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Nous, terriens

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20ème siècle : l'homme est la seule espèce à pouvoir en détruire une autre, et lui même. 21ème siècle : l'homme est la seule espèce à savoir sauver une autre espèce, et lui même.

Un peu de tout sur l'humanisme, la société, l'humanité, les relations humanité-planète, (rubrique ouverte le 16/01/2016) parce qu'il y a beaucoup d'actes et de paroles qui nous choquent, cette rubrique doit ouvrir le débat.

Cela va donc déborder sur des sujets plus sociologiques, et quelques fois sur la politique, mais promis-juré, ce n'est pas le but, vous êtes libres de vos choix.

27/02/17 Écologie, éthique et anarchie (entretien avec Noam Chomsky).

 

Nous aurions pu mettre cet article en page "Cours d'écologie", il se trouve que le sujet est moins vaste et traite surtout du point de vue de court terme, de la mesquinerie de l'humain et divers de ses autres défauts.

Par exemple, vous désirez acheter une voiture, les publicités vous vantent un modèle qui aura toute la route pour lui seul, toujours ou presque, les exceptions sont les voitures censées rendre les autres obsolètes. De toute façon, vous ne roulerez pas mieux que les autres dans les bouchons. On ne vous dira jamais que cela va augmenter vos frais et vos impôts parce qu'un million d'autre personnes va faire comme vous : il faudra construire de nouvelles routes et des parkings (souvent payants), acheter un pétrole toujours plus cher, polluer plus, etc. Tout ceci s'appelle des externalités, ce n'est pas compris dans le prix de la bagnole.

Exemple plus vaste dans l'article :

La crise financière. L’une de ses raisons — il y en a plusieurs, mais l’une d’entre elles — disons si le groupe Goldman Sachs effectue une transaction risquée, il — s’il fait attention — couvre ses propres pertes potentielles. Il ne prend pas en compte le risque systémique, c’est-à-dire la possibilité que tout le système s’effondre si une de ses transactions risquées tourne mal. Cela a failli se produire avec l’immense compagnie d’assurance AIG. Elle s’est trouvée impliquée dans des transactions risquées qu’elle ne pouvait pas couvrir. Le système entier était vraiment sur le point de s’effondrer, mais bien sûr le pouvoir étatique est venu à sa rescousse. La tâche de l’état consiste à secourir les riches et les puissants et à les protéger, peu importe si cela viole les principes de marché, on se fiche pas mal des principes de marché. Les principes de marché sont essentiellement destinés aux pauvres. Mais le risque systémique est une externalité qui n’est pas prise en considération, ce qui mettrait à mal le système de façon répétitive, s’il n’y a pas eu intervention de la puissance étatique. Eh bien, il en existe une autre, bien plus importante — c’est la destruction de l’environnement. La destruction de l’environnement est une externalité : dans les interactions de marché, vous n’y prêtez pas attention. Prenez par exemple les sables bitumeux, vous ne tenez tout simplement pas compte du fait que vos petits-enfants pourraient ne pas y survivre — ça c’est une externalité. Et dans le calcul moral du capitalisme, de plus grands profits dans le quart d’heure qui suit ont davantage de poids que le destin de vos petits-enfants — et bien sûr il ne s’agit pas de vos petits-enfants mais de ceux de tout le monde.»

Ah bien sûr, vous avez lu le mot "anarchie". Vous verrez qu'il s'agit d'abord savoir se gouverner soi-même (les candidats aux élections veulent tous gouverner les autres et ne se gouvernent pas). C'est une forme de sagesse que de n'avoir pas besoin d'être gouverné.

Lire (partage-le)

30/03/16 3 news sur les fous de droit divin.

 

La connerie devient une institution (et on en trouve aussi dans les anti, mais ils se contentent de piailler (ouf, mais jusqu'à quand ?)) :

 

Nathalie Goulet a affirmé à l'AFP avoir reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux après s'être étonnée d'une niche fiscale possible en cas de don à l'armée israélienne.
La sénatrice UDI-UC de l'Orne, Nathalie Goulet a annoncé à l'AFP avoir reçu des menaces de mort après s'être étonnée de la possibilité offerte aux contribuables français qui font un don à l'armée israélienne, Tsahal, de bénéficier d'une réduction d'impôts de 60%.

Lire (ouestfrance)


l’Exécutif des musulmans de Belgique avait annoncé dans nos colonnes vouloir planifier une action pour ce vendredi au sein des mosquées du pays suite aux attentats de Bruxelles.
Les représentants religieux ont refusé de demander aux imams de réciter la sourate « Al-Fatiha » (l’ouverture) en hommage aux victimes des attentats. Et ce, parce que les victimes ne sont pas toutes musulmanes. « Ils ont prétexté que cela n’était pas prévu dans les codes rituels. C’est-à-dire qu’il n’est pas prévu dans la pratique de dédier une prière à des non-musulmans. »
Une information qui nous a été confirmée par l’islamologue Michaël Privot. « Il a été refusé de réciter cette prière en hommage à des « mécréants » pour reprendre les propos. Une minute de silence a également été proposée lors de la réunion, qui a été une nouvelle fois refusée », ajoute-t-il.

Lire (lacapitale.be)


«Le Créateur ne vous a pas donné l’autorité de me juger.» Impassible, refusant de se lever de son siège devant la Cour, c’est par ces mots que Yishai Schlissel a répondu au juge du tribunal de Jérusalem, où s’est ouvert dimanche le procès de l’attaque contre la Gay Pride de la ville, le 30 juillet 2015. Sept personnes avaient été blessées par le juif extrémiste de 40 ans, dont une mortellement: Shira Banki, une adolescente de 16 ans.

Lire (360.ch)

30/03/16 Tay, le robot de Microsoft, quitte Twitter après des dérapages racistes.

 

Microsoft, qui a conçu cette intelligence artificielle capable d'interagir sur les réseaux sociaux, a dû suspendre rapidement l'activité de sa créature.
Il lui aura fallu moins d'une journée sur Twitter pour déraper. Tay est un robot conversationnel conçu par Microsoft. Sa photo de profil, sur Twitter, est celle d'une adolescente. Cet algorithme est capable d'apprendre ce que les internautes lui enseignent, et de progresser dans l'échange sur les divers réseaux sociaux (Twitter, Snapchat…). Problème : ses créateurs n'avaient pas forcément anticipé le résultat.
 

Lire (francetvinfo)

Ce qui veut dire que "l'intelligence artificielle" ne sait que copier "l'intelligence naturelle". Ou qu'elle ne sait pas choisir ses interlocuteurs, ou que l'intelligence n'est pas sur les réseaux sociaux.

05/02/16 Témoignage d'un photographe turc (réfugiés syriens).

 

Excusez moi, mais je n'ai pas le courage de recopier ici son témoignage. Juste cette phrase : "Je me demande ce qui est en train d’arriver à l’humanité".

Lire (yétiblog)

04/02/16 Souffrance au travail : oubliez le psychologue !

 

Décidément, cette nouvelle rubrique va très vite s'enrichir d'une foule de sujets (certains controversés mais qui mettent la puce à l'oreille sur l'état de notre société).

 

Aujourd’hui réunis dans un ouvrage, Chroniques du travail aliéné, ces textes sont poignants : la psychanalyste a du mal à relire son livre.

Si son texte suscite des réactions vives, c’est qu’il critique la dépolitisation de la souffrance au travail : à ses yeux, le changement le plus frappant dans le monde du travail en France n’est pas « la transformation – pourtant importante – des modes de management, ni les catastrophiques techniques d’évaluation pipées, ni la mondialisation. Pour moi, la différence majeure, c’est qu’en France, quand on est victime d’une injustice épouvantable au travail… on demande à aller chez le psy ! ».

Lire la suite (lemonde)

 

Cet article est majeur sur l'erreur générale d'appréciation de la souffrance au travail. Il se trouve que j'ai vécu ça il y a longtemps, mais j'ai fait le seul choix possible : partir. Et tout alla mieux, très vite. Le salarié qui vit dans une prison sans barreaux ne s'en rend pas compte la plupart du temps (les raisons sont développées dans l'article).

27/01/16 Le triomphe de l'insignifiance. Ce texte de Castoriadis a 20 ans et pas une ride.

 

Cornélius Castoriadis : philosophe, économiste, anthropologue, psychanalyste, historien, penseur politique, d’une vitalité étourdissante, Cornelius Castoriadis avait voulu s’exprimer avec nous de façon claire et concise sur ce qu’il appelait « la montée de l’insignifiance ». Il nous a quitté en 1997.

CC : Ce qui caractérise le monde contemporain, ce sont bien sûr les crises, les contradictions, les oppositions, les fractures, etc., mais ce qui frappe surtout c’est précisément l’insignifiance. Prenons la querelle entre la droite et la gauche. Actuellement, elle a perdu son sens. Non pas parce qu’il n’y a pas de quoi nourrir une querelle politique et même une très grande querelle politique, mais parce que les uns et les autres disent la même chose.
Depuis 1983, les socialistes ont fait une politique, puis Balladur est venu, il a fait la même politique, puis les socialistes sont revenus, ils ont fait avec Bérégovoy la même politique, Balladur est revenu, il a fait la même politique, Chirac a gagné les élections en disant : « Je vais faire autre chose », et il fait la même politique. Cette distinction manque de sens.
Ce n’est pas un grand mot et ils sont impuissants, c’est certain. La seule chose qu’ils peuvent faire, c’est suivre le courant, c’est-à-dire appliquer la politique ultralibérale qui est à la mode. Les socialistes n’ont pas fait autre chose et je ne crois pas qu’ils feraient autre chose, revenus au pouvoir. Ce ne sont pas des politiques à mon avis, mais des politiciens – au sens de micro-politiciens. Des gens qui font la chasse aux suffrages par n’importe quel moyen.
C’est du marketing, oui. Ils n’ont aucun programme. Leur but est de rester au pouvoir ou de revenir au pouvoir, et pour cela ils sont capables de tout. ...

Lire la suite (labas)

24/01/16 Témoignage de Raphaël Glucksmann à Calais.

 

 D'octobre au tout début novembre, j’étais à Calais, errant entre la ville et le bidonville. J’ai écrit ce texte.
C’était avant la mort de mon père, avant les attentats djihadistes à Paris, avant les élections régionales, avant les horreurs de Cologne (qui n’invalident en rien les horreurs de Méditerrannée, de Hongrie ou de Calais), avant ces deux mois de chocs et de tornades intimes et collectifs qui en ont retardé la publication.

Je vous le livre tel quel.
Ce qui est décrit dans les lignes qui suivent, - l’immense faillite contemporaine de l’idéal républicain qui seule me préoccupe – est plus d’actualité que jamais. C’est long. Mais honteusement bref comparé à l’ampleur de la débâcle dont il est question ici.
" De quoi Calais est-il le nom ?
Imaginez 6000 êtres humains s’entassant sur une décharge.
Imaginez les vieilles blessures et les nouvelles plaies, la gale et la varicelle, la faim et la crasse.
Imaginez les ados et les enfants errant dans pareille désolation.
Imaginez qu’on appelle cet anti-monde une « jungle ».
Imaginez cela, puis pincez-vous et dîtes-vous que vous êtes en France. En France, mais loin, très loin de la République.

Lire la suite (trouvé sur FB)

16/01/16 Pourquoi je refuse. Déclaration d'une jeune israélienne de 19 ans.

 

Mon nom est Tair Kaminer, j’ai 19 ans. Il y a quelques mois, j’ai terminé une année de bénévolat avec les Eclaireurs et Eclaireuses Israéliens dans la ville de Sdérot, à la frontière de la bande de Gaza. Dans quelques jours, je vais aller en prison.

J’ai été volontaire à Sdérot une année entière, j’y ai travaillé avec des enfants qui vivent dans une zone de guerre, et c’est là que j’ai décidé de refuser de servir dans l’armée israélienne. Mon refus vient de ma volonté d’apporter une contribution à la société dont je fais partie et d’en faire un meilleur endroit pour vivre, et de mon engagement dans la lutte pour la paix et l’égalité.
Les enfants avec lesquels j’ai travaillé ont grandi au cœur du conflit, et ont vécu des expériences traumatisantes dès leur jeune âge. Chez beaucoup d’entre eux, cela a généré une haine terrible – ce qui est tout à fait compréhensible, surtout chez des jeunes enfants. Comme eux, beaucoup d’enfants qui vivent dans la bande de Gaza et dans le reste des territoires palestiniens occupés, dans une réalité encore plus dure, apprennent à haïr l’autre côté. Eux non plus, on ne peut pas les blâmer. Quand je regarde tous ces enfants, la prochaine génération des deux côtés et la réalité dans laquelle ils vivent, je ne peux que voir la poursuite des traumatismes et de la douleur. Et je dis : Assez !

Lire la suite (francepalestine)

Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens.

Seuls les actes nous engagent. Nous ne sommes donc pas engagés par nos idées, ou par nos sentiments, mais par nos conduites effectives.

Parler sérieusement d'écologie aujourd'hui est aussi difficile que

- parler d'une Terre tournant autour du soleil à un pape du 17ème siècle.

- faire voler un plus lourd que l'air à un savant du 19ème siècle.

- parler de foudre en boule à un physicien du 20ème siècle.

Ecogine, le nouveau moteur de recherche

Une croissance durable est possible et nécessaire (Les Echos) article +++

67% des Français n'ont plus confiance dans la politique

 

Appel pour le désarmement nucléaire.

Les écologistes sont contre le nucléaire, surtout le nucléaire militaire. Comment demander à un pays de ne pas chercher à fabriquer la bombe quand on en possède soi même ? Demandons une désescalade progressive et mondiale.

 
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