L'écologie c'est LaVieDuBonCôté   Economie (et social)

le site est classé AAA par notre propre agence de notation.

Gustave Parking : ”Donner aux banquiers, c’est comme confier sa cave à vins à un alcoolique”.

Définition du libéralisme économique : le frigo n'est jamais vide et la poubelle jamais pleine.      

Retour Accueil « Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. » Kenneth Boulding (économiste)
Vous trouverez dans cette page des informations certifiées mais pas assez connues, des idées différentes, quelques unes paraissent utopiques, voire folles, mais  le grain semé peut donner vie à une belle plante : il y a un milliard d'années, quelle algue bleue aurait misé un kopeck sur notre 21ème siècle ? Cette page n'a pas d'autre prétention que d'ouvrir des portes.

13/01/17 La "déconnomie" : stop à l'ânerie économique. (Jacques Généreux).

 

Le carcan d’une pensée orthodoxe empêche de reconnaître ses erreurs passées. Dans «la Déconnomie», Jacques Généreux tente de remettre à l’endroit une discipline dévoyée par des choix insensés.
Notre système économique, c’est-à-dire le capitalisme actionnarial, n’est pas simplement inefficace. Il est criminel, il tue des gens au travail, détruit la planète, infeste l’air et l’alimentation avec des produits cancérigènes. Nos politiques économiques ne sont pas seulement impuissantes à nous sortir de la crise… elles nous y enfoncent ! Quant à la théorie économique dominante, elle «démontre» que la grande récession déclenchée en 2008 était impossible ! Tout cela est, à proprement parler, «déconnant», c’est-à-dire insensé, imbécile et catastrophique. Rien n’est plus troublant que l’aisance avec laquelle une large fraction de nos élites adhère aveuglément au même fatras d’âneries. La «déconnomie» est le nom de cette épidémie de bêtises. ... 

Les questions (et réponses) suivantes :

- Comment ce système a-t-il pu se mettre en place ?
- Un bocal que les politiques ont eux-mêmes construit…
- C’est la fameuse troisième voie ?
- La faute à quoi, à qui ?
- Mais vous ne pouvez pas faire comme s’il n’y avait pas de problème de dette publique ?
- Pour comprendre la bêtise des politiques, vous invoquez des biais cognitifs, des erreurs de raisonnement auxquelles notre cerveau serait enclin. Peut-on illustrer cela par un cas concret ?
- Mais comment des intellectuels, des experts, peuvent-ils être le jouet de tels biais cognitifs ?
- Et en quoi cela contribue-t-il à «la déconnomie» ?
- Nos dirigeants ne sont-ils pas contraints de réfléchir sérieusement ?
- Mais pourquoi le débat public ne permet-il pas à l’intelligence collective de surmonter la bêtise ?
- Où est donc l’alternative politique à «la déconnomie» ?
- Comment mettre de l’intelligence dans tout ça ?

Lire la suite (liberation))

06/10/16 Une perle d'A. Juppé

 

Ce n'est pas une habitude sur ce site de parler de la campagne présidentielle, ni des préliminaires, mais quand c'est fort, c'est fort.

Voici :

A propos de droite, c'est tout de même le passage Lenglet, que j'ai préféré. Monsieur Chiffres était donc venu avec un tableau (ci-dessous) démontrant qu'avec le programme fiscal Juppé, l'impôt sur le revenu d'une "famille fortunée" s'allégerait, tandis que celui d'une "famille modeste" (j'adore ces désignations) s'alourdirait. Réponse de Juppé (en substance, pour écouter, c'est ici (5), à partir de 54'30'') : la "famille fortunée" va ainsi pouvoir investir les impôts économisés pour aider au développement de la "start up" d'auto-entrepreneur créée par le fils de la "famille modeste".

Lire la suite (arretsurimage))

 

La finalité d'alléger les impôts des classes supérieures et alourdir l'impôt des moins fortunés, c'est de leur prendre leur argent pour que d'autres puissent leur prêter. Il fallait l'inventer !

On vous fait grâce des Gaulois, burkinis, commandes de TGV et autres billevesées des différents candidats, vous trouverez ça dans vos journaux habituels.

17/08/16 L'économie post-croissance, des pistes à explorer.

 

Je suppose que vous ne connaissez pas Niko Paech, c'est pourquoi j'ai envie de vous le présenter, et la meilleure manière de le faire c'est de vous donner cet article à lire ; il se suffit à lui-même, n'a pas besoin de moi. Il y est question d'avenir, un avenir à notre portée, qui dépend de nous et cela donne de l'air dans la situation présente (Alinéa, auteur de l'article).

... il fait pourtant figure d’ovni dans son pays, l’Allemagne, et même d’ « antéchrist » chez les Verts allemands, comme il le dit. Depuis plus de dix ans, ce professeur à l’Université d’Oldenburg, membre du conseil scientifique d’ATTAC, prône une réduction massive de la production industrielle et un retour aux 20 heures de travail hebdo. (dolecologie : c'était déjà une proposition de Keynes dans les années 1930).

Niko Paech, comment êtes-vous devenu « Wachstums-Kritiker », un objecteur de croissance ?
Cela remonte à la fin des années 70, avant même que je commence mes études. Jeune adulte, j’ai perçu très intensément la dégradation brutale de la situation écologique de la région où j’ai grandi, près de la frontière hollandaise en Basse-Saxe. On y construisait de nouvelles autoroutes, deux centrales nucléaires, et le paysage s’est transformé à un point désespérant. Je me suis demandé : qu’est-ce qui cloche dans notre économie pour en arriver là ? ...

Lire la suite (agoravox))

 

La suite de l'article est très intéressant car les décroissants français sont "marxistes" (hélas), mais pas Niko Paech. D'où des points de vue et propositions vraiment intéressants dont une : à nous, écolos, de nous retrousser les manches !! Et cesser de demander à des gens gens qui n'en ont rien à faire de s'engager sur la voie d'une économie écologiste.

02/07/16 La croissance n’est pas la solution, c’est le problème.

 

Il serait temps que les économistes, s’ils veulent être « responsables », prennent en compte les risques écologiques et qu’ils se posent les questions suivantes : et si ce culte de la croissance relevait d’un aveuglement des élites économiques et politiques ? Et si la quête de la croissance, fondée sur des gains de productivité sans fin, était l’un des facteurs de crises, voire la plus grave des menaces à terme pour l’humanité ? Et si, quoi que l’on fasse, la croissance ne revenait jamais dans les pays « riches » ? Et si une « prospérité sans croissance » était possible et nécessaire pour sortir de la nasse où nous sommes ? Et si notre pays était immensément riche sur le plan économique, ce qui permettrait de faire face à tous les défis, sans croissance, dans le cadre d’une transition ambitieuse ?

Ces hypothèses sont de plus en plus crédibles. Le graphique joint représente l’évolution, depuis 1949, des taux annuels de croissance. On ne peut certes rien en conclure sur les évolutions futures, mais cela pourrait au moins faire réfléchir les dévots de la croissance.

Lire la suite (terraeco))

18/06/16 L'économie bleue. Il y a des patrons qui ont une vision de l'écologie industrielle, pourquoi l'ignorer ?

 

Il y a quelques années (2012) on vous avait parlé de l'écologie bleue, c'était un peu (?) électoraliste (le site n'existe plus, ils ont un blog : Lire).

L'économie bleue est portée par un patron (belge il me semble) tout ce qu'il y a de plus sérieux et se référant au Rapport Meadows du Club de Rome (1972). Pour info, ce rapport prédisait tout ce qui nous arrive en ce moment : crises, énergie, bazar mondial, ... et avec quasiment les bonnes dates, la seule condition était de continuer comme en 1972 et avant. Ce n'était pas de la divination mais des analyses très fouillées et documentées.

Notre patron s'est donc enquis (du verbe s'enquérir, le dessinateur Enki Bilal n'a donc rien à voir) des solutions industrielles respectant les conclusions du rapport. Les voici, avec le défaut -pour nous pauvres franchouillards incultes- d'être en anglais mais vous pouvez installer un traducteur automatique (genre IM Translator) dans votre navigateur (Firefox si possible) et à condition d'ouvrir les fichiers pdf dans ce même navigateur.

Il y a donc au moins 111 façons de produire plus écologiquement et durablement. Tous les fichiers sont téléchargeables, y sont abordés beaucoup de technologies très innovantes.

Lire la suite (theblueeconomy), page d'accueil rendez vous ensuite sur la page "innovations".

14/06/16 Pour en finir avec l'impunité fiscale, par Eva Joly.

 

Comme c'est bizarre, chaque fois ou presque qu'un article intéressant paraît sur le sujet, c'est l'ancienne candidate écolo qui en est l'auteure ! Mais qui sont les idiots qui ont eu l'idée de l'opposer à N Hulot alors qu'ils étaient complémentaires (oups, réflexion perso).

 

Substitut du procureur d’Évry dans les années 1980, j’avais les dossiers de fraude fiscale à l’audience. Déjà, je remarquais que les affaires instruites ne concernaient que de petites fraudes, comme celle de ce maraîcher de Montlhéry (Essonne) qui avait vendu au marché d’Arpajon des tomates avec un taux de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) erroné. Elle était à l’image des dénonciations que nous recevions à la commission de lutte contre la fraude fiscale : un bûcheron qui fendait le bois pour des retraitées sans déclaration, un polisseur de verres ou un taxidermiste travaillant au noir…
Depuis, il apparaît de plus en plus clairement que les plus aisés trichent en toute impunité et à grande échelle. Les « Panama papers » ont mis au jour onze millions de fiches provenant d’un seul cabinet d’avocats, situé dans un paradis fiscal. De quoi donner le tournis aux simples contribuables. Que peuvent-ils penser au Royaume-Uni, où la Royal Bank of Scotland a bénéficié de 45 milliards de livres (58 milliards d’euros) d’aides publiques pour son renflouement, alors que l’on vient d’apprendre que cet établissement aidait ses riches clients à se dérober à leurs obligations fiscales ?

Lire la suite (lemondediplomatique)

10/05/16 Luxleaks, procès Deltour et l'économie luxembourgeoise.

 

L’eurodéputée Verts-ALE Eva Joly, ancienne candidate à l’élection présidentielle française, publie «Le loup dans la bergerie - Jean-Claude Juncker, l’homme des paradis fiscaux placé à la tête de l’Europe», un livre où elle parle de l’ancien Premier ministre luxembourgeois.
elle a explicité ce livre à charge contre le nouveau président de la Commission européenne, qui est surnommé «Al Capone». «Et on ne croit pas à une justice où Al Capone dirige la Cour d’Assises», explique-t-elle. «Juncker est l'homme qui, pendant son règne, criminalise le secret des affaires. On a poussé le tax ruling entre les multinationales et le Luxembourg. Le Luxembourg a vendu sa souveraineté et permet aux entreprises de payer très peu d’impôts. C’est réellement du vol de produit fiscal des pays où la plus-value est produite», lâche-t-elle. ...
Revenant sur l’affaire LuxLeaks et le procès d’Antoine Deltour (elle rappelle notamment que l’affaire LuxLeaks a éclaté cinq jours après la nomination de Juncker), elle avoue tout de même le début d’un changement dans l’opinion publique. «Et parce qu’on a eu des lanceurs d’alerte». Mais, selon elle, tous les chefs d’État ont toujours été au courant. «Tout le monde se sert (du Luxembourg) depuis les années 50» pour contourner les réglementations. «La France l’a utilisé pour les rétro commissions sur les contrats d’armement».

Il n’empêche que l’homme politique a fait consensus entre les 28 États membres et a été élu. «C’est l’impunité. Ça fait 40 ans que la criminalité économique n’est pas punie car il y a des liens. Si on regarde le nombre de société offshore créées et les personnes derrière, ce n’est pas accidentel.

Lire la suite (l'essentiel.lu)

31/03/16 Le coût des transports.

 

Sans doute notre article le plus court :

 

Lire la suite (voir.ca)

26/03/16 La dette globale est estimée à 223 000 milliards de dollars. Quand ça va se dégonfler ...

 

Pour rappel, le PIB mondial est de 75 000 milliards de $. Par contre le montant de la dette est flou : certains l'estiment à un peu plus de 100 000 Mds $ et d'autres à 223 000 Mds $, de toute façon, c'est fou. De toute façon, même la valeur du PIB est sujet à caution, certaines valeurs étant basées sur la spéculation (ex : le prix d'un diamant ou d'un baril de pétrole est aussi basé sur le prix que vous pouvez payer).

 

La dette globale a gagné quelques 40% depuis la crise financière de 2008-2009, date à laquelle elle s’élevait à 157 trillions de dollars. Ces 223 trillions de dollars représentent la dette effective, et n’incluent pas la dette potentielle représentée par les produits dérivés de cette dette, qui s’élèvent à des sommes astronomiques et pourraient se transformer en dette si ces 223 trillions de dollars faisaient l’objet d’un défaut.
Une dette globale de 223 trillions de dollars. Comme un gros nuage gris dans le ciel.
Pour le monde de la finance tel qu’il existe aujourd’hui, il est vital de laisser flotter cette dette dans le ciel sans jamais la soumettre à une liquidation.
Liquidation et remboursement sont deux choses bien différentes.
Une liquidation signifie que des détenteurs de dette cherchent à échanger la dette qu’ils possèdent contre du liquide.
Le problème, pour les banquiers centraux du monde, est de maintenir le nuage de la dette dans le ciel et d’éviter un déluge de liquidations. C’est-à-dire qu’il ne doit jamais y avoir d’échange trop important d’obligations contre du liquide.
La dette globale continuera d’être un nuage gros dans le ciel tant que les investisseurs conserveront leurs obligations ; et puisque les banques centrales ont porté les taux d’intérêt jusqu’à des niveaux incroyablement bas – voir négatifs – les prix de ces obligations ont atteint des sommets absurdes et offert des profits substantiels à leurs propriétaires.
La dette mondiale n’est pas remboursée et doit continuer de grimper, parce qu’elle est constamment remise à plus tard, et que ces reconductions incluent les intérêts à payer. Le nuage de la dette ne peut que se faire plus menaçant.
Quand les intérêts grimpent, comme ils l’ont fait récemment, les marchés font preuve d’une préférence accrue pour les devises plutôt que pour les obligations.
Cette hausse embryonnaire des taux d’intérêt indique que nous pourrions un jour voir un désir grandissant de la part des investisseurs de se débarrasser de leurs obligations ; ce qui signifie qu’une hausse des taux d’intérêt pourrait faire baisser les prix des obligations, et que cette baisse de prix pourrait forcer les détenteurs d’obligations à enregistrer des pertes sur leurs obligations et autres instruments de crédit qui forment le nuage de la dette. Une vente hâtive d’obligations aggraverait la perte de valeur et renforcerait la hausse des taux. Comme c’est toujours le cas en période de panique, ceux qui paniquent les premiers auront de meilleures chances d’échapper aux pertes.

Lire la suite (24hgold)

21/03/16 La monnaie indigène qui conquiert le Mexique.

 

Pensé à l’origine comme une réponse à la pauvreté d’une communauté rurale, le túmin et son fonctionnement atypique gagnent les populations urbaines branchées.
Sur le comptoir du café-librairie La Rueca de Gandhi trône une affichette: «Nous acceptons le túmin». Comme dans plus de 850 commerces locaux, il est ici possible de payer une partie de sa consommation en túmines, l’une des rares monnaies locales et solidaires du pays. Née il y a cinq ans au sein d’une communauté de l’ethnie Totonaque, dans le Veracruz, elle est aujourd’hui en circulation dans quinze Etats.

L’histoire commence en 2010 dans la municipalité d’Espinal, au nord de la région de Veracruz. Inspiré du modèle zapatiste qui prône l’autonomie des peuples ainsi que des pratiques ancestrales de troc de la communauté, un groupe d’étudiants et d’universitaires crée, en concertation avec des habitants d’Espinal et le Réseau unis pour les droits humains, un marché alternatif d’économie solidaire articulé autour d’une monnaie solidaire, le túmin.

Donner sa chance à l’économie de proximité
Aujourd’hui, à Espinal, Carlos, le menuisier, achète son pain en túmines à Paulina, la boulangère, qui à son tour les dépense chez Joaquín, le boucher, qui va faire repriser sa chemise chez Enriqueta la couturière.
«Cela a permis à de nombreuses familles de sortir de l’extrême pauvreté en ayant accès aux produits de première nécessité sans être dépendants du système monétaire dominant. Le túmin n’est pas qu’un instrument monétaire, c’est une expérience de la confiance et un apprentissage. Le rapport à la monnaie a changé: nous ne sommes plus dans une logique de gagner de l’argent pour survivre mais dans une logique de circulation de biens, de services et de savoirs», explique Mayeli Ochoa, coordinatrice du projet, tisseuse et étudiante en sciences de l’éducation.

Lire la suite (lecourrier)

21/03/16 La société coopérative d’intérêt collectif : l’entreprise de demain ?

 

Un diplômé de grande école sur deux souhaite travailler dans l’ESS, l'économie sociale et solidaire (1). Une façon de se sentir utile et d’innover. Près de 25 % d’entre eux envisagent même de créer leur propre entreprise. Parmi les statuts qui existent, celui de SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) est en train de connaître un certain engouement face au désengagement de plus en plus criant des collectivités. Il constitue aussi un atout pour la transition énergétique.
Créé par la loi du 17 juillet 2001, ce n’est que depuis 2012 que ce statut connaît une montée en puissance avec une centaine de SCIC créées chaque année. Aujourd’hui, on en compte 525 dans l’Hexagone, représentant quelque 3 000 salariés. Une goutte d’eau dans le paysage économique français… Pourtant, la SCIC présente de nombreux avantages et semble promise à un bel avenir.

D’une part, elle permet d’associer l’ensemble des parties prenantes (bénéficiaires, salariés, collectivités, financeurs…) à la gouvernance de l’entreprise, sur le principe coopératif 1 personne = 1 voix. Une promesse qui a de quoi séduire des citoyens de plus en plus enclins à s’engager.
D’autre part, elle permet de répondre à un besoin collectif, identifié sur un territoire, à un moment où les collectivités publiques peinent à remplir leurs caisses.

"On est à mi-chemin entre l’association et l’entreprise, raconte Julien Besnard. On a des impératifs de rentabilité économique, mais cette gouvernance originale nous oblige à toujours être dans la discussion, à trouver des consensus. C’est génial d’être épaulé par 86 personnes : c’est un réservoir d’idées et un réseau incroyable !"

Lire la suite (novethic)

09/03/16 Pourquoi il ne faut pas négocier avec les fonds vautours.

 

Depuis sa victoire aux élections de novembre, le nouveau président argentin, Mauricio Macri, met toute son énergie à résoudre le litige opposant son pays aux « fonds vautours », ces fonds d’investissements qui rachètent à prix bradé des créances sur les États en difficulté puis les poursuivent en justice dans le seul but de réaliser des profits colossaux. 1600 %, c’est la plus-value fixée en 2012 par un juge new-yorkais sur le dos de la population argentine. C’est sur la base de ce jugement baptisé « le procès du siècle » par certains observateurs, que Macri négocie aujourd’hui avec les fonds vautours.

Lire la suite(legrandsoir)

27/02/16 Sans la baisse du prix du pétrole et le cours de l'Euro, la croissance de 1,1% aurait été de -0,4%.

 

Tout cela n'aurait pas d'importance si c'étaient de simples économico-gauchistes -ou pire- qui annonçaient cette nouvelle, non, il s'agit d'une banque de financement : Natixis, du groupe Banque Populaire.

En complément de cette étude, il faut aussi se remettre en mémoire que la simple augmentation mécanique de la population crée 0,5 points de croissance. Sans cet effet, nous serions à -0,9%.

Pourtant, les trompettes officielles nous ont glorifié du fabuleux 1,1% de croissance dû à l'acharnement de nos grands décideurs politiques et économiques.

Pour comprendre en finesse le prix de l'énergie : pour nous, français ordinaires, le carburant a baissé de 1,20€ à 1€ (gasoil) soit 16,7% mais ce prix inclut les taxes (Ticpe : 0,429€ par litre et 0,607 pour l'essence, sans changement, + la Tva). Sur le marché du pétrole, la facture a été divisée par 2.

Lire (natixis, pdf 8 pages avec graphiques)

18/02/16 IKEA, un beau schéma d'évasion fiscale.

 

... Nous ne vous parlons pas du dernier meuble IKEA mais bien de la stratégie montée par cette compagnie pour ne pas payer un milliard d’euros d’impôt au cours des six dernières années en utilisant des paradis fiscaux européens selon une nouvelle étude dévoilée par les Verts européens (retrouvez le kit de montage" et le rapport complet en anglais ici).

Cette recherche s’appuie sur de précédentes enquêtes visant à quantifier les recettes que plusieurs pays européens sont en train de perdre à cause des stratégies fiscales d’IKEA.
Une des techniques consiste par exemple à faire verser les redevances de chaque magasin IKEA à une filiale aux Pays-Bas, qui sert seulement de courroie de transmission. Les redevances transitent par les Pays-Bas sans être taxées et finissent au Liechtenstein (au moins partiellement). En 2014 seulement, nous estimons que la France a perdu 24 millions d’euros de recettes fiscales, l’Allemagne 35 millions et le Royaume-Uni 11,6 million. Des pays comme la Suède, l’Espagne et la belgique perdraient quant à eux de 7,5 à 10 millions d’euros.

Lire  la suite  (europeecologie)

Lire , voir le schéma (issuu)

15/02/16 Le vrai bilan d'EDF.

 

Qu’il s’agisse de fiscalité, de droits des travailleurs ou d’environnement, quelle entreprise illustre mieux qu’EDF la schizophrénie de l’État actionnaire ? Le groupe ne cesse, par exemple, de réclamer une hausse des tarifs de l’électricité alors que ceux-ci ont déjà explosé depuis dix ans et que cinq millions de Français vivent en situation de précarité énergétique. Des critiques similaires émergent au Royaume-Uni, où l’entreprise est très présente. Faut-il préciser qu’EDF a dégagé un confortable bénéfice de plus de 13 milliards d’euros en quatre ans, dont 60% a été reversé à ses actionnaires, en l’occurrence l’État. Depuis vingt ans, EDF s’est lancée dans des acquisitions à l’étranger – pas toujours avec succès –, au risque de négliger les besoins d’investissements en France. Au passage, elle a également implanté quelques filiales dans des pays considérés comme des paradis fiscaux.
En France, EDF s’oppose à la volonté de l’État de réduire la part de l’énergie nucléaire dans la production d’électricité et de fermer la plus vieille centrale nucléaire en activité, celle de Fessenheim en Alsace. Le Président François Hollande, élu en 2012, s’est engagé à ce que cette part soit réduite à 50% d’ici 2025, alors que l’électricité d’origine nucléaire pèse aujourd’hui 88% dans le « mix énergétique » d’EDF. L’entreprise a déployé de multiples efforts pour tenter d’éviter que cet objectif soit inscrit dans la loi.
 

Lire  la suite (observatoire des multinationales, pdf à télécharger)

06/02/16 Exemple de devoir d'économie sur le développement durable (Terminale ES).

 

J'ai quelque fois (?, souvent) des échanges de mails ou des discussions avec des écolos (certains sont "professionnels") qui seraient incapables  de faire ce genre d'exercice, pourtant accessible à une intelligence normale. Alors voici :

 

La croissance économique est-elle compatible avec la préservation de l’environnement ? Finalités (les indications complémentaires):
- Souligner que le développement et le bien-être ne se résument pas à la croissance économique et montrer que le bien-être des populations résulte de quatre types de capital (naturel, physique produit, humain, social et institutionnel).
- Expliquer pourquoi l’analyse économique du développement durable, qui se fonde sur la préservation des possibilités du développement pour les générations futures, s’intéresse au niveau et à l’évolution des stocks de chaque type de capital (accumulation et destruction) ainsi qu’à la question décisive du degré de substitution entre ces différents capitaux.
- Évoquer à l’aide d’exemples, les limites écologiques auxquelles se heurte la croissance économique (épuisement des ressources énergétiques et des réserves halieutiques, déforestation, augmentation de la concentration des gaz à effet de serre, etc.).
- Souligner que le PIB n’a pas été conçu pour évaluer la soutenabilité de la croissance.

Objectifs : À la fin de cette partie du cours les élèves doivent être capable de :

...

Ci dessous, la suite avec les documents fournis, des exemples et un questionnaire "à trous".

Lire  la suite 1 (acmarseille)

Lire  la suite 2 (acmarseille)

 

Cet article va être ensuite placé en page "Apprendre". Même si vous n'avez aucune formation en économie, cet exemple est très précieux et éclairant.

Dépêchez vous de télécharger les pages car, à regarder l'adresse, il semblerait que ces documents de soient égarés au mauvais endroit (en principe : jauge de contrainte, sujet recherché par ma fille), ou disponible par mail à : dolecologie(at)laposte.net.

04/02/16 En France, 1,1% de croissance en 2015 ? Au prix de 100Mds € !!!

 

Après plus années de marasme et de récession, la croissance économique étant inférieure à la croissance démographique, "on" crie victoire. Obligé quand "on" est partisan des théories de la croissance ! Mais comment est-on arrivé à ce demi-mensonge ? 1,1%, oui … mais avec un petit dopage de 100 milliards d’euros

Oui, tenez vous bien, la France a fait 1,1% de croissance, mais avec un déficit de l’ordre de 80 milliards d’euros (toujours proche de 4% du PIB), et une baisse de la facture énergétique de l’ordre de 20 milliards d’euros. Au total, ce sont 100 milliards d’euros qui ont été injectés directement ou indirectement dans l’économie française (et c’est un minimum) ; autrement dit, il a fallu presque l’équivalent de 5 points de PIB en flux monétaires empruntés ou gagnés, pour produire environ 1 point de croissance. Piètre rendement ! Piètre résultat ! Notre multiplicateur budgétaire est depuis bien longtemps devenu inférieur à 1. Quand l’état injecte 1 euro dans l’économie, il obtient aujourd’hui 0,2 euro de PIB supplémentaire. En 2014, c’était 5 fois moins, car pour 85 milliards de déficit, on a récolté si je puis dire, 4 à 5 petits milliards de PIB. Je vous conseille de vous reporter à la loi des rendements décroissants pour en savoir davantage. On est vraiment inscrit dans ces équations nouvelles, où plus vous injectez de monnaie (facteur d’entrée) et moins le système économique est sensible en terme de réponse sur l’effet croissance (ou production).

Lire  la suite (agoravox)

 

Ne vous affolez pas (ou affolez vous !) C'est pareil ailleurs.

Un petit bémol : par rapport à des budgets antérieurs, il faudrait vérifier les sommes supplémentaires investies dans l'économie, faire une comparaison plus précise que ne le fait l'article, ce serait vraiment intéressant.

05/01/16 En cas de crise, les banques pourront prélever les dépôts des épargnants.

 

 L'accord, scellé mercredi 11 décembre, est passé relativement inaperçu, alors qu'il pourrait être d'une importance capitale pour les épargnants.
Les Européens se sont mis d'accord sur une loi prévoyant des règles de renflouement interne des banques, ou "bail-in", afin d'éviter de ne faire participer que les Etats au sauvetage des établissements financiers.
"Grand pas franchi ce soir: accord #BRRD pour 28", a écrit sur son compte twitter le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, en référence à la directive sur le sauvetage des banques. "Contribuables ne seront plus premiers à payer pour erreurs des banques", a-t-il ajouté.
"C'est un pas fondamental vers la réalisation de l'union bancaire", a assuré Michel Barnier dans un communiqué.

Lire  la suite (challenges)

Ben voyons, tout est simple, Yaka faire comme ça sans toucher aux bénéfices des actionnaires et salaires  des dirigeants.

24/12/2015 Evasion fiscale : le gouvernement bloque en pleine nuit un outil anti-paradis fiscaux.

 

Il y a 10 jours, l’Assemblée nationale votait positivement en faveur d’un amendement demandant aux entreprises de rendre public, une fois par an, dans chaque pays où elles sont implantées, le montant de leur chiffre d’affaires, le nombre de leurs employés, les profits réalisés et les impôts payés.

Pourquoi ces données sont-elles importantes ? Parce que les paradis fiscaux ne sont pas, contrairement à l’imaginaire public traditionnel, des coffres-forts remplis d’argent. Ce sont des territoires dont les gouvernements vendent la souveraineté aux plus puissants en leur proposant d’écrire les lois qui leur conviennent. Ces lois ont un objectif : découpler, artificiellement, l’endroit où se produit une transaction économique (toucher un salaire, des intérêts, des dividendes, un héritage, réaliser un profit, une plus-value…) et l’endroit où elle est juridiquement enregistrée et donc contrôlée et taxée.
Avec une comptabilité pays par pays, on peut voir si une entreprise réalise du chiffre d’affaires dans un pays mais cumule des profits dans un autre où elle n’a pratiquement pas d’employés, voire d’activité et toutes sortes de bizarreries comptables. C’est une bonne technique pour repérer ceux qui abusent des paradis fiscaux, avant de déterminer comment les sanctionner.

Le G20 a prévu d’obliger les grandes firmes à fournir ces données aux administrations fiscales. Mais à elles seules. Actionnaires, parlementaires, ONG, journalistes, etc., sont exclus de l’information.
La nuit dernière, un amendement soutenu par plusieurs députés socialistes et écologistes visant à rendre publiques ces données reçoit de nouveau un vote positif. Comme le racontent les ONG qui sont suivi le débat, le gouvernement demande alors une suspension de séance, réveille ses partisans et fait voter à 1 h 30 un nouvel amendement annulant le précédent.

Lire  la suite (altereco+)

 

Je pense à ceux qui ont élus des députés pour les représenter. Ces derniers votent oui puis non sur le même sujet à 2 h d'intervalle. Que vont penser les électeurs quand leurs intérêts sont le cadet des soucis de leurs représentants ?

24/12/2015 L’économie circulaire, c’est bon pour le climat et pour l’emploi.

 

Le basculement de nos modes de production linéaires vers une économie circulaire peut être avantageux pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre mais aussi pour l’emploi. C’est ce que nous montrent deux études publiées récemment.

 

Le découplage absolu de notre consommation de matières premières et d’énergie avec l’activité économique constitue l’une des clés de la lutte contre le dérèglement climatique. Pour cela, l’économie circulaire a de nombreux atouts à faire valoir. Par exemple, le recyclage et la réduction des déchets permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) dues à la combustion (CO2) ou à la décomposition (méthane).

L’économie circulaire permet à l’entreprise de faire des gains substantiels sur ses émissions de GES : on peut observer des réductions allant jusqu’à 34 % par rapport à un système de production linéaire, conclut une étude menée par l’Institut de l’économie circulaire et l’équipe d’EY Cleantech & Sustainability.

A l’échelle d’un pays, cela compte. Selon le Club de Rome qui a calculé le potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour plusieurs pays européens, la France pourrait les faire baisser de 66 % si elle combinait plusieurs actions: sur les énergies renouvelables (augmentation de la proportion d’ENR dans le mix énergétique en réduisant de moitié l'utilisation de combustibles fossiles et leur remplacement par des sources renouvelables), sur l’efficacité énergétique (25 % de gain par rapport à la demande d'énergie primaire pour l'année 2010) et sur l’efficacité de la matière (gain de 25 % plus efficace en ressources, la moitié des matériaux vierges étant remplacés par des matériaux recyclés, et le temps de vie doublé). ...

Lire  la suite (novethic)

16/12/15 L'Islande envisage d'enlever aux banques le pouvoir de créer de la monnaie.

 

Toujours aussi surprenante Islande ! Et innovante et courageuse.

La proposition est étudiée dans un rapport signé par un parlementaire du Parti du progrès (centriste, au pouvoir), Frosti Sigurjonsson.
Sa proposition, à la demande du Premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson, tente de rompre avec un système qui a entraîné l'île dans une succession de crises financières. D'après une étude de quatre économistes de la banque centrale publiée lundi, le pays en a connu "plus de 20" depuis 1875, les crises "graves" arrivant "tous les quinze ans en moyenne".
Pour M. Sigurjonsson, le problème vient de l'emballement du crédit chaque fois que l'économie accélère. La Banque centrale d'Islande n'arrive pas à l'endiguer et il dégénère en inflation, prise de risque exagérée et spéculation, menace de faillites bancaires et interventions étatiques coûteuses.

Lire  la suite (lematin)

21/11/15 Evasion fiscale : six ans de fausses promesses européennes et françaises.

 

Suite à la crise financière, l’évasion fiscale était devenue l’un des principaux fléaux à combattre. Malgré la mise en lumière de fraudes et d’abus massifs, du Luxleaks au Swissleaks en passant par les amendes frappant des banques, les gouvernements n’ont quasiment pas avancé en six ans. A la veille du prochain G20 en Turquie, un rapport révèle que les pratiques d’évasion fiscale des entreprises états-uniennes opérant en France font perdre 4,5 milliards d’euros de recettes à l’Etat. Davantage que les coupes budgétaires imposées aux hôpitaux.

... « Les pays les plus pauvres comme le Honduras, l’Équateur ou les Philippines sont touchés beaucoup plus durement », rappelle le rapport. « L’impôt sur les sociétés compte pour une part importante de leur budget : ainsi, le budget de l’éducation ou de la santé du Honduras pourrait augmenter de 10 à 15 % en mettant un terme aux pratiques d’évasion fiscale des entreprises multinationales. »

Lire  la suite (bastamag)

13/11/15 Graphique : la croissance c'est fini et prévu depuis longtemps.

 

Lire  la suite (alternativeseconomiques)

12/11/15 Silence Radio ! L’Uruguay fait l’impensable et rejette le TISA, équivalent du Tafta.

 

Au début de ce mois, le gouvernement de l’Uruguay a décidé de mettre fin à sa participation aux négociations secrètes relatives à l’accord sur le commerce des services (TISA pour Trade In Service Agreement). Après plusieurs mois de pression exercée par les syndicats et d’autres mouvements populaires, avec un point d’orgue lors de la grève générale sur ce sujet, la première de ce genre au monde, le président uruguayen Tabare Vazquez s’est incliné face à l’opinion publique et a abandonné l’accord commercial voulu par les États-Unis.
Bien qu’elle soit, ou plutôt parce qu’elle est symboliquement importante, la décision historique de l’Uruguay a été accueillie par un silence assourdissant. Au-delà des frontières du pays, les grands médias ont refusé d’évoquer ce sujet.

Lire  la suite (news360x)

12/11/15 Les maisons de retraite, des bons plans bien juteux.

 

A titre perso, j'ai coutume de dire que les maisons de retraite servent à vous reprendre se que vous avez mis une vie à économiser. Pour le commun des gens (à 2500€ par mois pour 1500€ de retraite). Cela vient aussi du mode de vie qu'on nous impose, la famille n'existe plus car tout le monde fonctionne avec une seule logique : le travail.

 

Il semble que les évènements confortent mon opinion : La fièvre des acquisitions ne faiblit pas dans le petit cercle des maisons de retraite. Le groupe français Korian a annoncé mardi l'achat du numéro trois outre-Rhin, Casa Reha. Le groupe allemand gère 70 maisons de retraite, avec 4 100 employés et il réalise un chiffre d'affaires de 270 millions d'euros, dans des établissements «de bonne qualité, comptant plus de 70 % de chambres particulières», ... (Le Figaro).

« Après l’intégration réussie de Curanum, cette acquisition nous permettra d‘étendre notre couverture du territoire allemand et de renforcer notre portefeuille de projets, tout en bénéficiant de synergies », a déclaré Yann Coléou, directeur général de Korian. Le groupe chiffre ces synergies à 5 millions d’euros en année pleine. Casa Reha, qui réalise un chiffre d’affaires voisin de 270 millions d’euros, « constitue une étape majeure dans l’atteinte de notre objectif de chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros », a ajouté le dirigeant.

Lire  la suite (lesechos)

 

Mais oui, une maison de retraite, c'est juste une entreprise pour faire du bénef. Et la matière première, c'est des êtres humains.

A quand une position des écologistes sur la question ?

22/10/15 Lutte contre les paradis fiscaux. Avec ou sans phrases, résultat nul.

 

Malgré ce que dit le journal Le Monde, la lutte contre les paradis fiscaux n'existe pas, c'est le très conservateur journal britannique The Economist qui le dit : de 1984 à 2013, les dépôts dans ces paradis ont triplé.

Lire  la suite (globaletlocal)

 

Nous savons donc au moins qui gouverne :

- Jean Claude Junker, président de la Commission Européenne était ancien 1er ministre  et ministre des finances du Luxembourg (paradis fiscal)

- l'équipe qui négocie le traité Tafta (accords de "libre" échange Europe-USA) n'est pas élue.

- le président de la BCE (banque centrale européenne), est un ancien vice-président de Goldman-Sachs.

Ils ne se cachent même plus tellement ils se sentent forts. Et vous savez pour qui vous travaillez.

12/09/15 Le développement durable en échec.

 
Basée sur la croissance, l'économie verte n'a pas prouvé son efficacité face au défi écologique. Il existe pourtant des milliers d'initiatives offrant de nouveaux modèles de solidarité et de bien être. Les paradigmes (façon de pensée) de l'écologie, dont l'écologie politique en principe, appellent des changements fondamentaux et remettent en cause la prédominance d'un développement basé sur la croissance elle m^me fondée sur les carburants fossiles.

Lire  la suite (globaletlocal)

08/09/15 La croissance, une affaire d'énergie. Pour un fois, ce ne sont pas des avis d'économistes mais de chercheurs du CNRS. Avec d'autant plus de poids.

 

Se démarquant des approches classiques qui subordonnent la croissance à l’accumulation du capital, l’économiste Gaël Giraud considère que l'expansion économique dépend plutôt de notre aptitude à consommer de l’énergie.
Comment mesurez-vous la dépendance du PIB vis-à-vis de l’énergie ?
G. G. : Pour désigner et évaluer cette dépendance, les économistes parlent plutôt d’élasticité du PIB par rapport à l’énergie : la plupart l’estiment voisine de 8-10 %. Pourtant, l’analyse de séries temporelles longues de consommation d’énergie primaire sur une trentaine de pays montre qu’en fait elle est durablement et structurellement proche de 60-70 %. Pour être plus précis, lorsque la consommation d’énergie primaire augmente de 10 %, le PIB tend à croître de 6-7 % en moyenne, avec éventuellement un retard pouvant aller jusqu’à dix-huit mois. ...
Comment les économistes peuvent-ils négliger l’impact de l’énergie ?
G. G. : Pas tous les économistes, surtout ceux issus du courant dominant néoclassique ! Pour les physiciens, il ne fait aucun doute que rien n’advient sur cette Terre sans l’intervention, à un endroit ou un autre, de l’énergie. Pourtant cette trivialité n’est pas admise par tous les économistes néoclassiques. La plupart d’entre eux continuant d’utiliser des petits raisonnements fort discutables pour justifier leur désintérêt à l’égard de l’énergie et de l’ensemble des ressources naturelles. Ces « petits raisonnements » sont justement ceux que Steve Keen déconstruit dans son ouvrage L’Imposture économique. ...
 

Lire  la suite (lejournal.cnrs)

08/08/15 Le gouvernement italien reçois le prix IgNobel d'économie.

 

Récompense bien méritée au gouvernement italien et à son Institut national des statistiques qui a le mieux répondu à une proposition de l’Union européenne pour augmenter ipso facto le PIB d’un pays. Il suffit d’y intégrer le marché de la prostitution et des trafics illégaux, injustement oubliés par les statisticiens.

Lire  (futurascience)

 

En prime, vous aurez la liste complète de ces prix farfelus. Les années précédentes, nous avions placé les prix IgNobel dans d'autres rubriques.

04/08/15 Petit historique de l'histoire des banques. Ça aide à comprendre.

 

Préambule :

Pourquoi les banques sont elles systématiquement renflouées quand elles sont en difficulté et pas les entreprises ? Les banques sont devenues si puissantes au point qu’elles exercent des pressions énormes sur les politiques, allant même jusqu’à glisser des banquiers dans les gouvernements (Macron qui vient de chez Rothschild par exemple) ou à des postes stratégiques (Mario Draghi à la tête de la BCE, ancien dirigeant de Goldman Sachs). Tout ceci n’est pas anodin et à pour but de renforcer le dictat des banques et de la finance. Ce sont les banques qui ont le vrai pouvoir, les politiques n’étant que leurs marionnettes.

Pour l'historique, rapide, voir ici :

Lire + vidéo  (agoravox)

ARCHIVES 2014 2015

ARCHIVES Jan2012/Déc 2013 ARCHIVES 2010/Déc2011  ARCHIVES 2008/Déc2009

ARCHIVES 2008/Juin 2010

Archives Juil2010/ Aout2012

ARCHIVES 2013 2014 2015

 

Vandana Shiva (physicienne indienne) : "Le libre-échange, c’est la dictature des entreprises"

 (article +++)

"Notre pays, l'Islande, est une île où nous avons laissé les banques faire faillite et nous nous sommes préoccupé des citoyens. Et ça a marché.

La théorie qui veut que vous deviez payer pour sauver les banques est une théorie selon laquelle les banquiers peuvent jouir de leurs bénéfices et de leurs succès, puis les gens ordinaires payent pour leur échecs au moyen des impôts et de l'austérité, et dans les démocraties éclairées, les gens ne l'accepteront pas sur le long terme".

Olafur Grimsson, président de l'Islande, au forum de Davos.

  Finance watch

un nouveau contre-pouvoir face aux lobbys bancaires

La fondation Mark Gable

(comment tuer la recherche, par Léo Szilard)

(à offrir)

La richesse autrement

(par Alternatives Economiques)

Diaporama sur les retraites

L'atelier idf

site de l'économie solidaire

Le labo de l'ESS (économie sociale et solidaire), voir les propositions et participer.

Leur écologie et la nôtre

par André Gorz (1974)

L’abeille au secours de l’humanité ?

nouveau livre important d’un écrivain à la fois économiste (hétérodoxe !), historien, philosophe et… poète.

(gratuit si vous le volez,  ~20€ autrement)

Banque mondiale : Tous les chiffres.
1% pour la planète, réseau mondial d’entreprises qui donnent 1% de leur chiffre d’affaires annuel pour soutenir des causes environnementales, vient de publier une compilation musicale numérique "1%, The Music" Vol.1.

L'économie de A à Z,

le dictionnaire

Taxe carbone annulée reportée

(piqué à Alternatives économiques)

Le matin à 6h50 sur France Inter, chronique économique de Bernard Maris, ex : "Les publicitaires sont là pour faire acheter à des gens qui n’en ont pas les moyens ce dont ils n’ont absolument pas besoin". (sous entendu : en vous faisant confondre "envie" et "besoin").

Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature. Emmanuel Todd
Lorsque s’approprier la richesse des autres est illégal, cela s’appelle du vol ou de la fraude. Si c’est légal, les économistes appellent cela la captation de rente.