Rapport de Joseph E Stiglitz du 14/09/09 (références en bas de page)

 

Les écologistes partagent nombre des propositions du rapport avec les réserves suivantes : 1) si ce rapport sert d'alibi pour jeter un voile pudique sur les pratiques actuelles du monde économico-financier, ce rapport restera lettre morte sur le fond, 2) on n'y parle pas d'emprunte écologique.

Les déclarations du président de la République indiquent que nos critiques sont fondées, celui-ci déclare : "Elle (la France) le mettra à l’ordre du jour de toutes les réunions internationales, de toutes les rencontres, de toutes les discussions qui ont pour objectif la construction d’un nouvel ordre économique, social, écologique mondial".

 

Notre différence : nous dirions "d’un nouvel ordre écologique, économique et social mondial", parce que l'écologie englobe l'économique et le social. Il y a une énorme différence entre "un ordre économique mondial" (même moralisé) et un "ordre écologique mondial".

Si cela peut se dire, car la société humaine n'est qu'un composant (certes pensant, agissant et prévoyant) du monde vivant, et cela signifie que nous ne sommes pas propriétaires mais locataires de la planète avec toutes les OBLIGATIONS que cela comporte. Bref, nous ne sommes pas les maîtres du monde, le réchauffement climatique, l'état de la couche d'ozone, les ouragans, la montée du niveau des mers et l'épuisement des ressources sont là pour nous le rappeler.

 

Reconnaître que le PIB n'est pas tout va dans ce sens et le rapport propose un indice du "bien être". Ok, et pour être complet il faudra y ajouter un indice "Santé de la planète" qu'il faudra placer au premier plan pour envisager plus sereinement l'avenir.

 

Le site de la commission Stiglitz : http://www.stiglitz-sen-fitoussi.fr/fr/index.htm. (Attention, vous aurez quelques problèmes si vous utilisez Firefox).

 

Vous pouvez aussi consulter l'article "Pour un produit intérieur doux" de Patrick Viveret, philosophe et conseiller référendaire à la Cour des comptes, au terme de la mission que lui avait confié Guy Hascoët, ancien secrétaire d’Etat à l’Economie solidaire (de 2002, eh oui).