Bella Center ce matin.

C’est déjà ça

Le Mexique décroche le globe

Enfin une décision prise à l?unanimité à Copenhague ! Le président mexicain Felipe Calderon a reçu ce jeudi un très beau Globe pour ses efforts en matière de développement durable.

Vidéo-Quiz

Alain Juppé, maire de Bordeaux

...répond aux questions (parfois farfelues) de Terra eco. Voir la vidéo.

Le record

385,99 ppm

C?est la concentration de CO2 dans l?atmosphère enregistrée en novembre 2009 (en parties par millions), la plus haute depuis 2,1 millions d?années.

Chronique

Sans regrets

Par Emmanuel Delannoy, directeur de l?institut Inspire

Chronique

"Survival is not negociable"

Par François Gemenne, est chercheur en sciences politiques

 

18/12/09

FNE

(cliquez sur les rubriques)

 En direct de Copenhague
17/12/09

Fondation Nicolas Hulot :

Nouvelle rubrique : le baromètre du jour !
Les choses se compliquent, donc je vous propose de suivre les négociations sur le baromètre de Copenhague. Son principe est simple : basé sur l'analyse des ONG et des scientifiques, il vous permet de suivre quotidiennement où en sont les négociations sur les 3 questions essentielles des négociations : Lire la suite

16/12/09 A Copenhague, les Yes men en action mettent le Canada mal à l'aise. Lire + vidéo (rue89). (Le Canada est le deuxième plus mauvais élève au monde après les Etats-Unis en terme d'émissions de gaz à effet de serre par personne. Ottawa a augmenté ses émissions de 35% depuis 1990, alors qu'il s'était engagé, lors du protocole de Kyoto, à les réduire de 6% d'ici 2012).
16/12/09

FNE

(cliquez sur les rubriques)

Copenhague : le Titanic coule : où sont les canots de sauvetage ?

[16.12.2009] [Copenhague et nous ]
La séance plénière de ce matin, au Bella Center a été le théâtre d’une remise en cause profonde du processus de négociations et de l’action de la présidence danoise par les pays en voie de développement et émergents. Analyse de France Nature Environnement et de Surfrider Foundation présentes à Copenhague


J8&9 - Nuit blanche au Bella Center

[16.12.2009] [Le journal des négociations climatiques ]
Dixième jour des négociations, et nous avons enfin réussi à trouver une place sur les trop rares mais très confortables canapés disposés entre les deux « Computer Centres ». La technique est simple : il fallait y rester toute la nuit. Raison possible ? Une plénière qui a finalement débuté au petit matin. Bilan des ces tractations nocturnes : irréel.


La voiture électrique s’invite à Copenhague :

la France déroule un tapis vert… [16.12.2009] [Le journal des négociations climatiques ]
Le Ministre français chargé de l’Industrie, Christian Estrosi, a ouvert lundi 14 décembre à Copenhague la Conférence des leaders mondiaux sur la voiture électrique. « Automobile verte » porteuse « d’emploi et de croissance verte des 30 prochaines années » pour un « changement de cap dans les habitudes de transport »...


 Déclaration conjointe de la France et de l'Afrique en provenance de l'Elysée

 [15.12.2009] [Le journal des négociations climatiques ]
Alors qu’est donné le coup d’envoi de la cérémonie d’ouverture du High Level Segment, répercuté par tous les écrans du Bella Center, les négociations se poursuivent cahin-caha. Pendant ce temps, à Paris, la France et l’Ethiopie, représentant l’Union Africaine dans les négociations, publient « un appel conjoint pour un accord ambitieux à Copenhague ».


La chronique d'Arnaud Gossement

Copenhague est mort ? Vive Copenhague !

16/12/09

Terra eco

Copenhague - jour 9

Les négociations au point de bascule

Plus de pincettes ni de nuances. Ce mercredi, il faudra aux ministres, désormais aux manettes, tailler dans le vif et faire jouer le compromis pour espérer un accord en fin de semaine.

 

L’interview

"Les villes et les gouvernements locaux sont des acteurs-clés de Copenhague"

Depuis plusieurs mois, les villes et gouvernements locaux font le forcing. Ce mercredi à Copenhague, une centaine de maires du monde entier lancent un appel aux négociateurs de Copenhague. Explications avec Jean-Marc Ayrault, député-maire de la ville de Nantes et président du groupe PS à l?Assemblée (...)

 

Un p’tit tour et pis s’en va

A Copenhague, Arnold Schwarzenegger donne sa leçon d’écologie... en 4 x 4

Voir la vidéo

 

Circulez, y’a rien à voir

Comment j’ai failli interviewer la délégation russe

Ma mission : réussir à rencontrer Alexander Bedritsky, ancien président de l?Organisation météorologique mondiale (2003-2007) et chef de la délégation russe par tous les moyens. Mais avant : identifier le lieu et établir un premier (...)

 

Circulez, y’a rien à voir

Comment j’ai failli interviewer la délégation russe

Ma mission : réussir à rencontrer Alexander Bedritsky, ancien président de l?Organisation météorologique mondiale (2003-2007) et chef de la délégation russe par tous les moyens. Mais avant : identifier le lieu et établir un premier (...)

 

Et le gagnant est...

Monsanto fait hurler la sirène

A Copenhague, la petite sirène en avait avalé des couleuvres. Mais jamais aussi grosse que celle-là. Elle a piqué une colère et remis un prix empoisonné à Monsanto.

 

Le Vidéo-Quiz

Serge Orru comme vous ne l’avez jamais vu

Le directeur de WWF France répond aux questions (parfois farfelues) de Terra eco.

 

Coup dur

Les ONG ont le moral dans les chaussettes

Le Réseau Action Climat France (RAC) dénonce une présidence danoise sous influence américaine et un revirement de Nicolas Sarkozy sur le rôle du marché carbone.

 

Chronique

La réalité en pleine figure

Par Corinne Lepage, Députée européenne (Modem)

 

Chronique

Changer Soi pour changer le Monde ?

Par Eric Eustache, président de Little Green Capital et Directeur général de Kinomé    

 

Touche pas à mon job

USA : les emplois verts sont surtout blancs

Les emplois verts, apanage de la majorité blanche ? Selon une étude récente les femmes et les minorités raciales sont exclues de la croissance verte aux Etats-Unis.

16/12/09

FNE

En direct de Copenhague

15/12/09 L'énergie nucléaire pourrait finalement être intégrée aux accords de Copenhague. C'est en tout cas ce que demandent certains pays et lobbys. Mais les anti-nucléaire veillent … Bataille autour de l'atome dans la capitale danoise. Lire (novethic). Affaires de gros sous, pas de lutte contre le réchauffement.
14/12/09

J7 - Les conséquences de la surpopulation [14.12.2009] [Les coulisses des négociations ]
Ce matin, la station de métro du Bella Center a dû être fermée, pour cause de trop forte affluence à sa sortie ; il faut compter plusieurs heures pour récupérer le précieux badge qui autorise l’entrée dans le centre… et qui, à compter de demain, perdra beaucoup de sa valeur.

Force militante en marche [13.12.2009] [Général]
Alors que les choses tardent à se concrétiser dans les salles de négociation du Bella Center, plus de 30 000 militants de tous pays ont marché le 12 décembre sur Copenhague et ont pris la direction du Bella Center sous un soleil glacé pour réclamer des actes concrets et une justice climatique. Nous y étions.

 

L'accord dont vous êtes le héros [12.12.2009] [Le journal des négociations climatiques ]
Depuis hier matin, la publication [du] [des] premier[s] brouillon[s] officiel[s] d’accord[s] fait bruisser les couloirs du Bella Center. [Ce] [Ces] texte[s] devrai[en]t servir de base aux discussions de la prochaine semaine. Première analyse, et explication de l’abondance de crochets dans ces lignes d’introduction.

 

Brèves marocaines [12.12.2009] [Les coulisses des négociations ]
Alors que nous faisons la queue à un self-service, un badge rose (membre d’une délégation officielle) d’humeur jovial remarque que celle-ci s’est scindée en deux : « Here, it’s LCA ; there, it’s KP !* » déclare t-il dans un grand sourire. Nous le lui rendons… Nous venons d’entendre notre première blague made in COP15, et son auteur est membre de la délégation marocaine. Ce sera le point de départ d’un très convivial dîner ; occasion précieuse d’échanger, en français, sur les négociations en cours et d’en savoir plus sur la position du G77.

 

J5 - Il fait faim au Bella Center [11.12.2009] [Les coulisses des négociations ]
Cinquième jour, et on commence déjà à se lasser des sandwichs, hot-dogs et plats du jour (bio) disponibles aux différents stands et cafétérias du Bella Center. Le choix est limité et les lieux de ravitaillement régulièrement pris d’assaut. Les 15.000 participants sont cependant loin, très loin de la crise alimentaire qui frappe déjà plus d’un milliard de personnes sur Terre et risque de s’étendre encore sous l’effet du changement climatique.

 

La France, championne des forêts ? [11.12.2009] [Le journal des négociations climatiques ]
Hier, la France a été acclamée dans les couloirs du Bella Center et a même surpris les observateurs et les ONG par la virulence de son opposition à une position de l’UE sur la comptabilisation des émissions issues des forêts.

14/12/09 21 milliards d'€ sur 3 ans. "C'est minable" nous dit Cécile Duflot, "Surtout quand on voit ce qu’on a réussi à mobiliser pour les banques" (575 milliards en 2 ans pour la seule BCE). Lire (terraéco) + allez voir le "Pipotron" (C Beigbeder) + L'Europe freine des 4 fers (marianne2).
13/12/09 Voir en page Solutions alternatives la voiture de Guy Nègre, présentée à Copenhague.
12/12/09

FNE


La chronique d'Arnaud Gossement

 
12/12/09

Un avis divergent

Une kermesse pour les dupes : la kermesse de Copenhague ne fait illusion qu’auprès des naifs (nous, l’immense majorité des sans-grade que sont les Africains bernés une fois de plus). Pourtant, la majorité des pays, y compris l’Afrique et les Petits Etats Insulaires- qui risquent de disparaître à l’instar de l’Atlantide- continuent de faire pression sans grand résultat auprès de nos dirigeants politiques pour qu’un tel accord soit adopté. Le WWF a rappelé 10 conditions pour que Copenhague soit un succès ... Lire la suite (point de vue de l'Algérie).
12/12/09

Terra eco

Reportage : Wangari Maathai brandit sa ceinture verte : A Copenhague, on discute réductions de CO2, mécanismes de développement propre, aide au développement. On dissèque aussi les projets réussis aux quatre coins de la planète. Débarquée du Kenya, la lauréate du Nobel 2004, Wangari Maathai est venue conter la belle histoire de son programme (...)

Entretien : Le Mexique veut casser les clivages Nord/Sud : Au delà de la réduction des gaz à effet de serre se joue à Copenhague le financement des aides aux pays les plus pauvres pour lutter contre les changements climatiques. Terra Eco a rencontré en exclusivité le chef de la délégation mexicaine Luis Alfonso de Alba qui défend un fonds mondial financé (...)

 

Chronique : Les gaz à effet de serre jugés "dangereux" par l’agence de l’environnement américaine . Par Hervé Le Treut, climatologue

 

Chronique : Gaz à effets de rêve, Par Serge Orru (Directeur général du WWF France)

 

Chronique : L’urgence radicale d’une Organisation mondiale de l’environnement

Par Arnaud Gossement, responsable climat de France Nature Environnement

09/12/09 Gérard Collomb : "Le capitalisme vert va nous sauver ". Lire. Il y en a qui ont vraiment la foi ! Que ce qui jette la planète dans le chaos va l'en sortir en tenant les mêmes raisonnements à peine corrigés ! (et surtout qui ne parlent que d'économie -conventionnelle- mais pas d'équilibres ou d'écosystèmes).
Terra eco Interview : "Nos dirigeants sont face à un moment historique" Au troisième jour des négociations de Copenhague, notre sort est entre les mains de quelques dirigeants, nous dit Pierre Radanne, expert en énergie et consultant auprès des délégations d'Afrique francophone. Entretien à bâton rompu.

chronique N’oublions pas la biodiversité ! Par Corinne Lepage, Députée européenne (Modem)

chronique : La pression monte Par Emmanuel Delannoy, (Directeur - Institut Inspire)

chronique : Justice climatique contre injustice du climat Par Eric Eustache, président de Little Green Capital et Directeur général de Kinomé

chronique : Copenhague : vers un accord juridiquement consternant ? Par Arnaud Gossement, Maître de conférences à Sciences Po Paris, avocat, docteur en droit et Responsable climat de France Nature Environnement

Le Vidéo-Quiz de Terra eco : Jean-Marc Jancovici

09/12/09 Certaines voix avancent que ce sont les budgets militaires qui devraient être reconvertis pour s'adapter aux changements climatiques. Simple, mais il fallait oser le dire.
09/12/09 L'argent et les affaires contre Copenhague ? Lire (marianne2). Cet article est un autre son de cloche qui défend que seule la peur fait agir, pas la bonne volonté ni les compromis.
09/12/09 Les ingénieurs s'intéressent aussi au CO2 et aux contraintes environnementales. Lire (Industrie et Technologie).
FNE

Les vidéos du jour

  

 

En direct de Copenhague

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FNE rencontre International Youth Movement

En direct de Copenhague

 

En direct de Copenhague

 Point sur l'ouverture des négociations [08.12.2009] [Le journal des négociations climatiques ]
Lundi 7 décembre, après la cérémonie d’ouverture, le travail de négociation a démarré avec les premières sessions des conférences des parties à la CNUCC et au protocole de Kyoto ainsi que de l’AWG-KP et l’AWG-LCA.


Communiqués de presse

07/12/09 Chronique FNE : Climat : ni euphorie, ni sinistrose !
A l’ouverture du sommet de Copenhague, l’euphorie le dispute à la sinistrose. Analyse de France Nature Environnement.
Copenhague : un devoir d’enthousiasme !
Lire la chronique
07/12/09

Des chercheurs américains ont mis au point un outil de calcul pour traduire les décisions de Copenhague en degrés de température en plus ou en moins pour la Planète. Lire (acidd)

07/12/09

Comment les Français perçoivent-ils les grands enjeux du changement climatique. Dans quel état d’esprit et de quelle façon appréhendent-ils le sommet de Copenhague ? Pour répondre à ces questions l’institut Médiascopie a mené une enquête destinée à dresser la carte mentale des Français vis-à-vis du changement climatique. Cette étude a été réalisée en exclusivité pour la 3eme édition de The Global Conference des “ateliers de la Terre”, à Deauville, les 26, 27 et 28 novembre 2009, en présence de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, sur le thème “construire un nouvel équilibre”. Lire (acidd)

Cancun 2010: le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a estimé "improbable" que la communauté internationale puisse s’entendre sur un accord global contraignant lors de ce sommet. Il faut dire que les deux plus gros pollueurs du monde, Etats-Unis et Chine, ne sont pas près de bouger malgré l’urgence.
À l’heure de Copenhague, le total de l’assistance au développement consacrée au changement climatique est de l’ordre de 21 milliards de dollars, 28 milliards prédit ou proposé par l’Union Européenne. Mais quelle que soit la générosité des uns et des autres, nous sommes loin du compte. Selon un rapport de l’ONU publié à New York en septembre, un « New Deal » de plus de 500 milliards de dollars par an serait nécessaire pour aider les pays en développement à atténuer l’impact des changements climatiques « tout en poursuivant leur chemin vers la croissance économique » selon Ban Ki Moon.

Les pays riches du Nord ont aidé les banquiers, les grosses banques. J'ai oublié la somme, mais c'est astronomique. Comme ils le disent dans la rue, "si le climat avait été une banque, il l'auraient déjà sauvé!" (Hugo Chavez, président du Venezuela).

Ce n'est pas la planète qu'il faut sauver, elle s'est déjà tirée toute seule de plus mauvaises situations, c'est la bio diversité et l'humanité qui sont en danger. Cette humanité à laquelle une spécialisation outrancière a fait perdre ses capacités d'adaptation, de réaction et le sens de la mesure. J'ai plus confiance en un paysan bengali qu'en un banquier qui a consulté des listings toute sa vie ou un fana de télé pour s'en tirer.

Page vidéos sur le climat

Réchauffement climatique, énergie et biodiversité 

Le site "Copenhague" du WWF

Comprendre les enjeux de Copenhague (Le dessous des cartes, Arte)

Copenhague par l'envoyé spécial des jeunes verts

Copenhague sur écolosphère

Les représentants des associations membres de FNE s'expriment, en vidéo, sur la question du dérèglement climatique.