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  Retour Accueil Si l'on croit ce que l'on voit, alors le soleil tourne autour de la terre ! cherchons mieux, réfléchissons plus

S'il est un domaine où l'on peut s'enrichir sans limite et sans voler personne : c'est la CULTURE.

  Culture générale (voir "apprendre") M

 

 Colibris : Téléchargez leur bulletin sur le site Le Colibri

Ecothèque : centre de ressources (livres, revues et films, outils pédagogiques) autour du développement durable

Ecodif (EELV) : Une bibliothèque fournie (qq fois politique, forcément).

Vous pouvez venir consulter un grand nombre de revues au local : 61  rue Pasteur, 39100 Dole. Le samedi matin.

Consulter de la documentation ou des livres avec Google :

http://www.google.com/books?hl=fr (attention aux limitations)

Titre

Kanditon

Tout est prêt pour que tout empire. Par Hervé Kempf.

Résumé
Désastre écologique, néo-libéralisme, terrorisme : voici les trois menaces qui obscurcissent le présent. On pourrait les croire distinctes. Elles sont les manifestations enchevêtrées d'une évolution commune. À partir des années 1980, elles ont grandi ensemble, se conjuguant pour installer, peu à peu, le désordre global. L'idéal progressiste qui a animé le monde depuis deux siècles s'efface devant une perspective apocalyptique. Changement climatique et érosion de la biodiversité bouleversent l'équilibre environnemental. L'intégrisme prospère sur le vide de sens de l'époque. L'oligarchie, crispée sur ses privilèges, poursuit sa montée en autoritarisme, le terrorisme s'enracine. Au coeur du danger, des inégalités insupportables qui nourrissent ressentiment et colère.

Le monde peut-il échapper à la guerre civile mondiale ? Rien n'est moins sûr. À moins que...

Lire  (ombresblanches)

Sommes-nous trop 'bêtes' pour comprendre l'intelligence des animaux ?

Frans de Waal

Sommes-nous trop « bêtes » pour comprendre l’intelligence des animaux ? est un livre qui surprend. Frans de Waal, psychologue et primatologue mondialement reconnu, nous amène à réexaminer tout ce que nous croyions savoir sur l’intelligence animale – et humaine.
Dirons-nous que nous sommes plus stupides qu’un écureuil parce que nous sommes moins aptes à nous souvenir des caches de centaines de glands enterrés ? Ou que nous avons une perception de notre environnement plus fine qu’une chauve-souris dotée de l’écholocalisation ?

De Waal retrace l’ascension et la chute de la vision mécaniste des animaux et ouvre notre esprit à l’idée d’un esprit animal bien plus raffiné et complexe que nous ne l’imaginions…
Frans de Waal nous emmène à la découverte de pieuvres qui se servent de coques de noix de coco comme outils ; d’éléphants qui classent les humains selon l’âge, le sexe et la langue ; ou d’Ayumu, jeune chimpanzé mâle dont la mémoire fulgurante humilie celle des humains. Sur la base de travaux de recherche effectués avec des corbeaux, des dauphins, des perroquets, des moutons, des guêpes, des chauves-souris, des baleines et, bien sûr, des chimpanzés et des bonobos, Frans de Waal explore l’étendue et la profondeur de l’intelligence animale. Il révèle à quel point les animaux sont en réalité intelligents et à quel point, trop longtemps, nous avons sous-estimé leurs aptitudes.

Lire  (lesliensquiliberent)

Le loup dans la bergerie.

(E Joly et G Faure).

Un livre qui porte bien son nom.

On a beau se croire blasé face aux turpitudes de l’oligarchie européenne, ce livre laisse pantois. Eva Joly, députée européenne, se souvient de sa jeunesse. L’Europe: «l’avenir était une promesse et le rêve avait des couleurs vives».

Aujourd’hui, notre gueule de bois est à la hauteur de l’ivresse d’alors. En lieu et place de la coordination, nous avons obtenu la concurrence, érigée en vertu cardinale, par laquelle chaque pays s’acharne à capter chez lui les richesses du voisin. Au lieu de la démocratie, nous avons eu les marchandages opaques, hors de toute délibération politique.
Et Jean-Claude Juncker est l’incarnation de cette trahison des clercs. Le secret bancaire au Luxembourg en 1989, c’est lui. La criminalisation du non-respect du secret bancaire en 1991, c’est lui. Longtemps Premier Ministre et ministre des finances du Grand-Duché, il est aujourd’hui Président de la Commission européenne.
... Même si le livre décrit le parcours et les méthodes de Jean-Claude Juncker, y compris par le biais d’anecdotes savoureuses, l’auteure ne fait pas le procès d’un homme, mais d’un système.

Lire  (pour)

Le DVD de Demain (le film) est disponible, avec 27 mn de bonus.

Le film Demain, en DVD !
Après un César et plus d'un million d'entrées, Demain sort en DVD !
En bonus, vous découvrirez 27 minutes de suppléments : 5 scènes inédites et le clip musical "Tomorrow" de Fredrika Stahl ! Prix : 19,90€.

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Dictionnaire de la pensée écologique, recueil d'articles sous la direction de Dominique Bourg et Alain Papaux.

Ce dictionnaire ne se limite ni à l'écologie politique, ni à l'écologie scientifique, ni à l'écologisme, mais rassemble au contraire toutes les réflexions, les constructions conceptuelles et les pistes d'actions que peuvent inspirer l'état de la planète et le fonctionnement de la Biosphère. Il embrasse donc un spectre très large de disciplines - des sciences dures à la réflexion philosophique - et de collaborateurs, dont la plupart sont issus du milieu académique. Il comporte 357 articles et 260 auteurs comme Serge Latouche, Geneviève Azam, Olivier Rey... On y trouvera 357 articles sur des notions clé, sur des livres qui ont joué un rôle déterminant ou sur des auteurs : par exemple des articles sur l'Anthropocène, le système Terre, la finitude, les monnaies complémentaires, les droits humains, la démocratie, la décroissance, la conscience cosmique, la démesure, le progrès, la propriété, la résilience...).

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L'homme peut-il s'adapter à lui-même ?

Par le Pr JF Toussaint.(24€, éditions Quae).

 Cet ouvrage est un recueil des réflexions scientifiques les plus récentes pour tenter d’évaluer si l’homme peut encore s’adapter aux conséquences de ses propres agissements sur l’environnement et modérer sa soif du « toujours plus ». D’éminents chercheurs présentent des résultats tantôt alarmants, souvent déroutants et parfois rassurants. L’ouvrage aborde successivement les capacités biologiques de l’espèce humaine à s’adapter et leurs limites, les conséquences de notre activité sur l’environnement et les marges de manœuvre dont nous disposons. Il développe des prémisses de solutions et les interrogations scientifiques, éthiques et philosophiques qu’elles génèrent.

Lire et commander (quae)

150 recettes végétariennes à base d'oléagineux (amandes, avocats, sésame, ...).

Nous savons tous que trop de viande n'est pas bon pour la santé. On nous demande d'en consommer (ainsi que le lait) moins pour des raisons de santé que pour satisfaire l'industrie alimentaire !

Pour diminuer cette consommation de viande (et vous sentir mieux, ouioui), il faut des recettes de remplacement appétissantes.

L'avantage de la viande, c'est plus d'énergie dans un petit volume. A garder pour les jours d'effort (travail de force, rando, ...). Cependant, les recettes ci après sont riches elles aussi (pensez aux barres de céréales).

Commander (128 pages, 14€).

Lire la suite (rebellesante)

Perrine et Charles Hervé-Gruyer.

Permaculture : Guérir la Terre, nourrir les Hommes.

En 2004, Perrine et Charles Hervé-Gruyer créent la ferme du Bec Hellouin, en Haute-Normandie. Cette ferme prend rapidement une trajectoire étonnante, à tel point qu’elle fait aujourd’hui référence en matière d’agriculture naturelle et attire des visiteurs du monde entier.

(Nous avons déjà présenté la ferme du Bec, ceci est une petite piqûre de rappel)

Nous vous renvoyons à la page d'accueil du site agrémenté de très chouettes vidéos. Vous cliquerez sur l'image du livre pour plus de détails.

Lire  (fermedubec)

François Couplan.

 

Le régal végétal

Les plantes sauvages comestibles reviennent en force dans nos assiettes. Ces végétaux, cadeaux de la nature, nous offrent de nouvelles saveurs et représentent une mine extraordinaire de nutriments : il s'agit de véritables "alicaments ", nourrissants et gratuits ! Ce livre se distingue par son exhaustivité : 650 genres et 1 600 espèces y sont présentés sur les plans botanique, sémantique, historique, géographique, chimique, alimentaire, médicinal et tinctorial. Les utilisations culinaires des différentes parties de chaque plante y sont détaillées. L'ouvrage comporte des indications pratiques pour la cueillette, ainsi qu'une échelle de classement des genres permettant de voir immédiatement lesquelles sont les plus intéressantes. Le dictionnaire des plantes est suivi de nombreuses annexes pour cueillir sans danger tout en respectant la nature. L'Encyclopédie des plantes sauvages comestibles et toxiques de l'Europe, ouvrage unique en son genre, donne toutes les informations disponibles aujourd'hui sur les plantes sauvages à récolter ou éviter sur l'ensemble du continent européen.

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Rob Hopkins

 

Le pouvoir d'agir ensemble

« Lorsque j'ai véritablement pris conscience du changement climatique et des problèmes liés à la nécessité de se passer du pétrole, j'ai étudié les réponses que les gens y apportaient dans le monde et qui me semblaient compassionnelles. Et je n'ai rien trouvé qui me donne de l'énergie. Les Américains qui écrivaient sur le «peak oil» parlaient de se retirer dans les montagnes du Nebraska avec quatre ans de papier toilette, des boîtes de haricots et des armes à feu. Ça ne me paraissait pas la meilleure solution… » Rob Hopkins a alors cherché comment tous ces enjeux pourraient rapprocher les gens plutôt que les séparer, comment ils pourraient stimuler leur créativité et leur capacité à innover.

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Le Vivant comme modèle – La voie du biomimétisme. De Gauthier Chapelle.

C'est mon ami Antoine qui s'y colle :


Une grande nouvelle, quelques semaines avant l’ouverture de la COP21 : la publication d’un livre fondamental. Ça s’appelle « Livres :  Lire », chez Albin Michel. J’avoue qu’avant de découvrir le biomimétisme, je me demandais vraiment si toute cette histoire de « Green Deal », c’est-à-dire de transition vers un monde viable, durable, écologique, avait la moindre chance de vraiment voir le jour. Les obstacles sont si grands et l’utopie de la décroissance volontaire ne me semblait concerner qu’une infime minorité. Et puis j’ai rencontré Gauthier Chapelle et j’ai écouté la conférence de ce jeune biologiste belge. Et sans exagérer, une énorme porte s’est ouverte. Que disait-il donc ?
En fait, Gauthier se fait le porte-parole d’un mouvement lancé aux Etats-Unis par des naturalistes, en majorité des femmes, menées par une certaine Janine Benyus, qui dit ceci : « Le service Recherche et Développement de la nature a 3,8 milliards d’années d’avance sur ceux de nos entreprises. Il s’agit de nous en inspirer, pour pousser plus loin nos propres inventions, mais surtout pour corriger le tir de ces dernières, qui nous ont conduits dans les impasses écologiques que l’on sait. »
Des millions d’années avant l’apparition de l’homme, la vie avait déjà inventé la roue, le moteur atomique, le sonar, le vol stationnaire, la capture de l’énergie solaire, les solvants biophiles, l’éclairage électrique, le GPS et des myriades de techniques qui nous dépassent encore complètement : cicatrisation, reproduction, congélation suivie de réanimation, et des cerveaux dont chacun des milliards de neurones vaut mieux qu'un univers informatique complet. Pour le comprendre, il a fallu attendre que nos propres technologies d'observation atteignent les profondeurs moléculaires du vivant, nous révélant que les inventions de la nature sont infiniment plus complexes que les nôtres.
Il existe trois niveaux de biomimétisme. Le premier, le plus grand public, consiste à imiter les formes de la nature (exemple du TGV qui prend la forme du bec de martin-pêcheur). Le second, de plus en plus prisé des industriels, repose sur l’imitation des matériaux et des processus naturels (exemple du "ciment" de certains coquillages ultra solides, qui se fabrique à froid en absorbant du CO2, alors que notre béton a besoin de 2500°C et dégage du CO2 à donf). La vraie révolution repose cependant sur le troisième niveau, qui consiste à imiter les stratégies du vivant, sa philosophie. Ce troisième niveau a des implications fascinantes. Ainsi, contrairement à l’image que nous nous faisons de la « loi de la jungle », la nature ne pratique la compétition que dans 10 % des rapports entre organismes. Les 90 % restants sont fondés sur la coexistence, le mutualisme, la coopération, le commensalisme, le parasitisme et la symbiose.
À imiter résolument !
A lire absolument !

Chez Albin Michel, 352 pages, 22€

Lire aussi la présentation chez amazon :

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Oasis, un nouveau mode de vie (revue Kaizen).

Oasis, un nouveau mode de vie : un ouvrage coédité par Kaizen et le Mouvement Colibris

Dans ce numéro spécial, le magazine Kaizen et le Mouvement Colibris présentent 100 "Oasis", 100 lieux de vie construits aux quatre coins de la France par des femmes et des hommes qui ont décidé de placer l’autonomie, le partage et la convivialité au coeur de leur mode de vie.

Écohameaux, écoquartiers, habitats groupés... Autant de formes différentes d’habitats qui se sont fondés, pour la plupart, autour de cinq piliers : mutualisation d’espaces et de services ; gouvernance collective ; sobriété énergétique ; recours à l’agriculture locale et potagers biologiques ; transmission et partage des savoirs. Ces lieux, à leur échelle, sont la maquette de la société plus écologique et plus humaine que nous avons à construire.
Oasis, un nouveau mode de vie, 120 pages, 12 €.

Lire  + feuilleter et acheter (colibrislemouvement)

La décroissance. Vocabulaire pour une nouvelle ère.

Lorsque la langue usuelle ne permet plus d’exprimer ce qui demande à être articulé d’urgence, c’est qu’il est temps d’apprendre un nouveau vocabulaire.

Ce livre étudie les principaux mots-clés de la décroissance et fournit une véritable boîte à outils pour penser une transformation radicale de nos sociétés qui mette enfin l’accent sur l’idée de « vie bonne »
Le mot de « décroissance » émerge aujourd’hui comme un nouveau signifiant des discours économique et politique. Témoin, les prises de position de plus en plus nombreuses visant à le discréditer. Pour échapper à l’ignorance ou à la mauvaise foi qui tantôt l’assimilent à la stagnation actuelle des économies occidentales, tantôt le dénoncent comme un projet de « retour à la bougie » de quelques « écolo-réactionnaires », il était donc plus que temps de proposer au public un état des lieux détaillé de ce qu’il recouvre réellement.

Quelques exemples de chapitres :

Anti-utilitarisme – bioéconomie – critique du développement – justice environnementale – écologie politique – autonomie – marchandisation – biens communs – convivialité – numérique – dématérialisation – entropie – bonheur – PIB – dépolitisation –  effet rebond – pic pétrolier – simplicité – néoruraux – revenu de base et revenu maximum – monnaies  communautaires – coopératives – audit de la dette – désobéissance – éco-communautés – Indignés – partage du travail –  argent public – syndicats – care – jardinage urbain – buen vivir...

528 p, 19€ en souscription.

Lire  (lapassagerclandestin)

 

Nota : le mot "décroissance" a une connotation péjorative, le mot "croissance" a une résonnance positive alors que c'est un concept absurde quand on dépasse les limites que nous imposent la planète (ressources, réchauffement climatique, pollution, ...). La société future fonctionnera si nous savons la soulager de ses hypertrophies.

Alternativez-vous. brochure, 40 pages 3€.

C'est le départ du tour Alternatiba.

Transition, (r)évolution, changements systémiques… sur le plan individuel et collectif, ces idées font leur chemin dans nos esprits et circulent. Elles animent désormais nombre de nos discussions, entre amis, au travail, à la maison.
Cela dit, passer de la théorie à la pratique n’est pas évident. Telle est la raison d’être d’Alternativez-vous.
Réalisé par des représentants de groupes locaux Alternatiba ainsi que des membres du Collectif pour une Transition Citoyenne, l’ouvrage d’une quarantaine de pages est une généreuse source d’inspiration ! Qu’il s’agisse de relocaliser l’économie, d’encourager une agriculture et une alimentation saine, de mieux vivre ensemble ou d’en apprendre plus sur les nouveaux médias -entre autres choses- vous trouverez ici d’intéressantes pistes à explorer et des gestes concrets à adopter sans plus attendre.

Lire  (alternatiba)

Comment la France pille le Cameroun et l`Afrique.

Avant propos (histoire perso) : un jour un raciste me dit "mais qu'ils rentrent chez eux, ces ..." (terme insultant). Je lui répondis "je suis bien de ton avis, mais avec tout ce qu'on leur a pris. Et ils vont rentrer en dansant".

 

Extraits de "La force qui nous manque" d'Eva Joly. Editions des Arènes (Paris) 190 pages :

... mais le système est là: les tyrans sont des amis que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l`influence par de vastes réseaux de corruption; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l`économie des pays.
La France aide à appauvrir le Gabon.
... A ceux qui croient encore à l`aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). La corrélation est régulière entre le montant de l`aide française et la richesse en matières premières.
En clair, celui qui n`a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris. Il n`est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l`un des premiers bénéficiaires de l`aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d`éducation. L`argent s`est perdu en route. Il est justement fait pour cela.

Lire  (regardssurlafrique)

Les bons bouquins écolos parus en 2014.

Piqué à Biosphère

06/02/15

BIOSPHERE-INFO du 1er au 15 février 2015
L’émergence d’une littérature écolo entre 1940 et 1960
1940, Testament agricole (pour une agriculture naturelle) de Sir Albert Howard
1946, Almanach d’un Comté des sables d’Aldo Leopold
1948, La planète au pillage de Fairfield Osborn
1956, Les transformations de l’homme de Lewis Mumford
1957, The breakdown of nations de Leopold Kohr
1960, La technique ou l’enjeu du siècle de Jacques Ellul
Nos récapitulatifs annuels antérieurs avec Biosphere-Info
322 lectures 2013
301 lectures 2012
280 lectures 2011
259 lectures 2010
Nos récapitulatifs historiques avec Biosphere-Info
284 les précurseurs de l’écologisme
286 les historiques de l’écologisme
288 les contemporains de l’écologisme
Nos récapitulatifs thématiques avec Biosphere-Info
263 la démographie
303 la BD écolo
313 les grands textes de l’écologie
Recensions 2014 sur notre site
Classement bibliographique
Sur le thème de la spiritualité (au sens large)
Autre source de recensions, le site JNE (journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie)
Rubrique adultes
Rubrique jeunesse
Quant à savoir le livre qu’il faut absolument avoir lu…
- si vous ne pouviez lire qu’un seul livre :
Antimanuel d’écologie d’Yves Cochet (2009)
- si vous voulez d’un livre iconoclaste :
Moins nombreux, plus heureux (l’urgence écologique de repenser la démographie)
- si vous n’aviez qu’une seule personnalité écologiste à connaître :
René Dumont, une vie saisie par l’écologie

 

Deux livres sur le pic pétrolier, pour en comprendre la réalité et les enjeux véritables !

"Post petroleum" de John Urry, et "Pétrole : la fête est finie !" de Richard Heingerg.

03/11/14

Post petroleum : Dans ce livre-objet original, l’auteur démontre que le XXe siècle a créé l’illusion d’un futur qui aujourd’hui s’avère insoutenable, même à moyen terme. John Urry imagine les futurs possibles de nos mobilités après le pétrole et pose cette question : sans une prise de conscience politique, comment nos sociétés peuvent-elles entamer une transformation radicale pour réinventer leur rapport à l’énergie et au mouvement ?

 

Pétrole : la fête est finie ! : Le monde voit ses réserves en pétrole bon marché s’épuiser, avec les changements dramatiques que cela implique. Désormais, même si nos sociétés industrielles entament une conversion à des sources d’énergie alternatives, elles auront chaque année à leur disposition moins d’énergie nette pour maintenir leur niveau actuel de production et de consommation. Nous entrons dans une nouvelle ère, aussi différente de l’ère industrielle que cette dernière fut différente de l’époque médiévale.

Dans Pétrole, la fête est finie !, Richard Heinberg replace cette transition décisive dans son contexte historique. … Anticipant l’impact probable de la déplétion pétrolière, il étudie le rôle de substitution que pourraient jouer les énergies alternatives et recommande une « descente contrôlée » susceptible d’ouvrir la voie à une société plus modérée et soutenable.

Plus lisible que les autres livres traitant de la question, cette version mise à jour de l’ouvrage de référence sur le « pic pétrolier » constitue un saisissant cri d’alarme. Mais il s’agit aussi d’un recueil riche en idées positives à différents niveaux. La communauté internationale, les collectivités locales, les individus, tous doivent maintenant agir concrètement afin d’affronter dans les meilleures conditions possibles la « fin de la fête » et ce livre explique comment faire, de façon admirablement claire et honnête.

Lire  (cdurable)

 

97% des transports dépendent du pétrole - 1 plein de biocarburant, c’est 200 kg de maïs soit assez pour nourrir 1 personne pendant 1 an...

Un empoisonnement universel : comment les produits chimiques ont envahi la planète.

De Fabrice Nicolino.

Editeur : Les liens qui libèrent (LLL), 23€.

Un livre sans précédent. Jamais tous les points n’avaient été réunis pour faire apparaître le dessin complet. Comment et pourquoi l’industrie chimique a pu libérer dans l’eau, l’air, le sol, les aliments, et jusque dans le sang des nouveaux-nés, plus de 70 millions de molécules chimiques ?
D’où viennent Bayer, BASF, Dow Chemical, DuPont, Rhône-Poulenc ? Comment est-on passé de la bakélite des boules de billard et des combinés du téléphone au nylon, puis au DDT et aux perturbateurs endocriniens ? Pourquoi les maladies comme le cancer, l’obésité, le diabète, Alzheimer, Parkinson, l’asthme et même l’autisme flambent-elles toutes en même temps ?

Pour la première fois, tout le dossier est enfin rendu public. Il est effrayant, mais un peuple adulte n’a-t-il pas le droit de savoir ? Ce livre, qui donne des noms, des faits, des accointances, ne peut rester sans réponse.

Lire  (bastamag)

Ils changent le monde! 1001 initiatives de transition écologique.

De Rob Hopkins.

Date de parution 16/10/2014 chez Anthropocène. 208 pages - 14.00 € TTC

Sommes-nous condamnés à subir les crises économiques, sociales et écologiques en cours ? À croire à l’hypothétique reprise de la croissance ? À sombrer dans l’apathie politique de nos dirigeants ?

Ce livre est un appel à l’action de la part du fondateur du mouvement de la Transition. Dans la lignée de son Manuel de transition (2010), Rob Hopkins explique pourquoi il faut réagir face à l’essoufflement de la croissance et aux dérèglements climatiques et écologiques. Et surtout, il nous montre comment on peut le faire, en rapportant nombre d’histoires d’actions locales réussies : le retour des vergers à Saint-Quentin, un supermarché coopératif de produits locaux en Espagne, un plan de descente énergétique à Totnes en Angleterre, une monnaie locale à Bristol, le retour de la bicyclette en Italie, un « Répar’ Café » à Paris, des jardins partagés qui se multiplient dans le monde, un moulin en Argentine, une coopérative d’énergies renouvelables au Japon après Fukushima... et bien d’autres success stories réjouissantes.

 

Rob Hopkins est l’initiateur du mouvement de la Transition qui, parti de Grande-Bretagne, compte plus de 1 300 groupes et initiatives de transition dans 43 pays.

Comment se promener dans les bois sans se faire tirer dessus ?

par Marc Giraud

« Nul n’est censé ignorer la loi ». Pourtant, rien n’est fait pour vous la rendre accessible, surtout pour ce qui touche à la chasse. Écrit en collaboration avec les super juristes de l’ASPAS, ce guide pratique met, enfin, la loi à la portée de tous, et répond à toutes vos questions dans un langage clair.

 

Savez-vous que le lobby chasse refuse les alcootests, et qu’un homicide à la chasse peut être moins sévèrement puni qu’un acte de braconnage ?
Plus de 2 millions de cavaliers, plus de 15 millions de randonneurs, plus de 20 millions de cyclistes, auxquels il faut ajouter les simples promeneurs ou les naturalistes, forment une écrasante majorité au regard du million de chasseurs en France. Pourtant, ce sont les choix des chasseurs qui prévalent dans les instances de pouvoir.
En France, sous pression du monde de la chasse, on continue d’abattre entre 600 000 et un million de renards roux par an, on déterre les blaireaux avec une rare violence, on chasse tous les jours et toute l’année, on compte le plus grand nombre d’animaux chassables. Il est temps que ça se sache…

 

Lire  (aspas) et commander

L'âge des low techs, des technologies douces, si ce n'est pas par choix ce sera la force des choses.

De Philippe Bihouix, (éditions du Seuil 2014, collection anthropocène, 338 pages, 19.50 €).

 

Nous allons au désastre, place au low-tech
« J’achète un téléphone portable en France, et ce faisant j’ai exploité des mineurs du Congo, détruit des forêts primaires de Papouasie, enrichi des oligarques russes, pollué des nappes phréatiques chinoises, puis, douze à dix-huit mois plus tard, j’irai déverser mes déchets électroniques au Ghana ou ailleurs. Pour l’énergie le rendement ou « retour sur investissement » (EROI, Energy Return On Energy Invested) s’effondre. Alors qu’il suffit d’« investir » 2 ou 3 barils de pétrole dans les années 1930 pour en produire 100, il faut 1 baril pour n’en produire que 3 dans le cas des sables asphaltiques du Canada.

Lire (extraits, au format .doc), 18,91€

Changeons d'agriculture, réussir la transition. De Jacques Caplat, la nécessaire évolution de l'agriculture, à conseiller aux agriculteurs.

160 pages, 17€

Actes Sud, éditeur

Le “modèle” agricole qui s’est imposé depuis quelques décennies est de plus en plus critiqué en raison de ses conséquences néfastes sur l’environnement, l’emploi et la santé humaine et animale. Pourtant, sa remise en cause est souvent écartée au nom de l’urgence alimentaire : il serait “le seul capable de nourrir l’humanité”. Cette affirmation péremptoire interdit le débat et nous enferme dans une impasse dont il est urgent de sortir. L’objet de cet ouvrage est de lever certains malentendus et de détailler les alternatives qui nous permettront d’élaborer une autre agriculture, capable de réconcilier paysans, environnement et société.
Pour ce faire, l’auteur explique quels ont été les choix scientifiques, économiques et politiques qui ont présidé à l’élaboration du modèle “conventionnel”, et démontre que d’autres choix tout aussi performants sont possibles. Il décrit alors les étapes d’une transition en s’appuyant sur la réalité de milliers de paysans passés de l’agriculture conventionnelle à l’agriculture biologique. C’est donc bien d’actes concrets et réalisables qu’il est question ici, où paysans et citoyens sont mis à contribution, chacun ayant son rôle à jouer dans une transition réussie vers l’agriculture de demain.

Lire les 1ères pages (actessud)

Lire (le blog, avec vidéo)

 

Alimentation : Lait, mensonges et propagande.

Thierry Souccar, Éditions Thierry Souccar, 2007

Nouvelle édition augmentée de 100 pages

Après le succès de Santé, mensonges et propagande, qui s'attaquait aux conseils nutritionnels devenus vérités premières, Thierry Souccar jette un nouveau pavé dans la mare de l'industrie agro-alimentaire et de la nutrition « officielle ». Avec ce document, il s'en prend à l'un des plus gros segments du marché de l'agro-alimentaire : les produits laitiers. Il expose les dessous d'un succès marketing sans précédent et montre, études à l'appui, que les arguments des industriels et des nutritionnistes pour nous faire consommer plus de laitages sont mensongers : « Les laitages préviennent l'ostéoporose. » Faux; « Nos os ont besoin d'un maximum de calcium. » Faux; « On est plus mince quand on boit du lait. » Faux; « Il n'y a aucun risque de cancer avec les laitages. » Faux; « Les buveurs de lait ont moins de diabète. » Faux. Au contraire, au niveau auxquels ils sont officiellement conseillés – 3 à 4 par jour - les laitages peuvent favoriser maladies cardiovasculaires, diabète, cancer de la prostate... Puisé aux sources scientifiques les plus récentes, ce livre propose une alternative nutritionnelle, la seule aujourd'hui capable de prévenir l'ostéoporose et les maladies de civilisation. Sans se bourrer de laitages!

Extrait : Les os des Suédoises
C'est en Suède, en Norvège, aux États-Unis, en Allemagne, en Irlande, au Royaume-Uni, en Finlande, en Australie et en Nouvelle-Zélande que l'on consomme le plus de lait par personne et par an. C'est aussi dans ces pays que le nombre annuel de fractures du col du fémur (pour un âge donné) est le plus élevé. Les Suédois détiennent deux records mondiaux : celui de la consommation de laitages et celui des fractures du col du fémur.

Lire (thierrysouccar), 18,91€

La pensée écologique.

Dominique Bourg et Augustin Fragnière. 

Connaître l’évolution des questions environnementales sur près de deux siècles et découvrir, à travers ses textes les plus marquants, la tradition de pensée que ces questions ont fini par susciter.

Plus qu'une somme, presqu'une encyclopédie.

 

Tous à poil. Voir l'éditorial du 15/02. Commander à la FNAC. Par Claire Franek, 14,35€, livraison en Mars, succès oblige.
Ils l'ont fait et ça marche.

Comment l'écologie change déjà la France.

La transition écologique n’est pas seulement souhaitable, elle est déjà en marche. Au-delà des discours politiques et des bonnes intentions, partout en France des citoyens comme des élus innovent pour rendre dès maintenant la vie plus verte et plus douce.
Efficacité énergétique, développement de l’économie sociale et solidaire, habitat participatif, réduction des déchets, pépinière d’éco-entreprises… Ces acteurs du changement mènent des expériences de proximité qui ne demandent qu’à s’étendre à une échelle plus vaste. La phrase clé pour résumer ces initiatives de terrain ? « Ils l’ont fait et ça marche ! »

C’est un véritable laboratoire qui nous est ici donné à voir, fourmillant de pistes d’avenir pour une société nécessairement moins polluante mais aussi plus collaborative, inter- générationnelle, démocratique. En un mot : désirable.

Pascale D'Erm, préface de Nicolas Hulot. 176 p., 12 euros. Editeur : Les petits matins.

Récapitulation des livres écolos parus en 2013.

Par Biosphère.

Bi-mensuel 16 au 31 janvier 2013

 -INFO n° 322 recension des livres écolos en 2013

info à faire circuler sans modération

Voici un résumé de quelques livres parus en 2013 sur l’écologie. Bonne lecture…

Changer notre comportement

Changeons d’énergie (transition mode d’emploi) de l’association négaWatt

Faut-il être végétarien ? de Claude Aubert et Nicolas Le Berre

L’impossible neutralité (autobiographie d’un historien et militant) Howard Zinn

La véritable richesse (une économie du temps retrouvé) de Juliet B.Schor

Radicalité, 20 penseurs vraiment critiques

René Dumont, une vie saisie par l’écologie de Jean-Paul Besset (voir en fin d'article)

Ecologie et décroissance ?

Croissance et écologie (concilier l’homme avec la société de demain) d’Alban Vétillard

Entropia n° 14, La Saturation des mondes

L’effondrement des sociétés complexes (Joseph A. Tainter)

La fin de l’abondance, l’économie dans un monde post-pétrole (John Michael Greer)

La mystique de la croissance, comment s’en libérer (Dominique Méda)

Le Changement (Bernard Charbonneau)

Les précurseurs de la décroissance (nouvelle collection)

Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (collectif)

Penser la décroissance (politiques de l’Anthropocène) par collectif

Nature et humanisme

Fin de l’Occident, naissance du monde d’Hervé Kempf

Hériter d’Ellul, actes des conférences du 12 mai 2012

Lanza del Vasto ou l'expérimentation communautaire (Frédéric Rognon)

Les animaux aussi ont des droits (Cyrulnik, Fontenay et Singer)

Plus haut que mes rêves de Nicolas Hulot

Pour la nature de Roger Ribotto (chapitre 1, Ressentir)

Pour la nature de Roger Ribotto (chapitre 2, nature meurt)

Politique et Ecologie

les Grands Textes fondateurs de l’écologie, présentés par Ariane Debourdeau

Murray Bookchin et l’écologie sociale (Vincent Gerber)

Pour supprimer les partis politiques ? Réflexions d’un apatride sans parti de Daniel Cohn-Bendit

Un écologisme apolitique ? Débat autour de la transition (Paul Chatterton et Alice Cutler)

Vivement 2050 ! (Programme pour une économie soutenable et désirable)

Population, agriculture et biodiversité

Compte à rebours (Jusqu’où pourrons nous être trop nombreux sur terre ?) d’Alan Weisman 

Démographie et écologie de Jacques Véron

De Darwin à Lévi-Strauss (Pascal Picq)

Sciences et écologie

à qui profitent les OGM ? de Jacques Testart

EcoRev’ n° 40, dans les pas de SAISON BRUNE (le réchauffement climatique)

Gaz de schiste, histoire d’une imposture de Jacques Ambroise

L’écologie, c’est fini (qu’en pensent les experts ?) de Alice Audouin

La fabrique du mensonge (comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger) de Stéphane Foucart

Nicholas Georgescu-Roegen, pour une révolution bioéconomique d’Antoine Missemer

Toxique planète. Le scandale invisible des maladies chroniques (André Cicolella)

Vert paradoxe. Le piège des solutions éco-énergétiques (David Owen)

Rubrique anti-écolo !

L’écologie est-elle encore scientifique ? de Christian Lévêque

L’enfer vert, un projet pavé de bonnes intentions de Tomjo

L’idéologie verte (les dérives de l’écologisme) de Joseph-Marie Verlinde

La faim du pétrole (une civilisation de l’énergie vue par des géologues) de Pierre Mauriaud, Pascal Breton et Patrick de Wever

Le livre noir de l’écologie de Jean Robin

Quelle transition énergétique ? d’Henri Safa

Ras-le-bol des écologistes (Maud Fontenoy)

Réinventer le feu (des solutions économiques novatrices pour une nouvelle ère énergétique d’Amory B. Lovins

 

Le meilleur livre écolo 2013  René Dumont, une vie saisie par l’écologie de Jean-Paul Besset

René Dumont a été l’exemple vivant de ce qu’il faudrait être pour vivre comme un écolo

- Pacifiste : Le pacifisme constituera son seul dogmatisme. Il entame la lutte contre toutes les armées, contre toutes les guerres. Nazisme ou pas, la guerre lui apparaît comme l’ennemie numéro un. Il s’abstiendra complètement pendant la Deuxième Guerre mondiale. Lui, le militant antifasciste, se retire dès qu’il faut prendre une arme, même pour son camp. Quelle que soit sa « compréhension » des révoltes, l’agronome en appelle systématiquement à des stratégies non-violentes à la Gandhi. Un objecteru de croissance est aussi un objecteur de conscience.

- Tiers-mondiste : Les intellectuels de la gauche tiers-mondiste rêvent de modernité, de rattrapage du Nord par le Sud. Dumont en appelle à la modestie, à l’autosuffisance alimentaire, aux technologies appropriées. Il explique au Sud que les sommets atteints par le Nord, en partie sur son dos, lui sont inaccessibles, tant pour des raisons économiques qu’écologiques. Il l’exhorte à ne compter que « sur ses propres forces », à mobiliser d’abord ses ressources locales, les femmes, les paysans, les artisans, les médecins aux pieds nus… Traction animale plutôt que tracteur, fumure organique plutôt qu’engrais, villages plutôt que mégalopoles, éducation fonctionnelle plutôt qu’universités, production vivrière plutôt qu’aide alimentaire ou culture de rentes, des charrettes plutôt que des Mercedes ou des tanks.

- Agronome : Pour nourrir les hommes, il faut d’abord aimer la terre. En Asie ou en Afrique, il partage le bol de riz ou la boule de mil. « Etre expert, c’est d’abord connaître et partager la vie des paysans. » Partout dans le tiers-monde, l’agronome plaide pour la réhabilitation du travail manuel. « Apprendre à labourer est plus urgent que le théâtre de Racine », répète-t-il en Afrique où le diplôme universitaire a pris une dimension quasi-mythique. Si René Dumont s’est précipité dans l’écologie, c’est bien parce que la terre, outil de travail de la paysannerie, est menacée. Dès la fin des années 1970, son opinion est faite : « J’ai reconnu à cette époque toute l’étendue de mon ignorance. » Le gigantisme, les grands barrages, les combinats, les élevages industriels, l’abus d’engrais… tout ce qui dépasse l’échelle de la communauté concernée maintenant l’effraye.

- Ecologiste en politique : Au programme de la présidentielle 1974 à laquelle il se présente : la réduction de la consommation du tiers le plus riche de la population française, le cancer de l’automobile, la folle course aux armements, la folie nucléaire, la démographie galopante, une diminution radicale du temps de travail, la « limitation de la croissance économique aveugle », l’arrêt du gaspillage des ressources naturelles et de l’exploitation du tiers-monde… 

- Malthusien : Que font les pauvres ? des gosses. Et comment nourrit-on de plus en plus de gosses ? En surexploitant les sols et les ressources naturelles jusqu’à l’épuisement, en dégradant l’écosystème. Pour l’agronome, il n’y a aucun doute : « L’agriculture ne peut plus assurer la sécurité alimentaire mondiale… La loi des rendements décroissants des facteurs de production domine l’agriculture. » Tout son univers avait basculé le jour où il découvrit que la terre n’est pas inépuisable, pire qu’elle est en train de s’épuiser : « L’Afrique consomme tous les jours son capital de fertilité comme on exploite une mine. » Pour lui « la réduction des naissances serait le vrai remède ».

- Décroissanciste : Sa conception tient en une phrase : « L’espèce humaine doit savoir se limiter. » Il ne proteste avec excès que contre les excès, excès de consommation ou excès de misère. Le gaspillage le rendait furieux. Le paysan, lui, ne jette pas, il récupère, répare, recycle. Le paysan ne détruit rien, il met en valeur !

- Libre penseur : Dans la mesure où Dieu n’a aucune incidence sur l’alimentation des peuples et la fixation des prix agricoles, Dumont s’en désintéresse totalement. Au total, René Dumont n’éprouve pas plus de béatitude pour la religion que pour le socialisme ou l’écologie. Il n’y a pas de fondamentalisme chez cet homme-là. Il observe, synthétise et garde ce qui lui paraît nécessaire pour l’équilibre de la vie.

Moins nombreux, plus heureux (l’urgence écologique de repenser la démographie, lever le tabou politico-religio-culturel).

En écologie, la question démographique fait l’objet d’un véritable tabou. Alors que de nombreux facteurs de pression anthropiques sont étudiés, montrés du doigt et parfois combattus, la problématique du nombre des hommes est généralement passée sous silence, rejetée comme non politiquement correcte. Il s’agit de montrer dans une deuxième partie, avec Didier Barthès, qu’une autre vision, en réalité plus humaniste, est possible : « Un droit contre tous les autres. » Le droit à une reproduction « infinie » s’oppose à tous les autres droits des hommes. Il s’oppose à celui de disposer durablement d’un monde écologiquement viable. Il s’oppose à la mise à disposition d’un confort minimal impliquant une consommation mesurée de ressources. Ce droit s’oppose aussi à lui-même, puisque plus nous laissons grandir notre nombre, plus demain nous devrons prendre de gré ou de force des mesures pour le restreindre. Dit plus simplement, le droit au nombre s’oppose à une société agréable et durable.

Nous sommes désormais plus de 7 milliards, mais savons-nous seulement de quelle superficie de terre habitable dispose chaque être humain pour produire tout ce qu’il consommera durant sa vie et absorber tous ses déchets ? Nul débat sur la population mondiale n’est pensable sans connaître la réponse à cette question.

Editeur : Le sang de la Terre, 15,20€. Livre collectif, préface d'Yves Cochet.

Lire (biosphereouvaton)

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Voici la vraie écologie qui se réveille car les tabous, tous culturels, n'ont pas lieu d'être en écologie. Mais que les solutions proposées soient humanistes, c'est ce qui distingue l'écologie des dogmes forcément aveugles.

Télécharger le diaporama de présentation (à faire circuler, merci)

Plus haut que mes rêves (Nicolas Hulot)

Présenter ce livre lors de sa sortie n'était pas facile car la plupart des articles traitaient des différents entre N Hulot et EELV. C'est vrai, il y a plusieurs façons d'être écolo (ouvert, fermé -beurk-, de gauche, de droite, ni l'un ni l'autre, ...) et on peut affirmer que Nicolas est un écolo.

Nous avons enfin trouvé un bon article, où l'on comprend que l'écologie, selon NH, est une façon de retrouver une vraie liberté de penser. Et ça nous plait !

Lire (vansring)

NH invité à "On va tous y passer" sur France Inter

 

Chez Calmann-Lévy, 18€. Commander (sur Amazon)

Ils l’ont fait et ça marche ! Comment l’écologie change déjà la France, et autres livres à offrir.

La transition écologique n’est pas seulement souhaitable, elle est déjà en marche. Au-delà des discours politiques et des bonnes intentions, partout en France des citoyens comme des élus innovent pour rendre dès maintenant la vie plus verte et plus douce.
Efficacité énergétique, développement de l’économie sociale et solidaire, habitat participatif, réduction des déchets, pépinière d’éco-entreprises… Ces acteurs du changement mènent des expériences de proximité qui ne demandent qu’à s’étendre à une échelle plus vaste. La phrase clé pour résumer ces initiatives de terrain ? « Ils l’ont fait et ça marche ! »
C’est un véritable laboratoire qui nous est ici donné à voir, fourmillant de pistes d’avenir pour une société nécessairement moins polluante mais aussi plus collaborative, inter- générationnelle, démocratique. En un mot : désirable.
Et aussi :
- Petit bréviaire écolo
L’écolo de service peut rarement passer une soirée tranquille. Dès qu’il est repéré, une...

Lire (lespetitsmatins)

 

Toutes les idées géniales qu'on a piqué à la nature.

Qui a inventé ... la fermeture éclair ? ... le détecteur d'incendie ? ... le verre antireflet ? ... la climatisation ? ... les semelles antidérapantes ?

 

Des inventeurs fameux, certes, mais qui ont tous eu pour muse Dame Nature !

Du fruit de la bardane au brevet de la fermeture Velcro, de la graine de pissenlit à l’invention du parapente, de l’aération des termitières à la climatisation, des plantes carnivores au papier tue-mouches, … il n’y a qu’un pas, souvent ingénieux, parfois encore à l’état de prototype. Mais une chose est certaine, dans tous les cas, la muse du savant est bien la nature !
Un sujet riche, qui passionnera petits et grands, se prêtant une fois de plus parfaitement à l’imagination et à l’humour de Roland Garrigue.

Lire (LPO)

La Hulotte n° 100.

Elle ne hulule que deux fois l'an, pour raconter en dessins et en mots “les petits mystères des grands bois”. Vrai travail d'orfèvre, la revue naturaliste sort son centième numéro. Dixit Télérama.

Le journal le plus lu dans les terriers : 150 000 abonnés ! Il y a une annonce quelque part sur le site depuis belle lurette (mais où, quel foutoir !).

Lire (lahulotte)

J'ai souvenir d'avoir lu les 1ers n° chez un copain dans les années 70, c'est toujours aussi attachant, formidablement intéressant et finement humoristique. Très rare.

Dans la colonne de droite, allez fureter dans la rubrique "cadeaux",

La mystique de la croissance, comment s'en libérer, de Dominique Méda.

Et vous avez accès à un résumé du livre !

Flammarion 2013, 268 pages, 17 euros.

Les considérants écologiques de Dominique Méda sont les mêmes que ceux qui sont généralement admis : risque climatique, disparition des ressources fossiles, réduction de la biodiversité, pollutions diverses, risque nucléaire. La conséquence devrait être partagée  par tous : « L'humanité est au bord d'une série de catastrophe si rien n'est fait. Ces catastrophes ont été annoncées par de nombreux scientifiques de tous bords et de toutes appartenances depuis des années… ». Plus nous tardons, plus les nuages s’amoncellent au-dessus de nos têtes. Dominique Méda glisse en passant : « Mais après tout, rien n'empêche un peuple de préférer la disparition à la survie à tout prix. »

Nous sommes pris dans une contradiction majeure entre le  court terme et le long terme. A très court terme, les mesures d’austérité destinées à désendetter nos pays nous étouffent et rendent le retour à la croissance absolument nécessaire. D’où les prières qui tournent en boucle dans les discours officiels : « Sainte croissance, nous vous en prions, revenez ! » Il nous faudrait accepter l’idée que la croissance ne reviendra pas  et comprendre que ce n’est pas une mauvaise nouvelle. Le résumé en 6 thèmes :

1/6) les fondements obsolètes de l'économie et de la sociologie
2/6) Un PIB fait pour nous tromper
3/6) Une nature extériorisée à protéger
4/6) Une croissance désirée mais inopérante
5/6) Quelques pistes de solutions
6/6) Conclusion : réduction des inégalités et autonomie individuelle

Lire le résumé, ~ 3 pages (biosphere)

 

Personnellement, nous pensons que D Méda est à mi chemin de la politique classique et de l'écologie, notamment sur l'équation homme-nature encore faible et floue. Ne boudons pas notre plaisir : bon début, surtout si d'autres têtes pensantes s'y mettent aussi.

Ras-le-bol des écolos, de Maud Fontenoy.

Plon, 240 pages, 16,50€.

Tout d'abord, nous considérons que le lecteur est adulte. Certains diront que M Fontenoy est "de droite", nous on s'en fiche, dès qu'il y a des idées à débattre sur l'écologie on vous en parle. Bien sûr que nous avons quelques réserves (sur le nucléaire principalement *), mais face à d'autres courants écologistes dont certains disent "relever le flambeau de la lutte de classe", Maud Fontenoy n'est pas plus pas moins critiquable. L'écologie est plurielle, c'est de la confrontation d'idées aujourd'hui que naîtra la société de demain, et ce livre fait partie du débat.

Enfin, le titre du livre est très mal choisi, sauf si c'est pour attirer à l'écologie des gens qui lui tournent le dos. Après tout, d'autres auraient pu avoir avoir cette idée ! Surtout ceux qui n'aiment pas l'écologie grincheuse.

 

Voici les seules critiques sur l'écologie "médiatisée" : quelques phrases sévères à l’encontre des professionnels du parti écologiste : « Stop aux manœuvres politiques, aux dessous-de-table et autres accords trompe-l’œil pour s’assurer un siège, un poste ou une circonscription ! », « L’écologie politique n’est plus que le pâle reflet d’un mouvement utopiste qui jadis nous a fait rêver et qui aujourd’hui, vide d’idées nouvelles, tente de survivre en négociant avec la gauche. Comme si penser au bien-être des hommes en se préoccupant de préserver les ressources naturelles de notre planète était la seule affaire du socialisme. »

Lire (agoravox)

Lire (maudfontenoyfondation)

 

* A propos de nucléaire et si je devais être pro-nucléaire, la filière uranium (dangereuse et polluante) a été choisie car elle permettait de construire des bombes. La filière thorium (au point depuis les années 60) est moins polluante, moins dangereuse (la machine ne peut s'emballer), et le thorium est 4 fois plus abondant. Mais elle n'a aucun intérêt militaire, voila qui relativise les discours des uns et des autres : ils ne sont pas pro-nucléaires, ils sont pro-bombe.

Toxique planète, de A Cicolella.

Anthropocène, 320 pages - 19.00 € TTC.

Aujourd’hui, 2 décès sur 3 dans le monde sont le fait des maladies chroniques (maladies cardio-vasculaires ou respiratoires, cancers, diabète…). En France, ces maladies progressent 4 à 5 fois plus vite que le changement démographique. Le cancer touche 1 homme sur 2 et 2 femmes sur 5. Les coûts générés font imploser les systèmes de santé.
Face à cette catastrophe sanitaire, il est temps de réagir. Les maladies chroniques ne sont ni un simple effet du vieillissement ni une fatalité : notre environnement moderne est en cause. Des milliers de molécules chimiques l’ont contaminé mais aussi la malbouffe, la sédentarité, la pollution urbaine, le travail précaire et stressant et les inégalités au Nord comme au Sud.
La découverte des « perturbateurs endocriniens », la mise en évidence d’une transmission de cet héritage toxique aux générations futures révolutionnent la pensée scientifique et réclament de nouvelles politiques de santé à l’échelle mondiale. Au-delà d’un constat fondé sur les références scientifiques les plus solides, André Cicolella livre des clés pour l’avenir : oui, les maladies chroniques peuvent reculer, à condition de repenser notre façon de vivre, de consommer et de travailler !

"Jobs à la con". De David Graeber.

Ce n'est pas un livre mais un pamphlet d'un anthropologue américain. Hélas indisponible en français, nous vous invitons à lire les commentaires sur Slate.fr, qui vous renvoie sur le site du pamphlet.

Et essayez une traduction google : soit en installant un add-on dans votre navigateur, soit en tapant le nom du site sur google et demander une traduction en ligne.

La où croît le péril ... croît aussi ce qui sauve. D'Hubert Rives.

Hubert Reeves qui consacre désormais une bonne partie de son temps à oeuvrer pour une prise de conscience écologique. Un combat qui constitue l'objet même de son dernier ouvrage Là où croit le péril... croît aussi ce qui sauve *, tout juste paru au Seuil. Pour tenter d'approcher un débat qu'on peine toujours à débarrasser de ses oripeaux idéologiques, le célèbre professeur de cosmologie convoque l'ensemble des connaissances scientifiques disponibles pour examiner de très près l'avènement de la vie dans l'Univers, et plus précisément sur Terre.
Il observe cette belle histoire qui a conduit à une moins belle histoire. Celle d'une espèce, la nôtre, qui a eu, aujourd'hui comme hier, des rapports si conflictuels avec son environnement qu'elle l'a progressivement détruit au risque de briser l'équilibre fragile auquel elle doit sa survie. Car, même si tout s'est accéléré avec l'ère industrielle et la société de consommation, pour Hubert Reeves, l'affaire ne date pas d'hier, loin de là.
Malgré tout, l'astrophysicien pense déceler, dans une série d'évolutions sociétales, d'initiatives et d'expériences individuelles apparues depuis la première moitié du XIXe siècle, un "réveil vert" qui pourrait constituer notre planche de salut.

Seuil, 180 pages, 17 euros (à lire et offrir).

Lire (lepoint)

Petit manuel de transition.

Ce petit livre va bientôt sortir (donc pas lu), voici ce qu'en dit Attac :

Les propositions présentées dans ce nouvel opus s’inscrivent dans un choix de société qui pose les bases d’une véritable émancipation humaine. Du local au global, à court terme ou à plus long terme, elles s'articulent autour de 6 grands thèmes : mettre au pas la finance ; refuser la menace de la dette, l’austérité et la compétitivité ; engager la transition écologique ; relocaliser ! ; aller vers la justice sociale et l’égalité réelle ; en finir avec l’oligarchie, étendre et approfondir la démocratie. 95 pages, 6€

 

Pour nous, le point central est : transition écologique et relocaliser. Le reste est affaire de choix politiques, d'acceptation ou non du système économique, le réformer, le révolutionner ou en faire naître un autre.

Lire (attac)

L’expérimentation pour renouveler les politiques publiques ?

L’idée d’«evidence-based policy», ou politique par la preuve, a rencontré aux cours des dernières années un écho de plus en plus fort. Cet intérêt s’est traduit par un développement considérable de méthodes d’évaluation permettant d’identifier l’impact des
politiques publiques. Les conditions nécessaires à la mise en œuvre de ces méthodes ne sont
cependant pas toujours réunies, et leur réalisation nécessite une grande rigueur.

Télécharger

Ce petit document vous aidera à comprendre qu'une décision de dépense publique ne peut plus se baser uniquement sur les rêves d'un élu ou d'un décideur. Enfin une démarche salutaire.

Un million de révolutions tranquilles (Bénédicte Manier). Lasse d'entendre qu'aucune alternative n'était possible au libéralisme économique, Bénédicte Manier, journaliste, a pris son bâton de pèlerin et sillonné la planète. Les fruits de son périple sont exaltants ! Il existe bien de par le monde des citoyens qui ont mis en place d'autres manières de consommer, de commercer, d échanger, de cultiver, de vivre... qui se sont affranchis du modèle consumériste, créant parfois leur propre monnaie, leurs banques, gérant eux-mêmes leur approvisionnement en eau et en énergies, reverdissant le désert ou organisant de nouvelles façons de travailler ensemble. Ces multiples initiatives, l'auteur les décrit. Il n y a que des citoyens ordinaires mais animés d'une volonté extraordinaire qui tentent de répondre aux problèmes qui leur sont posés localement (manque d'eau, de nourriture ou de logements, terres polluées...). En Inde, en Afrique, aux États-Unis, en Europe, ce livre dessine ainsi les frontières de cet "autre monde possible".

 Lire et commander (lecologiste) le lien n'est plus actif, désolé. Allez sur le site "L'écologiste".

Un projet de décroissance.

Décroissance, le mot qui tue. Parce que personne ne veut entendre quelque chose de raisonnable. Juste une question : avez vous entendu un seul politique, un seul économiste parler d'autre chose que de croissance ?

Non : la réponse est simple parce que le système actuel ne peut fonctionner autrement que la grenouille de la fable : jusqu'à ce que ça éclate.

Avez vous entendu parler d'un système qui serait stable et fonctionnerait ? Non, et bien commençons.

Voici 4 articles (sur le site projet-décroissance):

- La décroissance, mode d'emploi (par Hervé kempf). Lire

- La liberté de consommer est une illusion bien cher payée. Lire
- Faire payer le prix réel de ce qu’on consomme. Lire
- La transition est en marche ! Lire

Vous trouverez les références dans les articles. Ils ne disent pas combien coûte le bouquin, certainement entre 15 et 20 €.

 

Un investissement sûr et pas cher pour commencer à penser sans œillères.

L'écologie des autres, par Ph Descola.

En décembre 2012, Philippe Descola s'est vu attribuer l'une des consécrations les plus significatives du milieu scientifique français : la médaille d'or du CNRS. Ce prix qu'on lui décerne, Ph. Descola le doit à un ensemble de recherches d'une visée extrêmement audacieuse. La théorie de l'anthropologue pourrait aboutir ni plus ni moins qu'à un bouleversement complet du paradigme même de l'ethnologie : l'anthropocentrisme.

 

La principale thèse défendue ici est que la pensée dualiste occidentale opposant la nature aux cultures marque profondément l'ensemble des sciences modernes occidentales. Plus que cela même, le dualisme nous est présenté comme une condition nécessaire à l'apparition de la pensée scientifique moderne. La plus large partie du texte s'attache à démontrer que l'ensemble de la théorisation et de la praxis scientifiques sont organisées autour d'une opposition entre le naturel et le culturel. D'abord par une segmentation très explicite entre sciences de la nature et sciences de la culture, la délimitation entre ces deux champs s'établissant aussi bien du point de vue des méthodologies que de l'organisation institutionnelle de la recherche; ensuite au sein de l'anthropologie, par un éloignement progressif entre anthropologie sociale et anthropologie physique, dès la fin du XIXème siècle.

 

Philippe Descola, L'écologie des autres. L'anthropologie et la question de la nature, Paris, Éditions Quae, coll. Sciences en questions, 2011, 110 p. Lire (developpementdurable).

 

Nous reconnaissons que ce n'est pas tout à fait un livre "grand public" mais l'écologie est une affaire très sérieuse : l'humanité n'est pas en dehors de l'écosystème planétaire, se croire "deus ex machina" est une erreur fondamentale des philosophies conventionnelles.

L'économie verte en 30 questions. Alors que le chômage ne cesse de progresser, la tentation est grande de considérer que l'environnement peut attendre. Comme si les impératifs de court terme - relancer l'économie et l'emploi - s'opposaient aux enjeux de long terme - lutter contre le changement climatique, réduire notre dépendance énergétique.
Bien au contraire, la triple crise économique, sociale et écologique nous invite à questionner les finalités de l'économie. Que doit-on produire ? En mobilisant quelles ressources ? Avec quels résultats ? Comment aller vers un nouveau plein emploi ? Et comment produire de quoi nourrir, loger, vêtir, déplacer, éclairer les neuf milliards d'hommes et de femmes que comptera demain notre petite planète tout en respectant ses limites ? Bref, penser un modèle social qui soit juste, soutenable et désirable.
C'est à ces questions que répond ce hors-série poche. Il dresse un état des lieux détaillé de la crise écologique. Il donne des clés pour rendre notre économie plus durable. Il s'interroge sur les instruments à mobiliser pour réussir la transition.

Alternatives économiques, en kiosque actuellement (Mars 2013, 9,50 euros) / Commande en ligne

Cultiver la biodiversité pour transformer l'agriculture des pays du sud.

Comment la biodiversité végétale cultivée peut-elle contribuer à la transformation, et à « l’écologisation» de l’agriculture des pays du Sud ? Cet ouvrage collectif de synthèse du Cirad présente des avancées scientifiques multiples, issues de nombreux travaux de terrains dans les pays du Sud, dans tous les domaines qui touchent l’agriculture (agronomie, amélioration des plantes, protection des plantes, systèmes de cultures, innovation et appropriation du vivant, etc.), afin d’intensifier les processus écologiques dans les parcelles cultivées et à l’échelle des paysages ruraux. Ce livre est le premier d'une série d'ouvrages collectifs annuels sur les thématiques de recherche phare du Cirad. Lire + vidéo (cirad)

Coll. Synthèses, Ed. Quae 40€ (ou 26€ en téléchargement ici)

 

Les agriculteurs français auraient aussi beaucoup à apprendre des principes développés dans ce livre.

Changeons d'énergies, par l'association Négawatt.

Ce petit livre est destiné à tous ceux qui souhaitent saisir les enjeux de l’énergie et en décrypter la complexité, se défaire des idées reçues et connaître les propositions aussi novatrices que de bon sens portées par l’association négaWatt. Un mode d’emploi écrit avec pédagogie et clarté pour aider ceux qui, convaincus par la justesse de ces idées, veulent les mettre en pratique et mieux les faire connaître.
Face aux crises majeures de l’énergie et du climat, le vrai risque serait de continuer comme avant, de faire la politique de l’autruche ou de se sentir dépassé. Prendre le problème à bras le corps et changer de modèle énergétique est au contraire une chance, une formidable opportunité qui nous conduira à une société plus équilibrée, plus juste, plus humaine. C’est sans aucune crainte qu’il faut s’y engager – et vite !
Ce message d’espérance n’est ni un acte de foi, ni une vue de l’esprit. Délivré par quelques dizaines de professionnels de l’énergie réunis depuis plus de 10 ans au sein de l’association négaWatt, il est le fruit de leur expérience de terrain et de leur expertise.

Lire (cdurable).

Changeons d’énergies : transition, mode d’emploi - Rédaction : Association négawatt - Coédition Actes Sud / Colibris / Association négaWatt - Collection : Domaine du possible - Février 2013 - 112 pages - Prix unitaire public : 10 €

Croissance et Ecologie, concilier l’homme avec la société de demain.

La décroissance, préalable à toute intervention écologique ?
Peut-on être écologiste en 2013 ? C’est la question que pose Alban Vétillard, ingénieur Centralien, chef de projet dans l’aéronautique , dans un livre qui vient de paraître aux éditions Sang de la Terre qui a pour titre "Croissance et Ecologie, concilier l’homme avec la société de demain". Et qui s’interroge, nous interroge sur la finalité de l’écologie. La science des interactions entre l’homme et son milieu induit une utilisation rationnelle des ressources naturelles. Celles-ci ne sont pas infinies et la religion de la croissance ne peut aboutir qu’à leur épuisement.
Lire la suite (legrandsoir). L'interview vaut vraiment le détour.

 

Voici donc un regard qui ne part pas de la philosophie mais d'un point de vue plus "technique", avec des arguments beaucoup plus efficaces. A la lecture de ce livre, plus aucun économiste ou politique ne devrait pouvoir s'entêter à "relancer la croissance", expression qui est en train d'acquérir sa place dans le dictionnaire des idées ridicules.

Victimes silencieuses, un livre de Samir Mejri sur la vivisection (à télécharger)

Ce livre est disponible au téléchargement, nous l'avons repris du blog Animalia où vous trouverez beaucoup d'informations sur le monde animal. Ce livre a presque 20 ans mais est encore d'actualité (au moins autant que les Mémoires d'outre tombe de Chateaubriand).

Télécharger 101 pages au format pdf. Extrait (2 pages "réalistes") :

Fin de l’Occident, naissance du monde (Hervé Kempf).

Editions du Seuil - Date de parution 03/01/2013 - 156 pages - Prix : 15.00 €

"Regardons de face le cœur du problème qui se pose à la société humaine en ce début du XXIe siècle : les contraintes écologiques interdisent que le niveau de vie occidental se généralise à l’échelle du monde. Il devra donc baisser pour que chacun ait sa juste part. Autrement dit, l’appauvrissement matériel de l’Occident est inéluctable".

 

Six idées fortes sont exposées dans ce livre :
- Appauvrissement matériel : les pays riches doivent s’organiser pour réduire leur consommation matérielle et énergétique.
- Espace écologique : la clé géopolitique du XXIe siècle sera le partage de l’espace écologique planétaire.
- Bio-économie : l’économie va se structurer en fonction de l’utilisation économe des ressources bio-écologiques.
- La force paradoxale de l’Europe : l’Europe a l’avenir devant elle. Parce qu’elle est plus sobre, plus juste et moins agressive que les autres superpuissances. Sa faiblesse fait sa force.
- Le retour des paysans : les paysans vont redevenir une des couches sociales les plus indispensables et les plus porteuses d’avenir – et d’abord pour créer de l’emploi.
- Réduire les inégalités : une diminution drastique des inégalités, tant à l’échelle mondiale qu’au sein de chaque pays, est indispensable pour parvenir à l’équilibre écologique.

 

L'an dernier, j'ai reçu un mail d'un écologiste qui disait, avec 3000 € mensuels, être dans le rouge le 20 du mois. A moi vivant avec 15% de cette somme sans gros problème (mais il faut savoir tout faire), je vais fortement lui conseiller de lire, comprendre et appliquer à lui même ce livre avant de se présenter à quelque élection ou poste à responsabilité.

 

La Nature en France Ce guide grand format de 400 pages et 2500 illustrations en couleurs propose 100 itinéraires de découverte de la nature en France classés par région (p. 8 à 75), et comprend un guide d'identification des oiseaux (p. 76 à 136), des mammifères (p. 137 à 156), des poissons mollusques et crustacés (p. 157 à 180), des amphibiens et reptiles (p. 181 à 190), des arbres (p. 191 à 228), des plantes sauvages et arbustes (p.229 à 306), des champignons (p.307 à 336), des insectes et araignées 'p. 337 à 364), des roches et des minéraux (p. 365 à 376) et enfin deds nuages (p.377 à 385) ! Le tout avec un glossaire et un index (p. 386 à 400). Commander (ecologiste), 28,00 €.

Bref, un tour de force réalisé par une équipe de huit naturalistes de haut niveau pour un livre très agréable à lire et à utiliser. Vraiment indispensable !

Merci la Terre de Alain Hervé. Vous êtes écologistes ? Vous devez le lire. Vous ne l'êtes pas ? Vous le deviendrez sans doute. Commander. 4,90 €.

Nous sommes bipèdes, nous sommes mammifères, nous n'avons ni ailes, ni nageoires, nous sommes plus de sept milliards. Nous nous appelons les hommes. Nous habitons une planète que nous appelons Terre, une planète qui abrite un curieux phénomène : la vie. Une planète que nous voyons de moins en moins, enfermés que nous sommes dans nos appartements, nos villes, nos voitures, notre univers aménagé par nos techniques. Mais, de l'autre côté de la vitre de la maison humaine, la planète est là, immense, silencieuse, obéissant aux forces gigantesques qui régissent la matière dans l univers. Nous avons l'impression d être l espèce vivante la plus évoluée. Nous avons tendance à croire que la planète nous appartient. Nous allons jusqu'à dire que la planète est en danger. La planète n'est pas en danger. C'est l'humanité qui s'est mise en danger. Nous traitons toutes les autres espèces vivantes et la nature elle-même comme si elles étaient notre propriété. Mais nous sommes arrivés au point où, par notre inventivité, notre industrie, par notre nombre, nous commençons de perturber le fonctionnement de la nature et de la vie. Nous le mettons en péril. Nous devons admettre que nous entrons dans l'âge écologique, que nous le voulions ou pas. Depuis quarante ans, il faut constater que le seul progrès philosophique, moral, politique, social résulte de la réflexion écologique. Les vieilles étiquettes politiques deviennent secondaires. Nous sommes tous écologistes ou nous disparaîtrons.

La simplicité volontaire. 5€, un "best seller" canadien. 5€, un "best seller" canadien. Lire (et commander en bas de page).

Dans cette revue, le concept de simplicité volontaire prend peu à peu corps, tant par les différentes définitions proposées qu’à travers les nombreux témoignages de la pratique quotidienne de simplicitaires.
Le changement de mode de vie se construit progressivement par l’expérimentation personnelle, et parfois aussi grâce au soutien des membres d’un groupe de simplicité volontaire, pour atteindre tous les domaines de l’existence, avec une radicalité plus ou moins profonde.
Sans occulter les « points durs » qui peuvent empêcher de s’engager vers une vie plus simple ainsi que les difficultés rencontrées lors de ce cheminement, cette revue veut soutenir chaque lecteur dans sa prise de conscience et l’encourager à tenter sa propre aventure de la simplicité volontaire.
Sommaire de la revue
Préface 5
Éditorial 7
Définition : un art de vivre mieux avec moins 9
Les portes d’entrée de la Simplicité Volontaire 14
Vivre plus simplement : j’accepte ou je refuse 15
Vivre plus simplement, une porte ouverte vers… 19
La Simplicité Volontaire en groupe 21
Les mouvements proches de la Simplicité Volontaire 26
Témoignage : de la simplicité subie à la simplicité choisie 31
Comment parler de la Simplicité Volontaire autour de soi 36
Un peu de lecture pour trouver son chemin ? 40
Les Amis de la Terre et la Simplicité Volontaire 43

La crise et moi.

Passer au Kärcher toutes les idées reçues est aujourd'hui plus nécessaire que jamais.

Parler d'économie aujourd'hui suppose de tout remettre sur la table. Aucune question ne doit être éludée. Aucune réponse ne doit être considérée comme acquise d'avance. Anne-Sophie Jacques choisit ici de poser quelques questions-clé. Si la France faisait défaut, serait-ce vraiment une catastrophe ? L'évasion fiscale, est-ce seulement Liliane Bettencourt et Johnny Hallyday ? Passer au Kärcher toutes les idées reçues est aujourd'hui plus nécessaire que jamais. Ce livre, qui appelle au scepticisme face au matraquage, pourrait s'avérer cruellement nécessaire dans les mois qui viennent.

Journaliste, Anne-Sophie Jacques est "éconaute" du site arretsurimages.net

10 € + frais de port. A commander ici (presssagrun). Lire un extrait.

 

Un million de révolutions tranquilles.

A offrir pour les fêtes de fin d'année. Sinon on vous fusille à l'eau tiède.

(On aime bien le titre). Qui sont-ils ? Ce sont tous des citoyennes et citoyens ordinaires. Ils vivent dans de petits villages d’Asie, d’Amérique latine ou d’Afrique, ou dans des villes comme New York ou Tokyo. Ils viennent de milieux sociaux très variés, ne se connaissent pas entre eux, ne sont pas célèbres et certains sont illettrés.

Ce livre est la chronique de ces transformations de terrain. Il ne les répertorie pas toutes – elles se comptent probablement par millions de par le monde – mais il en détaille simplement quelques-unes, très significatives, et explique en quoi elles répondent à de nouvelles aspirations. Lire (cdurable)

de Bénédicte Manier - Editions Les Liens qui Libèrent - Date de publication : 6 novembre 2012 - 325 pages - Prix public : 22,90 €

 

Les Bidochons sauvent la planète.

Par Binet

La BD de la beaufitude épanouie ou crispée (selon vos affinités). 15 € (à peu près) dans toutes les librairies et hyper marchés.

Les fêtes approchent, voici une idée de cadeau marrante. N'oublier pas de donner l'adresse de notre site (http://www.lavieduboncote.info) pour faire comprendre qu'il y a d'autres façons de fonctionner "écolo". Merci.

Interview de l'auteur.

Nous avions publié un extrait de la BD cet été : voir

 

L'illusion financière. Gaêl Giraud, ex- mathématicien au service des trader s'est  dégoûté à en devenir jésuite.

Toutes proportions gardées (le meurtre en moins), les traders fous sont socialement presque aussi dangereux que les djihadistes, comme l’avait un jour subodoré l’universitaire américain Benjamin Barber.

une question se pose. Comment se fait-il que ces choses si bien vues et décrites par les cinéastes et les romanciers ne soient pas mieux prises en compte par les commentateurs pressés, les économistes médiatiques, les politiciens sermonneurs ? D’où vient ce décalage ? Comment la pensée dominante parvient-elle à se murer dans un tel aveuglement ? En effet, ce n’est pas aux financiers mais bien aux citoyens ordinaires qu’on fait quotidiennement la leçon (austérité punitive, admonestations moralisatrices, etc.), en feignant d’oublier que nos démocraties sont aujourd’hui à double fond. Sous la croûte des apparences délibératives (la dette, les contraintes de compétitivité, la crise et tout le tintouin) grouille un petit monde de malfaiteurs en cravate. Il est aussi minoritaire dans l’univers des banques que les salafistes au sein de l’islam, certes, mais il est agissant et même « tendance ».

Éditions de l’Atelier, 176 pages, 17 euros. Lire (altermonde)

Le manuel des jardins agro-écologiques, Soigner la terre, mieux nourrir les hommes. Préfacé par son inspirateur et président d’honneur de l’association Pierre Rabhi, le "Manuel des jardins agroécologiques" s’est construit selon la trame de notre formation “Mon potager agroécologique”. 190 pages à la fois pratiques et éthiques sur l’agroécologie du Nord au Sud.

Vous pouvez L’ACHETER EN LIGNE   ou télécharger le BON de COMMANDE  (29 €)

L’âge de l’Homme : Construire le monde de demain à l’ère de l’Anthropocène..

L’Âge de l’Homme de Christian Schwägerl. Date de publication : 13 septembre 2012 - 320 pages, Prix public : 25 €.

Une seule espèce, en l’occurrence la nôtre, transforme de manière irréversible et sur le long terme la Terre, ses procédés biogéochimiques et donc les bases de son existence.

Les résultats de la science après deux cents ans d’industrialisation montrent la capacité de l’humanité à organiser l’espace de façon créative, mais aussi à détruire de manière dangereuse. Pour la première fois dans l’histoire de la Terre, le futur est marqué de façon substantielle par des actes conscients et inconscients de l’Homo sapiens. Cet ouvrage analyse en détails les nombreux phénomènes de crise de notre temps. C’est aussi un plaidoyer captivant démontrant que nous pouvons encore nous transformer en civilisation viable, créative et libérale. À condition de vivre « plus léger », c’est-à-dire en fonction des besoins réels de notre époque, et de changer de valeurs, de priorités, de façon de nous nourrir, de consommer… Lire

La revue Moins ! sort son 1er numéro.

 En Suisse, mais on peut s'abonner. Ce journal bimestriel, créé sous l’impulsion de militant·e·s du Réseau Objection de Croissance, vient animer les débats politiques romands et nationaux.
Confronté­∙e∙s à la banalisation des questions écologiques et à une cruelle absence de voix critiques vis-à-vis du productivisme et du progrès, Moins! aspire à promouvoir et diffuser les idées de la décroissance. Ce mot-obus, qui s’attaque à la religion de la croissance économique, ne trouve guère de visibilité dans les médias dominants. Quand il y figure, il l’est souvent à mauvais escient (en synonyme de récession) ou de façon caricaturale (cavernes, bougies et calèches !). Il s’agit pourtant d’un courant de pensée qui connait un succès grandissant, en Europe aussi bien qu’en Amérique Latine, au moment même où convergent des crises diverses et profondes – écologique, sociale, économique et morale.
Pour pallier à ce manque, Moins! se propose d’être un cri de contestation et de résistance, mais aussi un espace ouvert à des voix dissidentes, à des sujets et des questions tabous, afin de révéler l’existence de pistes alternatives et devenir un lieu de réflexion (et d’action!) pour construire une façon de vivre ensemble plus égalitaire et solidaire.
Alliant articles d’actualité, témoignages locaux et textes de fond, chaque numéro peut compter sur la collaboration d’une équipe de rédacteur∙trice∙s et de dessinateur∙trice∙s, entièrement bénévoles et réuni∙e∙s par un vif esprit «iconoclaste».

Le sommaire du n° (moins!).

Regrettons simplement que la langue française n'ait pas de genre neutre, ce qui éviterait les éternels "

Bienvenue en Transhumanie.

Aujourd'hui Geneviève Férone nous entraîne en transhumanie, cet Univers où les humains après avoir détruit leur niche écologique vont avoir tendance à s'artificialiser de plus en plus pour créer une sorte d'humanité hors sol pouvant survivre dans toutes les conditions environnementales les plus défavorables...

Il ne suffit pas de manger bio pour changer le mondee

Par Pierre Rabhi. (livre numérique, à télécharger, 4,99€, et bientôt en librairie).
« Ce n’est pas parce qu’on va tous manger bio que le monde va changer. On peut manger bio et recréer nos tares fondamentales. L’aventure humaine ne doit pas se résumer à l’économie d’énergie ou à l’innovation. L’aventure humaine, c’est comment devenir une société qui soit belle, rayonnante, légère. »
Des pistes de réflexion et d’inspiration, que l’on adhère ou pas à sa vision globale.

Lire (rue89, +vidéo).

Printemps silencieux.

De Rachel Carson. Ce livre a 50 ans.

Extrait : «Il y avait un étrange silence dans l’air. Les oiseaux par exemple –où étaient-ils passés? On se le demandait, avec surprise et inquiétude. Ils ne venaient plus picorer dans les cours. Les quelques survivants paraissaient moribonds; ils tremblaient, sans plus pouvoir voler. Ce fut un printemps sans voix... Les générations à venir nous reprocheront probablement de ne pas nous être souciés davantage du sort futur du monde naturel, duquel dépend toute vie.» Ainsi commence le livre de Rachel Carson, intitulé «Printemps silencieux» paru aux Etats-Unis, il y a 50 ans cette semaine. Le livre de la biologiste allait devenir un best-seller dans le monde entier. L’ouvrage, qui demeure une des œuvres fondatrices du mouvement écologiste, dénonçait alors l’utilisation massive des pesticides en agriculture, notamment du DDT. «Le progrès et la liberté.» Alors que le DDT a été synthétisé en 1874 par un chimiste allemand, ce n’est qu’en 1939 que ses propriétés insecticides ont été remarquées. Le DDT a été immédiatement considéré comme le produit miracle qui permettrait d’enrayer... (jdle).

Vous avez tout compris, beaucoup de choses étaient déjà dites il y a 50 ans.

Lire (wikipedia). Réédité en 2009 et 2011.

Comment ratatiner les araignées. Par Catherine Blanc et Roland Garrigue – Éditions p’tit Glénat – 11 €

Le titre, volontairement provocateur, cache une belle petite histoire autour des araignées. Alors que celles-ci sont souvent accusées d’êtres d’effrayantes bestioles, noires, velues et pleines de pattes, les auteurs de l’ouvrage démontrent en finesse toute leur utilité dans une maison. A méditer avant de penser à écraser la prochaine araignée qui se présentera devant vous. Lire (neoplanete). Vous y trouverez d'autres titres pour les enfants.

La bonté humaine, altruisme, empathie, générosité.

De Jacques Lecomte, éditeur : Odile jacob. 22,70 €. (commander).

Un bébé de 1 an, qui vient juste d'apprendre à marcher, se porte spontanément au secours de quelqu'un qu'il voit en difficulté ; lors d'une catastrophe naturelle, il n'y a pratiquement pas de pillages et de violences, mais beaucoup d'altruisme et de solidarité ; notre cerveau contient des zones de satisfaction qui s'activent lorsque nous sommes généreux et des zones de dégoût qui s'activent lorsque nous sommes confrontés à une injustice... Nombreux sont les exemples qui laissent à penser que la bonté humaine serait inscrite au plus profond de nous-mêmes...
Et si, contrairement à ce qu'on a longtemps affirmé, la violence et l'égoïsme - qui existent incontestablement - ne correspondaient pas à notre nature profonde ?
Entre psychologie de l'enfant, psychologie sociale, neurobiologie, économie expérimentale ou anthropologie, "La Tête au carré" reçoit le psychologue Jacques Lecomte, pour aborder ces notions d'altruisme, de générosité et d'empathie.

Ecouter sur France Inter (Matthieu Vidard).

Il y a ceux qui n'arrivent qu'à penser en termes de rapports de forces, et ça nous donne des extrêmes et des extrémismes. Cette autre façon de voir les choses nous vaudra d'être appelés "bisounours" par les précédents. Mais nous avons besoin de ça après les torrents de propos violents, insupportables de xénophobie et de divisions, que nous avons entendus ces derniers mois.

Nous sommes ce que nous mangeons.

de Jane Goodall - Editeur : Actes sud - Collection : Babel - Parution : avril 2012 - 384 pages  Prix indicatif : 8,50€

A 78 ans, Jane Goodall poursuit son combat. Dans Nous sommes ce que nous mangeons, que les éditions Actes sud viennent de rééditer en poche, elle dénonce les aberrations de l’industrie agroalimentaire et lance un plaidoyer pour une alimentation responsable.

Elle accuse la surexploitation des ressources, l’élevage intensif, le ravage des océans, le transport excessif des aliments, et les manières de les produire et de les préparer industriellement tout en les appauvrissant... et propose des solutions immédiates.

Lire (et commander). (cdurable). + vidéos de J Goodall en prime.

Le manuel des jardins agro écologiques.

Editeur : Actes Sud - Date de publication : 2 mai 2012 - 192 pages - Prix public : 29 €

Plusieurs décennies d’agriculture intensive ont contribué à endommager gravement notre “terre nourricière”. Dans le même temps, et malgré l’arsenal de moyens employés, cette agriculture industrielle ne réussit pas à nourrir l’humanité : trois milliards d’humains ne mangent pas à leur faim. De nouvelles voies sont explorées pour relever ce double défi : nourrir l’humanité sans détruire notre patrimoine commun. Parmi les plus prometteuses se trouve l’agro écologie. Située au carrefour de l’agriculture et de l’écologie, elle est tout autant une science qu’une pratique qui se répand à travers le monde et que Pierre Rabhi a largement contribué à faire connaître en France. Elle appelle à un changement total de paradigme : cherchant à comprendre et accompagner les processus vivants pour produire une nourriture saine, sans dépense d’énergie excessive, elle est liée à un profond respect de la vie et replace l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du vivant.

Lire (et commander) (cdurable). Vous y trouverez d'autres titres de la même collection.

Petit traité de la décroissance sereine.

Serge latouche, 1001 nuits. 3,50€ sur Amazon

" La décroissance n'est pas la croissance négative. Il conviendrait de parler d " a-croissance ", comme on parle d'athéisme. C'est d'ailleurs très précisément de l'abandon d'une foi ou d'une religion (celle de l'économie, du progrès et du développement) qu'il s'agit. S'il est admis que la poursuite indéfinie de la croissance est incompatible avec une planète finie, les conséquences (produire moins et consommer moins) sont encore loin d'être acceptées. Mais si nous ne changeons pas de trajectoire, la catastrophe écologique et humaine nous guette. Il est encore temps d'imaginer, sereinement, un système reposant sur une autre logique : une "société de décroissance". " S. L.

 

Le label " développement durable " sert en effet aujourd'hui de caution à celui de " croissance" et toujours au seul bénéfice des entreprises soudain curieusement éprises du concept. Il y a donc anguille sous roche.

Ce qui rend ce livre à la fois formidable et indispensable est la rigueur de sa démonstration - dans une langue accessible et claire, que n'assèchent ni diagrammes ni abondance de chiffres - le fourmillement d'idées minuscules ou grandes à mettre en oeuvre à l'échelle locale pour changer la vie, la force des exemples cités pour nourrir l'argument.
Par exemple que les langoustines écossaises vont se faire décortiquer ... en Thaïlande avant de revenir dans leur pays de cueillette pour y être mises en conserve et re-expédiées sur la planète.
Par exemple qu'en trente ans, dans le Limousin, la culture fruitière et légumière est passée de 6300 hectares à 300 hectares. Les productions de cette région ne pesaient rien face aux concurrentes venues d'ailleurs, bien moins chères pour le consommateur et ce en dépit du prix du transport aérien.

Il nous faut donc de toute urgence, comme cela se fait déjà en bien des lieux qui ont pris des initiatives courageuses, en France, en Italie, apprendre à vivre mieux en consommant moins, renoncer à ces besoins qui nous sont créés de toutes pièces par des entreprises qui consacrent à leur publicité le deuxième budget du monde après celui des armées, relocaliser les échanges et les décisions, réduire l'addiction au travail pour générer des emplois nouveaux, se refuser ces voyages lointains consommateurs d'énergie fossile quand on peut voyager tout près de chez soi sans détruire la planète, réutiliser, réparer, comme faisaient mes grands-parents qui vivaient heureux, recyler d'une manière compatible avec la biosphère etc. Lire (vlamarlere).

Cessons de tuer la terre pour nourrir l’homme ! De Jean Marie Pelt. 201 pages, chez Eyrolles. 13 € (sur Amazone).

Le « Grenelle de l’environnement » a prévu de réduire de moitié l’utilisation de pesticides à l’horizon 2018. Maintes questions se posent en effet depuis des années sur leurs effets sur la santé, et il est tout à fait probable que la disparition totale des abeilles dans certaines régions est due à leur emploi intensif. Aussi doit-on envisager dès à présent le remplacement de ces produits, que ce soit dans les vastes exploitations agricoles, dans les jardins grands et petits des « rurbains », voire dans ces cultures miniatures qui agrémentent les balcons et terrasses des citadins. De nouvelles stratégies doivent permettre à ces adjuvants de la vie, de la beauté et de la fécondité des plantes, qui font aujourd’hui l’objet d’intenses recherches (stimulation des défenses naturelles des végétaux, utilisation de produits peu ou pas nocifs, développement de plantes qui « dépolluent » les sols, symbiose avec des champignons, etc.), d’éviter le recours systématique à des produits chimiques.
Botaniste et fervent écologiste avant l’heure, Jean-Marie Pelt fait ici le point sur l’ensemble de ces perspectives prometteuses et parfois très originales dont certaines sont d’ores et déjà mises en œuvre à travers le monde.

A quoi servent les riches.

Chez JC Lattès. Eh bien, plutôt que de jalouser le patron de Publicis -son méga bonus différé de 16,5 millions d'euros fait tousser-, figurez-vous que l'on devrait s'en réjouir.

Comme on doute que vous l'achetiez, voici quelques pépites :

- Si le riche est riche, c'est qu'il travaille pour devenir riche et que c'est souvent son obsession...  "Cette ambition éternellement inassouvie est facteur de progrès, parce qu'elle est le moteur d'un certain travail, ou plutôt d'un travail certain, la raison d'un dépassement, la motivation d'une prise de risque sans laquelle l'humanité serait resté à l'âge des cavernes ".

- Les têtes de chapitres, qui feraient passer le Conseil de surveillance de Publicis pour un groupe d'affreux gauchistes, sont à l'avenant: "Ruiner les riches, c'est appauvrir encore plus les pauvres"; " La limitation des salaires et des profits est une machine à produire de la pauvreté "; " Moins d'impôt, c'est plus d'argent pour l'Etat et pour l'économie "... Jusqu'à cette citation définitive de la dernière de couverture, que l'on ne résiste pas à vous livrer pour en débattre dans vos think tanks familiaux: " Plus le nombre de riches augmente, moins on aura de pauvres ". Lire (l'entreprise).

Areva en Afrique. Une face cachée du nucléaire français.

De Raphaël Granvaud. Coédition : Agone et Survie , 300pages, 14 €.

Acheter (sortirdunucleaire).

Contrecarrant « le mythe de l’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire », puisque l’uranium alimentant le nucléaire civil et militaire provient depuis longtemps et pour une large part du sous-sol africain, Raphaël Granvaud détaille les conditions dans lesquelles la France et Areva se procurent un uranium au meilleur coût, au prix d’ingérences politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales.
Dans un contexte international d’intensification de la concurrence sur le continent africain, mondialisation capitaliste oblige, Areva obtient un tiers de son uranium au Niger, qui reste pourtant en dernière position du classement des pays selon leur indice de développement humain.
L’entreprise a toujours pu compter sur l’aide active des représentants officiels de l’État français, mais aussi sur l’appui des réseaux les moins ragoûtants de la Françafrique pour sauvegarder son droit de pillage, en échange de leur soutien politique et militaire aux régimes autoritaires amis. L’auteur dévoile enfin les efforts considérables d’Areva pour que les différents éléments de cette réalité et de sa stratégie de dissémination nucléaire ne viennent pas ternir une image de marque qu’elle voudrait immaculée, alors que « l’Afrique sera dans les années à venir le cœur de [son] activité ».

L’agriculture biologique pour nourrir l’humanité

(+++)

Par Jacques Caplat. Ed : Domaine du possible, 22,80 €.

Démonstration : à partir d’une connaissance intime de la réalité de l’agriculture biologique, Jacques Caplat explique les fondements et les pratiques de l’agriculture biologique telle qu’elle a été définie et telle qu’elle est mise en œuvre dans les champs - aussi bien en France que dans le reste du monde et notamment dans les pays tropicaux.

Il confronte une pratique à certaines interrogations, pour apporter des réponses claires : oui ou non, l’agriculture biologique est-elle plus saine, moins productive, plus respectueuse de l’environnement, plus locale ? Quelle peut être sa place dans une agriculture mondiale obnubilée à juste titre par la nécessité de nourrir une population toujours croissante ? Le livre a été conçu de manière extrêmement pédagogique, de façon à être accessible à tous. Il s’adresse aussi bien au consommateur curieux des enjeux réels autour du contenu de son assiette qu’à l’agriculteur souhaitant mieux connaître les bases de la bio ou au citoyen soucieux de pouvoir se positionner sur des débats de fonds comme ceux des OGM, de l’adaptation de l’agriculture biologique aux réalités des territoires en France et dans le monde... Il donne ainsi une vision transversale et globale de l’agriculture biologique en reliant des sujets souvent considérés de manière isolée et traités jusqu’à présent partiellement.

Au fil de son argumentation , Jacques Caplat démontre que l’agriculture biologique est à envisager en tant que projet agricole à part entière, ... Lire (cdurable).

La grande amnésie écologique.

Par Philippe Dubois.

La campagne électorale se déroule à coup de petits mots assassins, à en faire oublier le problème majeur qui nous attend : la crise écologique. Voici un livre qui remet les pendules à l'heure. Editions Delachaux et Niestlé, 12,90 euros.

Philippe Dubois est ornithologue, ingénieur écologue. Son ouvrage « La grande amnésie écologique » nous invite à une prise de conscience, à un travail de mémoire pour éviter le saccage environnemental en cours. Pour l’auteur, parce que le monde n’est engagé qu’à considérer le profit immédiat de toute chose avant le bénéfice d’une exploitation durable de la nature, il est incapable de saisir la complexité et la rapidité des phénomènes environnementaux. Philippe Dubois avance des solutions concrètes pour sortir de l’amnésie. En particulier il est l’apôtre d’une véritable éducation à la nature et à l’environnement, dès le plus jeune âge. Lire et écouter (neoplanete).

Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens.

par Robert Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois. Éditions Presses Universitaires de Grenoble - PUG © 2002. 19 €, disponible Fnac.

Nous sommes en des temps troublés : crise, monde arabe, élections et nous sommes submergés de discours dans les médias et tous ces évènements apportent des informations contradictoires. Lesquelles sont "relativement" vraies et lesquelles sont "relativement" fausses ?

C'est fou le nombre de choses que l'on comprend, lorsqu'on découvre la théorie de l'engagement. Les techniques de manipulation qui en découlent sont à la base du marketing, et les connaître permet d'en déjouer bien des pièges ; mais les implications de la théorie de l'engagement se cachent également derrière chacune de nos décisions.

Que dit au juste cette théorie ? « Seuls les actes nous engagent. Nous ne sommes donc pas engagés par nos idées, ou par nos sentiments, mais par nos conduites effectives ». De fait, si nous tergiversons souvent avant de prendre une décision, pesant patiemment le pour et le contre, une fois la décision prise et transformée en une conduite effective, nous aurons toujours tendance à ne plus la remettre en cause. Et à rationaliser cet acte, à le justifier même si l'on a parfois au fond de nous le sentiment diffus de s'être trompé ou d'avoir été trompé : « l'individu rationalise ses comportements en adoptant après coup des idées susceptibles de les justifier. Nous avons montré, par exemple, qu'une personne amenée par les circonstances à tenir un discours en contradiction avec ses opinions modifiait a posteriori celles-ci dans le sens d'un meilleur accord avec sa conduite (le fait d'avoir tenu ce discours-là) ». Lire (philo5).

Télécharger le résumé (pdf, 15 pages).

Bonne lecture et prenez l'habitude de vous poser la question : où veut vraiment en venir la personne qui parle (ou son commanditaire, dans le cas d'un présentateur radio-télé).

 Changeons de cap, changeons de PAC !

par José Bové. Répondre à la faim de 500 millions d'Européens, réformer la Politique Agricole Commune (PAC). Pour que l'Union européenne retrouve ses paysans et son autosuffisance alimentaire, il faut faire le bilan de la PAC. En 2013, la Politique agricole commune (PAC) doit connaître une vaste réforme. Les discussions sur l'orientation de cette nouvelle PAC sont déjà en cours au Parlement européen et dans chaque pays-membres de l'UE. La PAC représente 42 % du budget total de l'Union, soit 53 milliards d'euros par an. Elle est confrontée à de multiples pressions, notamment les lobbies agroalimentaires européens.

José Bové, vice-président de la Commission agriculture du Parlement européen et spécialiste des questions agricoles au sein de la délégation Europe écologie veut réformer la PAC pour mieux contrôler la chimie et le génie génétique sur le vivant, pour cultiver librement en respectant l'écologie d'un territoire, pour repenser la nature des échanges agricoles internationaux. Le député a collaboré avec Gilles Luneau, grand reporter et spécialiste de la globalisation des échanges et des problématiques de développement durable. Les deux hommes ont déjà travaillé ensemble, notamment pour Paysans du monde (2002) et Candidat rebelle (2007).

Changeons de cap, changeons de PAC !, 240 pages, 16 ?€, José Bové et Gilles Luneau, Collection Manifestô.

 Retour sur Jeremy Rifkin (la 3ème révolution industrielle).

Nous vous avons déjà présenté le livre (3 § plus bas). Il se trouve que ce livre commence vraiment à faire du bruit dans le monde de l'écologie, car c'est la remise en cause de tous les schémas économiques, civilisationnels, relationnels et culturels.

Toutes les théories économiques en application sont individualistes et uniquement compétitives. Le but est de devenir le plus gros, le meilleur, et finalement le seul malgré les lois anti trusts en vigueur. Il y a détournement de la notion de compétition, comme il y avait détournement de la notion d'intérêt général en Urss.

Demain les processus économiques seront basés sur des conceptions à taille humaine, plus locales mais interconnectées (pour la solidarité, la régulation), le partage des savoirs et compétences (l'esprit collaboratif).

Lire le résumé d'un lecteur enthousiaste (ecoloinfo).

Ses autres livres (tout aussi réjouissants, en bas de page, écoutez l'émission).

Ce que les banques vous disent et pourquoi il ne faut presque jamais les croire.

De Pascal Canfin, Les petits matins, février 2012, 5 euros.

 

A la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, je dois négocier les textes qui réglementent, ou qui justement ne réglementent pas assez, la finance : banques, Bourses, fonds spéculatifs, agences de notation... Ce dont je me suis aperçu, c'est que les lobbies bancaires, très présents à Bruxelles comme chacun sait, utilisent une dizaine d'arguments : « Nous ne sommes pas responsables de la crise de la zone euro », « Les banques n'ont rien coûté aux contribuables », « Nous ne spéculons pas contre les Etats »... Je déconstruis ces arguments un à un. Par ailleurs, je montre comment se passent les négociations européennes, ce que défend vraiment la France, loin des discours sur la moralisation du capitalisme. Lire (télérama).

Destruction massive, Géopolitique de la faim,

De Jean Ziegler (Seuil, octobre 2011, 19 €).

36 millions de personnes meurent de malnutrition chaque année dans le monde ! Pourquoi ?
De façon ouverte, généreuse, extrêmement documentée et très pédagogique, Ziegler explique les causes : la spéculation financière sur les matières premières alimentaires, l’utilisation de terres fertiles pour les agrocarburants, l’accaparement d’autres terres par les multinationales pour la culture de produits destinés aux Occidentaux, l’impossibilité pour ces pays d’investir dans des cultures de subsistance à cause de la dette extérieure, les pratiques de dumping agricole approvisionnant les marchés d’Afrique, Asie ou Amérique du sud de produits européens bradés par rapport aux produits locaux.

Lire (lexpress).

La 3ème révolution industrielle.

Par Jeremy Ryfkin, chez LLL (Les liens qui libèrent). 380 pages, 24 €.

 

Une analyse lumineuse et providentielle même en ces temps de périls, de l’avenir de nos sociétés. Nous sommes, selon l’auteur, à la fin d’une ère, celle d’une économie fondée sur les énergies fossiles, le travail à temps plein, une organisation pyramidale des entreprises, une gestion exclusivement marchande du monde... Et nous entrons dans ce qu’il appelle la troisième révolution industrielle qui va bouleverser nos manière de vivre, de consommer, de travailler, d’être au monde. Un livre passionnant qui doit interroger nos candidats aux élections présidentielles.

Ce livre développe la thèse d’une troisième révolution industrielle –que l’auteur appelle de ses vœux-, un nouveau paradigme économique qui va ouvrir l’ère post-carbone, basée notamment sur l’observation que les grandes révolutions économiques ont lieu lorsque de nouvelles technologies de communication apparaissent en même temps que des nouveaux systèmes énergétiques (hier imprimerie/charbon ou ordinateur/ ; aujourd’hui Internet & les énergies renouvelables).

La Seconde Révolution Industrielle se meurt donc. Dans un futur proche, les humains génèreront leur propre énergie verte, et la partageront, comme ils créent et partagent déjà leurs propres informations sur Internet.

Lire (cdurable, vous y trouverez un résumé du livre).

Du bon usage des arbres. A l'attention des élus et des collectivités publiques, un petit cours sur l'arbre, sa gestion, sa culture, son rôle dans la ville, afin qu'il ne soit pas menacé par l'incompétence, le souci de rentabilité, le principe de précaution, le mépris de tout ce qui vit, quand ce n'est pas tout cela à la fois. Plaidoyer pour l'arbre des rues et des parcs. 13,30€ chez Actes Sud, collection Domaine du possible. Lire une douzaine page (sur Issuu).
Le Monde, hors série : Nucléaire.

La catastrophe de Fukushima au Japon, en mars, a tétanisé le monde. L’industrie du nucléaire civil avait connu deux autres accidents importants : Three Mile Island aux Etats-Unis (1979), dont les conséquences furent limitées et maîtrisées, et Tchernobyl (1986) en URSS, dont les dégâts furent exorbitants. Après Tchernobyl, la filière du nucléaire a connu une période difficile jusqu’à ce que la hausse du coût des énergies fossiles amorce sa renaissance dans les années 2005-2010. L’accident de Fukushima, dont, huit mois après, il est encore prématuré de dresser un bilan humain et écologique, a bouleversé la donne. La catastrophe japonaise a fait ressurgir les interrogations sur cette technologie à risques qu’est le nucléaire civil. Commander (boutiquelemonde).

8,90 €.

La revue Circuits courts et cours circuits

A priori, les circuits courts n’ont pas grand chose d’innovant : quel que soit l’enthousiasme 
qu’ils soulèvent, la plupart des formes qu’ils revêtent existaient dans les échanges traditionnels locaux avant que les processus d’industrialisation, l’urbanisation et la grande distribution ne modifient radicalement les liens entre producteurs et consommateurs.

Pour autant, quoiqu’ils soient parfois associés à des démarches atypiques, la plupart des
projets de développement local articulés autour des circuits courts illustrent bien plus
qu’un désir de « retour aux sources », vers des produits locaux incarnant un savoir-faire et un savoir vivre que les jeunes chercheraient à reconquérir pour repenser leur qualité de vie. Télécharger. Le site du réseau Grappe.

Sélection pour les fêtes.

C'est les fêtes de fin d'année, offrir un livre c'est bien. Offrir un livre écolo c'est mieux. Le magazine Cdurable vous propose une sélection : la collection domaine du possible.

- éloge du génie créateur de la société civile. Pierre Rabhi (48 pages, 5€).

- Manger local : s’approvisionner et produire ensemble. Lionel Astruc.

- Du bon usage des arbres : un plaidoyer à l’attention des élus et des énarques. (voir ci dessous).

- La ferme des enfants : une pédagogie de la bienveillance. Sophie Bouquet Rabhi.

- ...Et je ne suis jamais allé à l’école : histoire d’une enfance heureuse. André Stern.

Lire et commander (cdurable).

Et aussi :

- Se soigner sans s’empoisonner, paru aux éditions Élie & Mado, 21 €. Pourquoi il est nécessaire de changer de mode de soins et propose quelques recettes essentielles qui permettent de faire face aux maladies courantes, en particulier celles des enfants et notamment en hiver. Commander chez l'éditeur.

Du bon usage des arbres.

de Francis Hallé - Editeur : Actes Sud, 80 pages, 14 €.

 

A l’attention des élus et des collectivités publiques, un petit cours sur l’arbre, sa gestion, sa culture, son rôle dans la ville, afin qu’il ne soit pas menacé par l’incompétence, le souci de rentabilité, le principe de précaution, le mépris de tout ce qui vit, quand ce n’est pas tout cela à la fois. Un véritable plaidoyer pour l’arbre des rues et des parcs.

 Lire l'article (cdurable). Lire les 1ères pages (issuu).

Se soigner sans s'empoisonner. Par Christian Portal. 248p, 18€. Ed : Elie et Mado.

Depuis quelque temps, les scandales sanitaires et notamment pharmaceutiques sont sur la sellette. Après son précédent livre, Pour une médecine écologique, et surtout celui de Claire Séverac, Complot mondial contre la santé, on a constaté que les problèmes récents rencontrés avec les médicaments n’étaient pas isolés, ni le fait d’accidents industriels. Il apparaît clairement que la santé est une niche économique pour laquelle les risques de dérive sont permanents. Le public a commencé à réagir en se détournant de la consommation médicamenteuse. Les premières alertes font état d’une baisse très sensible du chiffre d’affaires de l’industrie pharmaceutique. La crise de confiance du public peut être passagère mais cet ouvrage fait l’hypothèse d’une mise en péril du système de soins. Celle-ci peut être d’origine démographique, énergétique, médicale et plus vraisemblablement économique. Face à cette rupture, il peut être intéressant de saisir l’opportunité de reprendre sa santé en main.
Après un état des lieux, cet ouvrage indique une réelle progressivité dans la démarche de façon à ne pas s’exposer à des peurs irrationnelles ni à prendre de risques inconsidérés. Il propose également de se constituer une pharmacie familiale à partir de remèdes naturels ou dont l’innocuité est totale.
Ce livre s’adresse à tous ceux qui veulent s’affranchir d’une surconsommation médicamenteuse qui semble inéluctable tout en restant en bonne santé.

L'auteur est l’animateur de deux sites Internet : www.sunsimiao.org, www.medecine-ecologique.info.

Destruction massive, géopolitique de la faim.

Par Jean Ziegler. Ed: Le Seuil, 19 €.

Il n’y a nulle fatalité à la faim dans le monde, affirme Jean Ziegler. L’ex-rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation lui consacre son dernier livre. Et désigne les affameurs.

Loin d’être une malédiction, la faim dans le monde, qui tue 35 millions d’êtres humains chaque année, est «faite de main d’homme». A la faveur d’une parole désormais libérée du devoir de réserve, il y relate son expérience de rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour le droit à l’alimentation, mandat qu’il a exercé entre 2000 et 2008. Un livre coup de poing qui dénonce un scandale, la violation permanente du premier des droits humains: le droit à l’alimentation.

"Vive ma planète",

A offrir aux enfants. Livre CD. « Vive ma planète » à paraître le 31 octobre.
LE COURRIER DU LIVRE JEUNESSE. Livre relié – 104 pages – 24 x 26,5 – 17,90 €.

Raconté la comédienne Séverine Ferrer. Marraine du WWF, cette maman de deux garçons, nous explique pourquoi elle a voulu raconter ses 9 histoires drôles et touchantes pour les bambins, sa vision de la sensibilisation des petits au respect de la planète et son île natale, la Réunion. Lire (neoplanete).

Hold-up sur l'écologie

De Stephen Kerckhove. Ed : Yves Michel, 128 pages, 7,5 €.

 

L’écologie est à la mode. Elle est sur toutes les lèvres, rythme les débats, alimente l’agenda médiatique et recouvre nombre de publicités d’une pellicule verdâtre. Par la magie des mots, les éco-prédateurs revêtent les habits vert-pâle de l’écologie hors-sol.

Avec une étonnante facilité, le nucléaire devient « décarbonné », les pesticides biodégradables, les autoroutes écologiques… McDo, Areva, Monsanto, Total et bien d’autres se retrouvent unis pour survendre l’illusion d’une conversation écologique bien hypothétique. Parallèlement, nombre d’élus optent pour une nouvelle langue de bois verte. C’est ainsi que des Grenelles fleurissent de nulle part et donnent naissance à une croissance plus verte que verte. Un replâtrage de pure façade est en passe de masquer la réalité d’une politique plus que jamais en guerre contre le vivant.Mais derrière les envolés lyriques se cache une réalité moins reluisante qu’annoncée. Le verdissement écologique offre la possibilité aux pires pollueurs de la planète de s’acheter une conscience à bon compte. Lire et commander (agirpourlenvironnement).

Le Chemin de l'espérance De Stéphane Hessel et Edgar Morin. 4,75 €. Editeur : Fayard.

Le propos de ce petit ouvrage de 60 pages est de "dénoncer le cours pervers d’une politique aveugle qui conduit au désastre, d’énoncer une voie politique de salut public et d’annoncer une nouvelle espérance", soulignent ces deux symboles de la Résistance et amis de longue date. "Nous ne proposons pas de pacte aux partis existants", insistent-ils. "Nous souhaitons contribuer à la formation d’un puissant mouvement citoyen, d’une insurrection des consciences qui puisse engendrer une politique à la hauteur de ces exigences". Lire (cdurable).

Les métiers du bâtiment à l'heure du développement durable.

(la RT 2012 en pratique).

Le secteur du bâtiment est responsable de plus de 42,5 % de la consommation d'énergie finale de la France et de près de 28 % des émissions de gaz à effet de serre. Pour réduire cet impact énorme sur l'environnement, les lois Grenelle imposent de nouvelles normes aux constructions neuves et incitent à la rénovation énergétique des bâtiments existants.

Ces évolutions imposent aujourd'hui de profonds changements au bâtiment et à ses métiers. Pour les professionnels du secteur, les enjeux sont majeurs : il leur faut travailler différemment et assimiler rapidement de nouvelles règles et de nouvelles techniques. D'où la nécessité de disposer d'une main-d'œuvre mobilisant de nouvelles qualifications. Au total, un véritable tournant culturel pour tous les acteurs de la filière.

C'est pour accompagner aussi bien les professionnels du secteur que les conseillers emploi et les formateurs que l'AFPA a réalisé cet ouvrage avec l'appui d'Alternatives Economiques. Il dresse un panorama de cette révolution verte, décrit ses conséquences pour chaque métier et présente les formations disponibles.

Voir le sommaire. Acheter (11,40 €, sur Alternatives Economiques).

Menace sur nos neurones.

Par Marie Grosman et Roger Lenglet. Ed : Actes Sud,

 

Alzheimer, parkinson, sclérose en plaques, autisme… Pourquoi le nombre de personnes atteintes d’une maladie neurodégénérative explose-t-il, et pour quelles raisons les malades sont-ils de plus en plus jeunes ? Ce livre révèle que ces maladies se préparent déjà dans le ventre des mères, devenues malgré elles des « mamans neurotoxiques ». Ensuite, tout au long de la vie, nos neurones sont exposés à un cocktail d’agressions capable de diminuer irréversiblement les fonctions de notre cerveau. Ces substances parfaitement identifiées et documentées par les scientifiques, pourraient être bannies de notre environnement si une véritable politique de prévention était menée.
Au moment où ce type de maladie (rien qu’en France près d’un million de malades de l’alzheimer) a été déclaré “cause nationale”, l’enquête-événement de Marie Grosman et Roger Lenglet montre que malgré les connaissances scientifiques, la prévention est gravement négligée.
Études et enquêtes rigoureuses à l’appui, les auteurs démontent le mécanisme d’un “effet d’aubaine” ignoble en faveur de l’industrie pharmaceutique et proposent des solutions face à cette crise sanitaire. (Christian Portal). Interview vidéo des auteurs.

Manuel de transition.

de la Dépendance au Pétrole a la Résilience Locale de Rob Hopkins, Serge Mongeau et Michel Durand. 19€, commander sur Amazone.

Que seraient nos sociétés sans pétrole ? Brutalement métamorphosées… Plus d’ordinateurs, plus de nourriture des quatre coins du monde, plus de voitures ni d’avions, plus de plastique ; nous devrions rapidement réapprendre à produire un nombre incalculable de choses pour assurer notre survie. Mais serions-nous capables d’une telle autonomie ?
Ce scénario catastrophe est loin d’être paranoïaque. Il représente au contraire un avenir proche que nous devrons affronter tôt ou tard. C’est ce que propose ce Manuel de Transition, outil révolutionnaire et inspirant, entièrement consacré aux solutions pour construire dès maintenant des sociétés écologiques et résilientes, capables de s’adapter aux catastrophes que constituent le pic pétrolier et les changements climatiques. Enfin traduit et adapté en français, ce livre accessible, clair et convaincant expose tous les outils, les détails pratiques et les étapes nécessaires pour préparer l’avenir en diminuant radicalement les besoins énergétiques à l’échelle de sa communauté. Lire (ecosociete, vous y trouverez la table des matières du livre).

Révoltons nous C'est le titre (mal choisi, c'est mon avis) du Livre de Francis Lalanne. Il est gratuit en téléchargement (150 pages).

"... je préfère le "nous" responsable au "vous" accusateur", c'est ce qui définit le mieux ce livre d'un artiste ouvert aux idées mais qui souvent s'emporte trop vite. Qu'importe, le livre se lit bien (je n'ai lu que quelques pages). Le site.

Quel futur pour les métaux ?

Auteur : Philippe Bihouix, Benoit de Guillebon. Editeur : EDP Sciences. 300 pages, 39 €.

 

Les métaux, ressources minérales naturelles non renouvelables, sont à la base de notre civilisation industrielle. Moins médiatique que le changement climatique ou les enjeux énergétiques, leur raréfaction sera pourtant un des défis majeurs du 21e siècle : notre modèle de développement, qui repose sur la croissance économique et un accroissement continu du prélèvement des ressources, se heurte à la finitude de la planète.

C’est ce thème qu’a choisi de traiter dans ce livre scientifique un groupe d’ingénieurs de l’association des centraliens sous la direction de Philippe Bihouix et Benoît de Guillebon. À l’issue d’une analyse approfondie et documentée, prenant en compte les enjeux techniques, économiques, sociaux et environnementaux de la raréfaction des métaux, les auteurs mettent à mal les mythes de l’abondance, de la croissance verte et d’une technologie forcément salvatrice. 

Les métaux posent aussi les limites d’une économie circulaire fondée sur le recyclage généralisé. Écrit dans un langage accessible à tous, composé d’un texte principal complété d’une trentaine d’études couvrant des secteurs d’activité, métaux et thèmes transversaux, cet ouvrage est conçu pour répondre aux questions de tous ceux qui veulent comprendre le futur des métaux. (source : Editions Sciences).

Silence, on irradie.  (+vidéos). De Christophe Léon. roman jeunesse, aux éditions Thierry Magnier.

Le sujet : Un village à l'abri d'une centrale nucléaire qui emploie les adultes. Sven se baigne en catimini dans le lac qui borde la centrale, l'eau y est très chaude malgré l'hiver. Un jour une explosion pétrifie tout. Sven, sa petite soeur Siloé et Grégoras, débile léger survivent. Lorsque des chars, des hommes vêtus de combinaisons blanches arpentent le village à la recherche de survivants, les trois enfants se terrent. Ils restent au village, seuls.
Un récit pétrifiant, un brin d'humour, beaucoup de tendresse pour les personnages.
Une sorte de douceur amère se dégage de ce roman. Lire + vidéos (christopheleon).

Pour éviter le Krach ultime. De Pierre Larroutourou, préface de Stéphane Hessel. Editeur : Nova éditions, 255 pages,  Prix public : 15 €.

La dette ? Elle a été creusée par des réductions fiscales qui ont fait perdre, depuis 10 ans, 100 milliards à l’Etat ! Cri du cœur de Pierre Larrouturou qui plaide dans son dernier livre, "Pour éviter le krach ultime" (préfacé par Stéphane Hessel), pour l’arrêt d’une logique néolibérale et d’un monde devenu fou. prédit aussi - et il n’est pas le seul - une crise pire que celle de 2008. Plus que jamais, l’inventeur de "la semaine de 4 jours" prône "le partage du travail" et "un nouveau contrat social". A l’heure où l’Assemblée a voté l’allègement de l’ISF, il estime que l’Etat s’assurerait 100 milliards de recettes fiscales supplémentaires par an s’il revenait à la fiscalité de l’an 2000. Lire (cdurable, avec la préface). Voir la vidéo (terreTV, 3mn), c'est un cours d'économie gouvernementale complet.

La propriété intellectuelle contre la biodiversité De Jack Kloppenburg, Birgit Müller, Guy Kastler, CETIM, Genève, mars 2011. 224 p, 8 €

Cet ouvrage collectif, en établissant un parallèle entre ce qui se passe au Sud et au Nord, dresse un tableau critique des réglementations européennes sur les semences qui ont pour effet de réduire la biodiversité agricole et animale en Europe et présente des modèles alternatifs et participatifs de partage des ressources et des savoirs s’exerçant en dehors du marché et pouvant protéger efficacement la biodiversité, comme des modèles de type « open source ».
Les pays du Sud recensent 80% des ressources naturelles mondiales, attisant la convoitise des sociétés transnationales. Celles-ci sont prêtes à tout pour se les approprier à coup de brevets et autres titres de propriété intellectuelle. Lire (cdurable).

Ecoquartiers, secrets de fabrication.

De Taoufik Souami. Chez Eyrolles, 208 pages 16,15 €.

Les écoquartiers suscitent un intérêt croissant. L'Etat annonce la réalisation d'un écoquartier dans la plupart des communes en 2012. Alors comment fabriquer ces écoquartiers, Quelle est la réalité de ces quartiers? Quels sont leurs secrets de fabrication? Quelles difficultés ont-ils eu à affronter? Cet ouvrage répond à ces questions et présente les grands choix techniques et urbains qui les caractérisent, les montages juridico-financiers qui les ont rendus possibles, leurs écueils, leurs risques, leurs limites.

Le livre est divisé en 6 chapitres:

- Le modèle et la fabrique

- Des prérequis pour initier un quartier durable?

- Les grands choix pour concevoir un écoquartier

- Mobiliser, décider financer

- Réaliser le projet sans trahir

- Du conte de fées au compte de faits

Les bobards économiques

Par Hervé Nathan et Nicolas Prissette. 206 pages, 15 € chez Nathan.

« Les services à la personne vont créer 500 000 emplois », « La France est gagnante dans la mondialisation », « Il faut des stock-options pour tous », « Privatisée, l’entreprise se développera », etc. Il est permis d'en douter, quelques extraits :

Bobard n°1 – « Travailler plus pour gagner plus ». Lire (etvoilaletravail).

 ... Au final, pas d’heures sup’ en +, des emplois en -...

Bobard n°2 – « Les chômeurs ne veulent pas travailler ». Lire (etvoilaletravail).

 ... Le mirage des « offres d’emploi non pourvues ». Ils seraient « vraisemblablement 500 000″... En fait, ce chiffre n’existe pas. Aucune étude à la Dares, ni à Pôle Emploi. ...

Ce livre est incontournable pour décoder ces 10 dernières années. A rapprocher du livre de Pascal Boniface (Les intellectuels faussaires, en page "pipotron"). Faites aussi un tour sur le blog Les décodeurs.

Réédition de "Savoir revivre"

de Jacques Massacrier. Edition du devin, 24,90 €. 200 pages et 500 illustrations.

Ah le beau livre, souvenir de mes 20 ans. Un peu hippie mais un puits d'idées toujours d'actualité, les plus belles recettes pour une vie épanouie et simple. Télécharger le pdf. A lire et offrir, à garder toujours sous la main.

Vous pouvez aussi le consulter sur internet ici.

La vérité sur le nucléaire : le choix interdit .

De Corinne Lepage. 230 p éditeur Albin Michel, 16,15 €.

Moins de trois mois après l’accident de Fukushima, l’ancienne ministre de l’Ecologie Corinne Lepage invite à un "voyage inquiétant" dans l’univers du nucléaire français. "Il faut faire comprendre que la question posée n’est pas celle de l’intérêt du lobby nucléaire mais celle de l’intérêt des Français" explique Corinne Lepage. Le nucléaire "c’est un sujet sur lequel les gens entrent en religion pour ou contre, moi je n’ai pas de religion du nucléaire pour ou contre. Par contre je pense que c’est une mauvaise affaire à long terme pour tous", précise-t-elle. Lire (cdurable).

Voyage dans l'anthropocène.

De Claude Lorius et Laurent Carpentier. Editeur : Actes Sud, 195 p,19,80 €.

Sans le savoir, nous avons peut-être changé d’ère géologique, quitté silencieusement sans fêtes grandioses ni commémoration les onze mille années de l’ère holocène qui, du fait de sa grande stabilité climatique, a vu naître l’agriculture, l’homme industrieux et industriel, ce que nous appelons le “monde moderne”. Nous voilà donc appelés à un nouveau voyage dans un nouveau cadre géologique et climatique : l’ère Anthropocène, ère dans laquelle l’homme est devenu la principale force géophysique capable de modifier son environnement. Lire (actessud). Et petite vidéo sympa (universsciences).

Le bio mimétisme

De Janine M. Benyus aux Editions Rue de l’Échiquier. 23 €.

Dix ans après sa parution aux États-Unis, l’ouvrage de référence sur une discipline révolutionnaire est enfin disponible en français ! Une science qui prend la nature comme modèle, étalon et maître pour inspirer des innovations durables qui façonnent le monde de demain. Lire (cdurable).

 

Plus un poisson d’ici 30 ans ?

Par Stéphane Baucher,éditeur : Les petits matins. 347 p, 18 €.

Si nous ne faisons rien, avant le milieu du siècle, nous aurons vidé les océans de tous leurs poissons. Ce n’est pas une incantation d’écolo mais le résultat d’une étude extrêmement sérieuse publiée dans la revue Science. D’ailleurs, 80 % des stocks sont actuellement en limite d’exploitation, en cours d’effondrement ou déjà disparus.
Pourquoi les fameux « quotas » sont-ils inefficaces ? Est-il normal qu’1 % seulement des bateaux soient à l’origine de 50 % des captures ? Pourquoi l’aquaculture, loin d’être la panacée, constitue-t-elle une impasse ravageuse pour l’environnement ?

 

Manuel de Transition. De la dépendance au pétrole à
la résilience* locale.

De Rob Hopkins, Collection Guides Pratiques, 216 p, 20 €. Interview (audio).
 

Que seraient nos sociétés sans pétrole ? Brutalement métamorphosées… Plus d’ordinateurs, plus de nourriture des quatre coins du monde, plus de voitures ni d’avions, plus de plastique ; nous devrions rapidement réapprendre à produire un nombre incalculable de choses pour assurer notre survie. Mais serions-nous capables d’une telle autonomie ?
Ce scénario catastrophe est loin d’être paranoïaque. Il représente au contraire un avenir proche que nous devrons affronter tôt ou tard. Car allié aux changements climatiques, le pic pétrolier (la fin d’un pétrole abondant et peu cher) exige un changement draconien de nos habitudes de vie, une Transition énergétique qui mettrait fin à notre vulnérabilité collective. Comme nos gouvernements refusent de prendre les mesures qui s’imposent, il nous revient à nous, citoyennes et citoyens, de prendre l’initiative et de nous préparer.

C’est ce que propose ce Manuel de Transition, outil révolutionnaire et inspirant, entièrement consacré aux solutions pour construire dès maintenant des sociétés écologiques et résilientes, capables de s’adapter aux catastrophes que constituent le pic pétrolier et les changements climatiques. Enfin traduit et adapté en français, ce livre accessible, clair et convaincant expose tous les outils, les détails pratiques et les étapes nécessaires pour préparer l’avenir en diminuant radicalement les besoins énergétiques à l’échelle de sa communauté.

Déjà, des milliers d’Initiatives locales ont démarré leur processus de Transition. Planter des arbres fruitiers, réapprendre à la population à cultiver un potager, développer la résilience, réorganiser la production énergétique, développer le transport actif, réapprendre les savoir-faire que nous avons oubliés, telles sont, entre autres, les nombreuses actions concrètes que les citoyenNEs peuvent réaliser au sein de leur village, leur ville, ou leur quartier.
Vous tenez entre vos mains un outil de changement incroyable… Alors, on commence quand ? (texte de écosociété).

* résilience : phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l'événement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression. Sur Wikipédia.

La vérité sur la crise.

Morad El Hattab & Irving Silverschmidt, (Ed. Léo Scheer). 400 pages, 22 €.

71% des Français, soit plus des deux tiers, pensent, sentent, que « le gros de la crise est devant nous. »
Aux Etats-Unis, les causes de la crise financière ont été noyées par les 3300 Milliards $ déversés par la Federal Reserve américaine. Mais les cendres couvent : les prêts immobiliers des banques américaines ne valent pas plus qu’avant mais ils sont camouflés par une comptabilité astucieuse.
La deuxième phase de la crise passe par l’Europe ... Lire (agoravox).

Des souris dans un labyrinthe. Elisabeth Pélegrin Genet. Editions La Découverte. 252 pages, 16 €.

Décrypter les ruses et manipulations de nos espaces quotidiens. Quand on va au MacDo, a-t-on conscience de faire la queue pour obliger le personnel à travailler plus vite ? Que les cuisines ouvertes permettent aux clients d'assurer la surveillance ? Au bureau de poste, les guichets ont disparu pour faire place à une boutique : la Poste est déjà privatisée... En se promenant dans des lieux apparemment banals, on peut décrypter les mises en scène, observer les usages que l'organisation des espaces encourage ou interdit, décoder les incitations à nous comporter de telle ou telle façon. Ce n'est pas un hasard si le client se transforme en manager, l'usager en client, le flâneur en consommateur...
 

Ce à quoi nous tenons, propositions pour une écologie pragmatique.

De Emilie Hache. Editions La Découverte. 252 pages, 19,50 €.

Quel sens faut-il donner à cette crise à la fois scientifique, politique et morale ? Les données du GIEC à propos du réchauffement climatique sont sans appel ; la disparition de la biodiversité est une évidence... Pour autant, est-il possible d’imputer des responsabilités ?
La responsabilité selon l’auteur est « pragmatique » : « un art des conséquences qui s’intéresse aux effets que ses propositions induisent pour en vérifier la véracité. » C’est pourquoi, il faut distinguer une proposition « moralisatrice » d’une proposition « morale ». Il est absurde de déduire de principes abstraits des propositions pertinentes pour penser et sortir de cette crise écologique. En d’autres termes, il s’agit de décrire « des situations morales existantes ou en train de se faire », d’où l’attention portée aux acteurs de ce monde. Toutefois, Emilie Hache refuse d’élaborer une morale prescriptive qui consisterait à déduire des conduites à partir de principes moraux absolus. Lire (lienssocio).

Nous n'en avons donc pas fini avec la morale. Mais fabriquer une morale qui inclue les relations que les humains entretiennent avec les animaux, les montagnes, les océans, le climat, etc., implique de nouvelles propositions. Celles-ci ne peuvent pas être la simple déclinaison de principes universels fondés a priori : elles doivent s'appuyer sur les multiples expérimentations en cours, engagées aussi bien par des scientifiques que des éleveurs, des économistes, des patients ou encore des activistes se mêlant souvent de ce qui n'est pas censé les regarder.

La fin du dollar

De Myret Zaki. Editeur : Favre. 19 €.

Le dollar n'est plus la monnaie la plus sûre du monde. Il n'est plus la monnaie d'une superpuissance responsable, performante et hautement productive. Il est la monnaie d'une économie déclinante, arrivée au point de non-retour, techniquement en faillite. Le billet vert est en train de dévoiler son vrai visage: celui d'une arme du désespoir, utilisée par une grande puissance malade, qui a trop longtemps caché l'état désastreux de son économie derrière sa planche à billets.
Suite aux dérives majeures de la politique monétaire américaine, le dollar est devenu, aujourd'hui, la plus grande bulle spéculative de l'histoire. Le statut du dollar comme référence du système monétaire international devient intenable. Il est contesté par des puissances désormais plus riches, comme la Chine. Ce changement de régime majeur se perçoit dans l'envolée de l'or et dans les tensions croissantes entre les Etats-Unis et le reste du monde. (commentaire Decitre). Interview (sott).

Labo Planète – Ou comment 2030 se prépare sans les citoyens. De Jacques Testart, Agnes Sinaï et Catherine Bourgain. Éditions Mille et une nuits, paru le 05/01/2011, 10 €.
Cet ouvrage est issu des Dialogues « Sciences Planète », cycle de débats organisé par la Fondation Sciences Citoyennes entre octobre et décembre 2007 (Université citoyenne des savoirs pour une planète vivable en 2030).

Pourquoi autant d’investissements pour les plantes transgéniques et aussi peu pour les méthodes culturales écologiques ? Pourquoi les thérapies géniques et pas plus de recherches sur les maladies contagieuses des pays du Sud ou sur l’impact des nouvelles molécules chimiques ? Pourquoi de nouvelles machines nucléaires et pas plus de recherches sur la relocalisation de l’économie ?Ce que sera le monde demain dépend de ce qui se passe aujourd’hui dans les laboratoires.
C’est pourquoi les orientations scientifiques comme les développements technologiques ne peuvent plus être laissés entre les mains de quelques spécialistes, ni pilotés par les seuls désirs de profit ou de puissance.

La France surendettée ? Livre d'Hervé MOREL, éditions Les petits matins.

Une politique écologiste peut-elle imaginer transmettre aux générations futures une dette insoutenable ? Pour Hervé Morel, la réponse est non, bien sûr ! L’auteur, membre de la commission économie d’Europe écologie, professe les finances à HEC, il nous rappelle ce constat hallucinant : les recettes de l’Etat ne couvrent que 65% de ses dépenses, chaque année à partir du 15 août la France s’endette. Les intérêts de la dette, qui viennent engraisser les banques – en ont-elles besoin ? – représentent le deuxième poste de dépenses du budget. Les Shadocks ne renieraient pas un système où l’on emprunte pour payer les intérêts des emprunts passés.
Les écologistes ont souvent un goût modéré pour les questions de finances publiques mais Hervé Morel sait rendre la question sacrément intéressante et accessible. Il décortique les mécanismes qui créent la dette : exonérations de toutes sortes, baisse des cotisations sociales, réductions d’impôt et, surtout, il fait des propositions. Son idée majeure consiste à distinguer la dette passive et la dette active, c'est-à-dire la bonne dette qui générerait des ressources futures ou des économies – on pense à un grand programme en faveur de l’isolation des logements. Il plaide pour un recours à l’épargne citoyenne. Son livre prodigue déjà une solide et ludique formation citoyenne pour aborder l’action publique, et son financement, sous un angle résolument écologiste ! Par Wilfrid Séjeau, libraire écolo.
Vers une communauté de valeurs. Mireille Delmas Marty, au Seuil, 24 €. Encore un livre peu habituel, mais un "livre phare" qui cherche à donner un statut mondial aux valeurs humaines, à l'opposé de la tendance actuelle du repli sur soi (de l'individu au groupe, de la communauté à la nation). Lire (marianne2). Ecouter (sur France Culture, 69 mn), extrait d'interview. Ce livre sera une des références de ce début de 21ème siècle.
Dans la peau d'un maton. Pas habituel dans cette rubrique, mais une prison est un modèle de société complètement artificiel, avec tous les inconvénients et les incohérences possibles, de l'anti écologie à l'état pur mais je ne crois pas que c'était le but premier du livre. Par Arthur Freyer, chez Fayard. Lire (rue89).
Les fruits de ma colère. De Pierre Priolet, éd. Laffont. sous titré : Plaidoyer pour un monde paysan qu'on assassine. Ce livre présente un énorme avantage : il propose des solutions concrètes (voir en page "Agriculture").
Du Larzac à Bruxelles (José Bové). Un cheminement, la construction d'un parcours écologiste. Voir la vidéo (à On n'est pas couché, excellent). Le livre est un entretien avec Jean Quatremer. Editeur : Le Cherche Midi.
Edgar Morin, "La voie".

article et vidéo +++

Edgar Morin, ami de Stéphane Hessel, présente son nouveau livre. 19 € Editeur : Fayard.

Une multiplicité de crises sont enchevêtrées dans la grande crise de l’humanité, qui n’arrive pas à devenir l’humanité. Où nous conduit la voie suivie ? Vers un progrès ininterrompu ? Nous ne pouvons plus le croire. La mort de la pieuvre totalitaire a réveillé la pieuvre des fanatismes religieux et stimulé celle du capitalisme financier. Elles enserrent de plus en plus le monde de leurs tentacules. La diminution de la pauvreté se fait non seulement dans un accroissement de bien-être matériel, mais également dans un énorme accroissement de misère. Allons-nous vers des catastrophes en chaîne ? C’est ce qui paraît probable si nous ne parvenons pas à changer de voie. Lire + vidéo (cdurable).

Edgar Morin pose dans ce livre les jalons d’une "Voie" salutaire qui pourrait se dessiner par la conjonction de myriades de voies réformatrices et nous conduire à une métamorphose plus étonnante encore que celle qui a engendré les sociétés historiques.

Les métiers par ceux qui les exercent. N° spécial d'Alternatives Economiques, 9,50 €. 50 métiers pour offrir une palette de choix, donner des idées. Lire (et commander).
Labo Planète

Ou comment 2030 se prépare sans les citoyens. de Jacques Testart, Agnès Sinaï et Catherine Bourgain, paru le 05/01/2011 aux Editions Mille et une nuits, 10 €.

La situation actuelle de la planète et celle des humains qui l'habitent, décrite partout comme inquiétante, n'est pas une péripétie banale de l'histoire.
L'humanité intervient désormais de façon majeure sur sa nature propre, sur son évolution et sur l'ensemble de la biosphère. Cette situation interroge la recherche scientifique et technique. Pour autant, les acteurs de la techno science n'ont aucune légitimité à définir seuls les programmes. Pourquoi autant d'investissements pour les plantes transgéniques et aussi peu pour les méthodes culturales écologiques ? Pourquoi les thérapies géniques et pas plus de recherches sur les maladies contagieuses des pays du Sud ou sur l'impact des nouvelles molécules chimiques ? Pourquoi de nouvelles machines nucléaires et pas plus de recherches sur la relocalisation de l'économie ? Ce que sera le monde demain dépend de ce qui se passe aujourd'hui dans les laboratoires.
C'est pourquoi les orientations scientifiques comme les développements technologiques ne peuvent plus être laissés entre les mains de quelques spécialistes, ni pilotés par les seuls désirs de profit ou de puissance. L'heure est à une mobilisation des consciences et un dialogue renouvelé entre scientifiques et citoyens.

Faut-il manger les animaux Ce livre va plaire aux végétariens mais pas seulement. Dans "Faut-il manger les animaux ?", Jonathan Safran Foer mêle avec brio son expérience et histoire personnelles qui l’ont amené à devenir végétarien et une documentation très riche sur la production industrielle de la viande et du poisson. Côté forme, l’auteur alterne entre récit (sa quête de vérité), témoignages (activistes, fermiers et défenseurs des droits des animaux prennent tour à tour la parole) et ose même des chapitres constitués uniquement de définitions. Du coup, nous avons eu envie d’évoquer son livre à travers cinq mots-clés : KFC, chien, merde, famille et Thanksgiving. Lire (lepoint). (+ vidéo). (Editions de l'Olivier, 336 p., 22 €).
Manuel de transition. Les "transitions towns" (villes en transition), vous avez peut être déjà lu quelque chose sur ce site, voici le manuel de mise en route. D'après des expériences en Grande Bretagne et Canada principalement. Lire (transitionfrance). 20 €. Des quartiers ou des villes autogérés, pour aller vers plus d'autosuffisance, de solidarité, de convivialité, moins de gaspillage, moins de besoins exotiques, etc.
Guide pratique de l'éducation à l'environnement. Cet ouvrage est un allié précieux pour mettre en oeuvre une démarche de sensibilisation, d’information ou d’éducation en vue de faire réfléchir et agir, que ce soit dans un cadre professionnel ou non. Coédition : Réseau Ecole et Nature et Yves Michel, Auteur : Collectif. Prix : 20 euros,  264 pages.
"Indignez vous", le plus beau cadeau de Noël coûte 3 €. Pour Stéphane Hessel, le «motif de base de la Résistance, c’était l’indignation». Certes, les raisons de s’indigner dans le monde complexe d’aujourd’hui peuvent paraître moins nettes qu’au temps du nazisme. Mais «cherchez et vous trouverez» : l’écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l’état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au “toujours plus”, à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu’aux acquis bradés de la Résistance – retraites, Sécurité sociale…
Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu’il appelle à une «insurrection pacifique». 32 pages, 3€, Indigène éditions, diffusion Harmonia Mundi. Déjà 200 000 exemplaires vendus.
« La crise de la croyance économique » et

« La décroissance en dix questions »

Dans « La crise de la croyance économique » (éditions du croquant), le sociologue Frédéric Lebaron nous offre une interprétation très originale de la crise. Et d’une grande importance politique. Car si l’économie de la crise a déjà été disséquée, ses acteurs principaux identifiés, des mesures et des politiques alternatives proposées, on ne disposait pas encore d’une analyse combinant étroitement les « faits », les acteurs ET LES CROYANCES. Or ces dernières manifestent aujourd’hui à la fois une forte inertie (le credo néo-libéral reste dominant, en tout cas du côté des élites) et de considérables tensions. Et c’est au fond l’imbrication entre la crise « cognitive » ou symbolique » et la crise (financière, économique, sociale et écologique) qui est au cœur de la recherche de l’auteur.

Denis Bayon, Fabrice Flipo et François Schneider font œuvre utile dans leur livre « La décroissance, 10 questions pour comprendre et en débattre » (La découverte, 236 pages). Partir de dix question très fréquemment posées aux avocats de la décroissance et y répondre de façon non polémique, très argumentée, sur la base d’un large éventail des recherches et réflexions « de pointe », et pourtant dans un style clair et alerte, c’est une belle « performance ». Le mieux, pour vous donner l’envie de lire ce livre, est d’abord que je reproduise telles quelles les dix questions :

         Lire (alternativeseconomiques).

2033 Atlas des futurs du monde. Le réchauffement climatique aura des conséquences variables selon les régions du monde. Une certitude : il sera à l’origine de grands exodes de populations, chassées de chez elles par la montée des eaux ou la désertification. Au nord de l’Europe, le recul de la biodiversité, la fonte des glaciers et la montée du niveau de la mer sont les principales menaces. Le Sud, lui, pourrait voir son agriculture se dégrader et les incendies se multiplier. Des différences qui devront se refléter dans les politiques de lutte et d’adaptation, estime Mike Hulme. Cette carte est extraite d’un ouvrage passionnant qui vient de paraître : 2033. Atlas des futurs du monde , de Virginie Raisson (éd. Robert Laffont). Ou comment réfléchir à notre avenir grâce à la cartographie.
Vers une démocratie écologique Par Dominique Bourg et Kerry Whiteside, Ed. Le Seuil / La République des idées, 2010, 124p. 11,50 €.

Comment faire pour que nos sociétés, qui se disent démocratiques, prennent en compte les intérêts des générations à venir au lieu de ne s'intéresser qu'à ceux des générations présentes? La démocratie représentative est mal armée pour échapper à ce que nos deux auteurs appellent "la tyrannie du présent". Ce qui compte dans ce livre, c'est l'analyse des raisons pour lesquelles il nous faut impérativement modifier notre "gouvernance", et ceci sans attendre. A lire urgemment. Lire (vivagora).

 La pire espèce.

Pour les fêtes, une idée cadeau ou pour se faire plaisir (?), voici "La pire espèce", par Ptiluc, Richard Malka, Agathe André, Editeurs Vents d'Ouest/Grasset, 15 euros, 96 pages.

L'humanité vue (et copiée) par les animaux. (autres planches).

Guide des innovations pour lutter contre la pauvreté

100 inventions au service des pays du Sud. De Daniel Schneider et Patrick Kohler - Éditeur : Favre - 216 pages - Prix public : 9 €.

Pensée comme un guide, cette publication expose tout d’abord des technologies "low-tech", réalisées à partir de matériaux locaux, qui pourront être aisément fabriquées et entretenues sur place par des communautés ou des artisans du pays. La seconde partie répertorie ces inventions hautement innovatrices réalisées au Nord mais qui se révèlent de la plus haute utilité pour les populations du Sud.

Lire l'article (cdurable). Commander (amazone).

La grande régression

 

de Jacques Généreux.

 

(livre +++)

Le Seuil, 277 pages, 18€. Enfin un livre traitant globalement du modèle de société et même de notre civilisation !
Par cet essai remarquablement argumenté et documenté, sous une rétrospective historique ainsi que le récent éclairage de la dernière crise financière devenue économique, Jacques Généreux dresse un constat implacable sur les dérives et la perversité du système capitaliste néolibéral dans la mondialisation, un système destructeur tant socialement que sur le plan écologique, voire de l’espèce humaine. Il explique en quoi de manière systémique, structurelle, la logique de ce système, basée sur le « pouvoir du capital » inscrit dans un contexte de libre-échange généralisé au niveau mondial, où règne la loi du plus fort à la recherche du profit à court terme, finalement la course au moins-disant fiscal, social, environnemental, nous entraîne inéluctablement vers plus d’inégalités, de misère sociale, de destruction de l’environnement, de délitement du lien social, pour le plus grand malheur de tous, … et au profit d’une minorité dominatrice. Lire la suite (agoravox). Lire des extraits.
Dictionnaire énervé de l’écologie : les mots pour le pire

d'Yves Paccalet

L’écrivain/philosophe/naturaliste bouscule les idées conformistes de tous bords –y compris celles des écologistes– avec des formules fines mais qui frappent fort ; il s’amuse de nos tics de langage et ridiculise en quelques lignes les imposteurs médiatiques. Un régal. Comme L’humanité disparaîtra, bon débarras ! (Arthaud 2006), c’est un pamphlet sans concession, mais… rangé par ordre alphabétique, puisqu’il s’agit d’un dictionnaire. Extraits (blog d'YP).

Dictionnaire énervé de l’écologie : les mots pour le pire d’Yves Paccalet - Editeur : Les éditions de l’Opportun - Date de publication : octobre 2010 - 250 pages - ISBN-13 : 978-2360750139 - Prix public : 15 €

Des paysans qui ont dit NON. De Yves Garric, éditions Loubatières 23 €. Ils sont dix au total dans ce livre ces paysans qui ont refusé de céder aux sirènes du productivisme à l’époque où l’agriculture franchissait le Styx et entrait dans l’ère de l’agrochimie et de la monoculture. Dix retraités ou bientôt retraités qui retracent sous la plume de l’auteur leur aventure singulière.
Ces hommes et ces femmes ont choisi, contre l’avis général, de produire de la qualité et de respecter la Terre, ses cycles et ses écosystèmes. Ils ont opté pour la solidarité et l’entraide, le partage et la soutenabilité.
Alors même que l’agriculture dominante imposait endettements, engrais à outrance, dépossession d’un savoir ancestral et profits à court terme, ces anonymes paysans ont investi leur cœur et leur force dans une agriculture respectueuse, non pas différente mais prévenante, une agriculture souvent bio, débarrassée de ces poissons que sont les pesticides, les herbicides et autres merdicides chimiques. Lire (ecologitheque).
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    Le nucléaire                                              

Titre Auteur Editeur Disponible à la maison verte Prix Kanditon
La gazette nucléaire Groupement de Scientifiques pour l'Information sur l'Energie Nucléaire (GSIEN)   Oui  5 €

Abonnement: 23 €

Trimestriel

L'EPR est un gouffre financier qui sera payé par l'état français (nous)

L'ASN met EDF en demeure de mettre la centrale de Cruas en conformité.

etc.

           
           

 

 

 

 

 

 

 

 

 Manger bio

Culture générale