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L'écologie c'est LaVieDuBonCôté      Ecologie fiction

"La réalité c'est ce qui reste quand on refuse d'y croire" Philippe K. Dick

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Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements. (Charles Darwin)

Retour Accueil Je suis écologiste aussi parce que je ne veux pas que mes enfants et petits enfants viennent cracher sur ma tombe
   

11/01/17 Un conte d'Alphonse Daudet.

 

L’emplacement était superbe pour bâtir une ville. Il n’y avait qu’à déblayer les bords du fleuve, en abattant une partie de la forêt, de l’immense forêt vierge enracinée là depuis la naissance du monde. Alors abritée tout autour par des collines boisées, la ville descendrait jusqu’aux quais d’un port magnifique, établi dans l’embouchure de la Rivière-Rouge, à quatre milles seulement de la mer.
Dès que le gouvernement de Washington eut accordé la concession, charpentiers et bûcherons se mirent à l’œuvre ; mais vous n’avez jamais vu une forêt pareille. Cramponnée au sol de toutes ses lianes, de toutes ses racines, quand on l’abattait par un bout elle repoussait d’un autre, se rajeunissait de ses blessures ; et chaque coup de hache faisait sortir des bourgeons verts. Les rues, les places de la ville à peine tracées étaient envahies par la végétation. Les murailles grandissaient moins vite que les arbres et, sitôt élevées, croulaient sous l’effort des racines toujours vivantes.
Pour venir à bout de cette résistance où s’émoussait le fer des cognées et des haches, on fut obligé de recourir au feu. Jour et nuit une fumée étouffante emplit l’épaisseur des fourrés, pendant que les grands arbres au-dessus flambaient comme des cierges. La forêt essaya de lutter encore, retardant l’incendie avec des flots de séve et la fraîcheur sans air de ses feuillages pressés. Enfin l’hiver arriva. La neige s’abattit comme une seconde mort sur les grands terrains pleins de troncs noircis, de racines consumées. Désormais on pouvait bâtir.

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Bientôt une ville immense, toute en bois comme Chicago, s’étendit aux bords de la Rivière-Rouge, avec ses larges rues alignées, numérotées, rayonnant autour des places, sa Bourse, ses halles, ses églises, ses écoles, et tout un attirail maritime de hangars, de douanes, de docks, d’entrepôts, de chantiers de construction pour les navires. La ville de bois, Wood’stown - comme on l’appela, - fut vite peuplée par les essuyeurs de plâtres des villes neuves. Une activité fiévreuse circula dans tous ses quartiers ; mais sur les collines environnantes, dominant les rues pleines de foule et le port encombré de vaisseaux, une masse sombre et menaçante s’étalait en demi-cercle. C’était la forêt qui regardait. Elle regardait cette ville insolente qui lui avait pris sa place au bord du fleuve, et trois milles d’arbres gigantesques. Tout Wood’stown était fait avec sa vie à elle. Les hauts mâts qui se balançaient là-bas dans le port, ces toits innombrables abaissés l’un vers l’autre, jusqu’à la dernière cabane du faubourg le plus éloigné, elle avait tout fourni, même les instruments de travail, même les meubles, mesurant seulement ses services à la longueur de ses branches. Aussi quelle rancune terrible elle gardait contre cette ville de pillards ! Tant que l’hiver dura, on ne s’aperçut de rien. Les gens de Wood’stown entendaient parfois un craquement sourd dans leurs toitures, dans leurs meubles. De temps en temps, une muraille se fendait, un comptoir de magasin éclatait en deux bruyamment. Mais le bois neuf est sujet à ces accidents, et personne n’y attachait d’importance. Cependant, aux approches du printemps, - un printemps subit, violent, si riche de sèves qu’on en sentait sous terre comme un bruissement de sources, - le sol commença à s’agiter, soulevé par des forces invisibles et actives. Dans chaque maison, les meubles, les parois des murs se gonflèrent, et l’on vit sur les planchers de longues boursouflures comme au passage d’une taupe. Ni portes, ni fenêtres, rien ne marchait plus. - «C’est l’humidité, disaient les habitants. Avec la chaleur, cela passera». Tout à coup, au lendemain d’un grand orage venu de la mer, qui apportait l’été dans ses éclairs brûlants et sa pluie tiède, la ville en se réveillant eut un cri de stupeur. Les toits rouges des monuments publics, les clochers des églises, le plancher des maisons et jusqu’au bois des lits, tout était saupoudré d’une teinte verte, mince comme une moisissure, légère comme une dentelle. De près, c’était une quantité de bourgeons microscopiques, où l’enroulement des feuilles se voyait déjà. Cette bizarrerie des pluies amusa sans inquiéter ; mais, avant le soir, des bouquets de verdure s’épanouissaient partout sur les meubles, sur les murailles. Les branches poussaient à vue d’œil ; légèrement retenues dans la main, on les sentait grandir et se débattre comme des ailes. Et que pouvaient les haches contre cette sève sans cesse renaissante, ces racines monstrueuses attaquant le sol en dessous, ces milliers de graines volantes qui germaient en se brisant et faisaient pousser un arbre partout où elles tombaient ? Le jour suivant, tous les appartements avaient l’air de serres. Des lianes suivaient les rampes d’escalier. Dans les rues étroites, des branches se joignaient d’un toit à l’autre, mettant au-dessus de la ville bruyante l’ombre des avenues forestières. Cela devenait inquiétant. Pendant que les savants réunis délibéraient sur ce cas de végétation extraordinaire, la foule se pressait dehors pour voir les différents aspects du miracle. Les cris de surprise, la rumeur étonnée de tout ce peuple inactif donnaient de la solennité à cet étrange événement. Soudain quelqu’un cria : «Regardez donc la forêt !» et l’on s’aperçut avec terreur que depuis deux jours le demi-cercle verdoyant s’était beaucoup rapproché. La forêt avait l’air de descendre vers la ville. Toute une avant-garde de ronces, de lianes s’allongeait jusqu’aux premières maisons des faubourgs. Alors Wood’stown commença à comprendre et à avoir peur. Évidemment la forêt venait reconquérir sa place au bord du fleuve ; et ses arbres, abattus, dispersés, transformés, se déprisonnaient pour aller au-devant d’elle. Comment résister à l’invasion ? Avec le feu, on risquait d’embraser la ville entière. Et que pouvaient les haches contre cette sève sans cesse renaissante, ces racines monstrueuses attaquant le sol en dessous, ces milliers de graines volantes qui germaient en se brisant et faisaient pousser un arbre partout où elles tombaient ? Pourtant tout le monde se mit bravement à l’œuvre avec des faux, des herses, des cognées ; et l’on fit un immense abattis de feuillages. Mais en vain. D’heure en heure la confusion des forêts vierges, où l’entrelacement des lianes joint entre elles des pousses gigantesques, envahissait les rues de Wood’stown. Déjà les insectes, les reptiles faisaient irruption. Il y avait des nids dans tous les coins, et de grands coups d’ailes, et des masses de petits becs jaseurs. En une nuit les greniers de la ville furent épuisés par toutes les couvées écloses. Puis, comme une ironie au milieu de ce désastre, des papillons de toutes grandeurs, de toutes couleurs, volaient sur les grappes fleuries, et les abeilles prévoyantes qui cherchent des abris sûrs, au creux de ces arbres si vite poussés installaient leurs rayons de miel comme une preuve de durée. Vaguement, dans la houle bruyante des feuillages, on entendait les coups sourds des cognées et des haches ; mais le quatrième jour tout travail fut reconnu impossible. L’herbe montait trop haute, trop épaisse. Des lianes grimpantes s’accrochaient aux bras des bûcherons, garrottaient leurs mouvements. D’ailleurs les maisons étaient devenues inhabitables ; les meubles, chargés de feuilles, avaient perdu leurs formes. Les plafonds s’effondraient, percés par la lance des yuccas, la longue épine des acajous ; et à la place des toitures s’étalait le dôme immense des catalpas. C’est fini. Il fallait fuir. A travers le réseau de plantes et de branches qui se resserraient de plus en plus, les gens de Wood’stown épouvantés se précipitèrent vers le fleuve, emportant le plus qu’ils pouvaient de richesses, d’objets précieux. Mais que de peine pour gagner le bord de l’eau ! Il n’y avait plus de quais. Rien que des roseaux gigantesques. Les chantiers maritimes, où s’abritaient les bois de construction, avaient fait place à des forêts de sapins ; et dans le port tout en fleurs, les navires neufs semblaient des îlots de verdure. Heureusement qu’il se trouvait là quelques frégates blindées sur lesquelles la foule se réfugia et d’où elle put voir la vieille forêt joindre victorieusement la forêt nouvelle. Peu à peu les arbres confondirent leurs cimes, et, sous le ciel bleu plein de soleil, l’énorme masse de feuillage s’étendit des bords du fleuve à l’horizon lointain. Plus trace de ville, ni de toits, ni de murs. De temps en temps un bruit sourd d’écroulement, dernier écho de la ruine, ou le coup de hache d’un bûcheron enragé, retentissait sous la profondeur du feuillage. Puis plus rien que le silence vibrant, bruissant, bourdonnant, des nuées de papillons blancs tournoyant sur la rivière déserte, et là-bas, vers la haute mer, un navire qui s’enfuyait, trois grands arbres verts dressés au milieu de ses voiles, emportant les derniers émigrés de ce qui fut Wood’stown…

 Alphonse DAUDET Wood’stown, conte fantastique (1873)

14/10/14 2 petites histoires. Elles n'engagent que leur auteur, mais la façon humoristique nous amène à penser : nous aimerions bien que cela soit vrai.

(Nota : nous aimons bien N Hulot, nous regrettons beaucoup que ses avis ne soient que peu suivis d'effet).

Bonjour à toutes et à tous. Ce soir, vers 17 hr, Nicolas HULOT est passé nous dire bonjour dans les bureaux de la Fondation pour l'Homme et la Nature. Il était totalement ravi . Et oui, ce matin après une rencontre à l'Elysée avec F Hollande et Arnold SCHWARZENEGGER, F HOLLANDE a signé l'accord sur la fin des TGV, et l'arrêt immédiat des chantiers LGV. Hier soir, F HOLLANDE a téléphoné à Jacques RAPOPORT (RFF) et Guillaume PEPY (SNCF) pour les informer de cette décision.

F HOLLANDE, sur la demande de mon patron, a donné l'ordre de remettre la nature dans son état initial .Ainsi dans le magnifique massif forestier du Parc Naturel de Lorraine , RFF va démonter les grillages, démonter les rails de la LGV Nancy-Strasbourg, et replanter des chênes centenaires, identiques à ceux abattus en 2013.
C'est une excellente nouvelle pour la biodiversité, car dans cet immense massif forestier, la saignée du TGV représentait un obstacle à la migration des mammifères.
Pour les deux immenses tunnels percés sous le massifs vosgien, dans le Parc Naturel des Vosges du Nord, il a été décidé d'en faire une réserve pour pipistrelle, rhinolophe, oreillard commun.....
Vraiment, je suis impressionné de l'autorité de mon patron. Vraiment, quand l'envoyé spécial pour la protection de la nature parle, tout le monde exécute.
Il faut dire que le socialiste Hollande, ne supportait plus ces trains de riches. Le choix a été fait de remplacer ces monstres de vitesse, par de calme michelines, à bord desquels prendront place des musiciens, des conteurs. Pour la SNCF, le voyage doit redevenir un moment de plaisir, d'échanges et de convivialité.

Il faut dire aussi, que la destruction des lignes TGV entre parfaitement dans le cadre de la transition énergétique. Un train classique consomme 30 Wh par kilomètre et par passager, contre 83 Wh pour un TGV. Presque un rapport de 1 à 3 . La décision de F HOLLANDE d'arrêter les TGV va permettre de fermer une centrale nucléaire sur trois.

Il faut dire aussi que mon patron, avait prêté à François HOLLANDE, le bouquin de Marc FRESSOZ " Faillite à Grande Vitesse ". Socialiste et humaniste ( comme M VALLS), HOLLANDE reste un gestionnaire. A la lecture du livre de Marc FRESSOZ, Hollande a pris conscience de la "cata" financière que représente les TGV. Pensez donc, le déficit annoncé est 60 000 000 000 d'euros (60 milliards).Pas question pour le président de filer des dettes aux générations futures.

Voilà, voilà, enfin donc une excellente nouvelle pour la biodiversité, et pour l'interet. Bravo Nicolas et merci François pour cette courageuse décision.

En direct de la Fondation pour l'Homme et la Nature, le chargé de mission "Mobilité et écologie ", c wittmann.
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Voilà donc deux mois que j'ai commencé mon boulot à la fondation HULOT. Chaque jour je mesure l'acharnement de mon patron à protéger la nature. En deux mois, il a donc obtenu plusieurs victoires, grâce à la transition énergétique et écologique :
- arrêt des courses de formule 1 (- 256,85 tonnes de CO²),
- fin des chantiers de LGV et démontage des lignes existantes, (- 347,89 Mégawatts),
- fin des matchs en nocturne, et démontage des systèmes de chauffage des pelouse,(- 578 Mégawatts)
- arrêt des subventions à l'agriculture intensive, et démolition des batiments d'élevage industriels, ( - 23,55 millions de tonne de CO²)
- fermeture du salon de l'auto, (- 7 millions de tonnes de CO²)
- arrêt immédiat de la production d'avion Rafale ( trop énergivore avec 2 500 litres de kérosène à l'heure), ( - 12 Millions de tonnes de CO²)
- destruction du laser méga-joules à Barp en Gironde, (- 356 Mégawatt)
- fin du Paris-Dakar en Amérique du sud (-30 000 tonnes de CO²)
- pose de papier peint isolant dans les classes de CP ( - 234,5 tonnes de CO²)

Vraiment, Nicolas HULOT mérite bien son titre d'envoyé spécial pour la protection de la nature. Merci à lui, à Ségolène, à son ami Nicolas SARKOZY (qui a apporté son soutien à la destruction du laser mégajoules et la fin de la production des Rafale ).
Mais mon patron ne compte pas s'arrêter là, d'autres combats sont dans les cartons.

18/08/14 Afterres 2050 : le scénario qui imagine l’autre modèle agricole de demain.

 

Imaginez un pays où chacun mange sainement, avec une eau de qualité, un usage réduit des pesticides, des émissions de gaz à effet de serre divisées par quatre... Science fiction ? Pour le moment, sans aucun doute. Mais en 2050, pas forcément, si l’on en croit Afterres, un scénario d’utilisation des terres agricoles résolument novateur, imaginé par l’association Solagro, et actuellement à l’étude dans plusieurs régions de France. En modélisant les besoins alimentaires et les pratiques agricoles, Afterres dessine un autre paysage agricole français pour 2050. Et les changements nécessaires pour y parvenir.

Pays de la Loire, 2050. Dans les champs, le maïs a cédé la place aux prairies, avec des légumineuses (comme les haricots, les lentilles, le trèfle ou la luzerne) [1]. Les vaches qui y pâturent sont de race « mixte » : ce sont de bonnes laitières et elles peuvent aussi fournir de très bons steaks. Le nombre de haies dans les champs a doublé, entourant des parcelles agricoles couvertes en permanence par l’une ou l’autre culture, ce qui ralentit l’érosion.

Lire (bastamag)

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02/05/14 Deux contes à télécharger.

 

Les contes sont précédés d'un préambule et de commentaires. Dans le corps du conte, vous pourrez lire les notes de bas de pages qui vous renvoient à des situations réelles.

 

Le premier : De l'air.

 

On n’avait pas vu cela depuis le 11 Septembre: durant quelques heures, le monde occidental s’arrêta presque de tourner. Juste le temps, pour les citoyens, de reprendre leur souffle…
Tout le monde se précipita sur les images de la télévision : trois énormes engins étaient stationnés au dessus de la forêt amazonienne. Trois sinistres cylindres en forme de gros Zeppelins métalliques. ...

Télécharger (De l'air, format pdf, 41 pages)

 

Le second : Bon appétit (Conte alimentaire).

 

La campagne publicitaire ne connut pas de crescendo: elle fut massive dès le départ et, à la fin de la quinzaine, il fallait avoir joué à l’ermite pour ne pas avoir entendu parler du produit. L’agence de pub avait bâti un plan marketing aussi rigoureux qu’efficace, à la mesure des énormes moyens mis à sa disposition. Il comportait trois étapes.
Tout d’abord, intriguer. Des messages passèrent en boucle à la radio sur le thème de la nouveauté quasi-révolutionnaire : « Le produit que vous attendiez tous ! », « Le must des stars outre-Atlantique !», « Un goût et une vitalité uniques», « La révolution des habitudes alimentaires»,…
Au même moment, les publicitaires quadrillèrent Internet et ses forums afin d’y répandre quelques rumeurs savamment dosées. Untel revenait des Etats-Unis où il avait assisté à des scènes de quasi émeutes... Une autre – nutritionniste – se croyait autorisée à dire tout le bien qu’elle avait ouï dire du produit... Un troisième avait participé à l’ébauche de la campagne…

Télécharger (Bon appétit, format pdf, 38 pages)

17/11/2013 Afterres 2050 : le scénario qui imagine l’autre modèle agricole de demain.

Repris de Bastamag.

 

Imaginez un pays où chacun mange sainement, avec une eau de qualité, un usage réduit des pesticides, des émissions de gaz à effet de serre divisées par quatre... Science fiction ? Pour le moment, sans aucun doute. Mais en 2050, pas forcément, si l’on en croit Afterres, un scénario d’utilisation des terres agricoles résolument novateur, imaginé par l’association Solagro, et actuellement à l’étude dans plusieurs régions de France. En modélisant les besoins alimentaires et les pratiques agricoles, Afterres dessine un autre paysage agricole français pour 2050. Et les changements nécessaires pour y parvenir.

Pays de la Loire, 2050. Dans les champs, le maïs a cédé la place aux prairies, avec des légumineuses (comme les haricots, les lentilles, le trèfle ou la luzerne) [1]. Les vaches qui y pâturent sont de race « mixte » : ce sont de bonnes laitières et elles peuvent aussi fournir de très bons steaks. Le nombre de haies dans les champs a doublé, entourant des parcelles agricoles couvertes en permanence par l’une ou l’autre culture, ce qui ralentit l’érosion. La moitié des terres sont cultivées selon le cahier des charges de l’agriculture biologique (contre 4,4% dans les années 2000). L’eau qui coule dans les rivières, et se niche dans les nappes phréatiques, est redevenue « propre », les pesticides ayant quasiment disparus. Et les agriculteurs sont plus nombreux.

À Notre-dame-des-Landes, définitivement débarrassée du projet d’aéroport, les végétariens de la zone à défendre (ZAD), et autres adeptes de la sobriété heureuse, ont fait des émules. Dans toute la région, la consommation de viande a diminué de moitié. Idem pour les produits laitiers. Personne n’a pour autant de carence en calcium. Le lait de vache (avant tout adapté à la croissance des veaux) n’ayant pas le monopole des apports en calcium, contrairement aux croyances répandues au début du 21ème siècle ! Épinards, brocolis, noix, amandes, dattes, sardines, notamment, sont d’excellentes sources de calcium, de même que l’eau.

+ 600% de légumes en 40 ans...

Lire (format RTF, compatible word et autres)

 

Ce scénario commence comme une utopie de doux rêveurs ? La suite de l'article s'appuie sur des modélisations mathématiques certainement plus sérieuses que celles des financiers qui nous prédisent un quadruplement de la production (industrielle, ...) pour 2050.

15/03/13 Les lois de Murphy, elles méritent d'être mieux connues.

Ce n'est pas vraiment de l'écologie fiction, on est plus proche de notre réalité actuelle.

Aussi connue comme Loi de l'Emmerdement Maximum, ou Loi de la tartine beurrée*, la Loi de Murphy est, avec le chaos, la relativité, et la mécanique quantique, une des plus grandes découvertes du siècle (rien que ça).
L'évidence de cette loi et de ses dérivés, qui ne nécessitent aucune démonstration (laquelle est d'ailleurs impossible, voir plus loin), et dont chacun a pu savourer la douloureuse véracité tout au long de son existence, aurait dû assurer l'immortalité à son auteur. Hélas il fut victime de sa propre loi, très peu de gens le connaissent.

Depuis son premier énoncé vers 1949 par Edward A. Murphy Jr., capitaine de l'US Air Force, la Loi a engendré une flopée de lois dérivées, corollaires et variations, d'auteurs pas forcément toujours identifiés.

Petit échantillon :

1. Rien n'est aussi simple qu'il n'y paraît.
2. Tout prend plus de temps que vous ne le pensez.
3. Tout ce qui peut aller mal ira mal.
4. Laissées à elles-mêmes, les choses tendent à aller de mal en pis.
5. S'il y a un risque pour que plusieurs choses aillent mal, c'est celle qui causera le plus de dommage qui ira mal. Corollaire: s'il y a un pire moment pour que quelque chose aille mal, c'est à ce moment-là que cela ira mal.
6. Même si quelque chose ne peut pas aller mal, cela ira mal quand même.
7. Si vous sentez qu'il y a quatre raisons pour lesquelles une procédure peut mal se dérouler, et que vous parvenez à les contrer, alors une cinquième raison, imprévisible, va rapidement se développer.
8. Si tout semble fonctionner correctement, alors vous avez manifestement oublié quelque chose.

Lire (bernardwerber)

Lire (courtois)

 

La tartine beurrée tombant le plus souvent du côté du beurre, la solution est simple : il suffit de beurrer l'autre côté. Ce que nous disent tous nos bons politiques.

03/10/13 Parking Day, des exemples pour la prochaine édition.

 

Au départ, cette journée sert à monter les limites de la voiture, voiture qui dévore notre espace privé et public. Tout évolue, à Paris un artiste expose sa "machine à capturer le bleu du ciel", une association de recyclage dispose un étalage, ...

Presque toujours bien accueilli, occasion de nouer des liens, échanger des idées, découvrir, ...

Lire (terraeco)

28/02/13 L'art de ne pas être gouverné. Il y a des peuples qui refusent d'être intégrés à un pays, à un système.

 

L’anarchisme est, en France, tellement réduit à quelques images folkloriques de drapeaux noirs qu’il ne saurait trouver sa place dans un titre de sciences humaines. Dans le monde anglo-saxon, l’usage du mot « anarchisme » désigne pourtant d’abord une manière de décrire le pouvoir sans s’arrêter aux effets oppressants de la domination ou de l’aliénation, afin de prêter une attention particulière aux modes de résistance et aux possibilités d’émancipation.
Il comporte aussi une volonté de s’affranchir de cadres de pensée et de perception du monde souvent déterminés par les terminologies étatiques. L’anthropologie « anarchiste », dont James C. Scott est un représentant, comme d’ailleurs David Graeber, auteur d’un ouvrage décapant sur l’histoire de la dette bientôt traduit en français, a ainsi produit quelques-uns des livres les plus stimulants de ces toutes dernières années.
Zomia ou l’art de ne pas être gouverné ne fait pas exception, puisqu’il a pour ambition d’écrire une contre-histoire de la civilisation, en s’appuyant sur l’étude historique des populations de la Zomia, un terme employé pour désigner grosso modo les territoires situés à des altitudes supérieures à 300 mètres du Viêtnam, du nord-est de l’Inde, du Cambodge, du Laos, de la Thaïlande, de la Birmanie ainsi que de quatre provinces chinoises : Yunnan, Guizhou, Guangxi et Sichuan.
Pour James C. Scott, les peuples des hauteurs doivent en effet « être approchés comme des communautés de fuyards, de fugitifs, de délaissés qui ont, au cours des deux derniers millénaires, tenté de se soustraire aux différentes formes d’oppression que renfermaient les projets de construction étatique… ». En confondant le « barbare » et le « non gouverné », les discours de civilisation n’imaginent jamais la possibilité que des personnes « choisissent volontairement de rejoindre les barbares ». De tels statuts sont dès lors stigmatisés et ethnicisés. « La “tribu” et l’ethnie commencent exactement là où les impôts et la souveraineté s’arrêtent : que ce soit au sein de l’Empire romain ou de l’Empire chinois », ajoute l’anthropologue.

Télécharger (pdf, 7 pages).

 

Certains diront "mais ce n'a rien à voir avec l'écologie !". Mais si : il y a des animaux et des plantes qui ont besoin d'un territoire et d'autres qui sont nomades (les oiseaux migrateurs, les baleines, les pissenlits, les algues, ...). Il y a des sociétés fortement structurées et d'autres, non. Il est donc utile de s'intéresser aux solutions adoptées par ces populations.

02/11/12 Pas chez vous, pas dans la rue. La ville de Châtellerault vous donne votre 1er cours pour un comportement plus écolo.

 

Ce que vous ne faites pas chez vous, ne le faites pas dans la rue. Pour que la vie de tous les jours ne soit plus de l'écologie fiction. Savez vous combien coûte le ramassage d'un emballage de sandwich jeté au bord de la route ? Plus cher que le sandwich ! Faites un effort et faites le savoir, ce sont vos impôts qui partent en fumée.

La mairie de Châtellerault inaugure des petites vidéos (1 à 2 mn). Lire et voir pour que ces comportements bêtes, idiots et anti-écologie deviennent de la fiction.

26/07/12 Un chômeur olympique (vous verrez pourquoi).

 

C'est un roman écrit par Stéphane Lhomme et disponible à la lecture ici. SL est membre de "L'observatoire du nucléaire", il a donc intitulé son roman (qui est plutôt une nouvelle) : Uranium Olympique.

C'est très finement écrit, bien sûr vous trouverez des allusions sur les débordements politiques  propres à Stéphane (on aime ou pas mais ça ne gâche pas le plaisir). Voici le préambule :

 

Juin 2012. Les Jeux olympiques de Londres commencent dans quelques semaines. En France, Nicolas
Berluskozy, qui a promis de supprimer l'impôt sur le revenu deux jours avant l'élection
présidentielle, vient d'être réélu pour 5 ans à la tête de l'Etat. Il divorce de Carli Bruna,
dont le dernier disque est un échec, et épouse immédiatement la belle Raya Made qui devient
ministre des Sports et du rayonnement de la France.
Pendant ce temps, un obscur coureur de 800 mètres se qualifie presque par hasard pour les Jeux
olympiques et crée un incident lorsqu'il découvre qu'il va devoir porter sur son maillot le nom
du sponsor principal de la Fédération française d'athlétisme, l'entreprise nucléaire Areva. Et
ce à peine plus d'un an après la catastrophe nucléaire de Fukushima.
A la suite de divers quiproquos, des stars du sport français se mobilisent pour défendre le
sportif inconnu… et passent alors, tout à fait involontairement, pour des militants
antinucléaires radicaux. C'est par exemple le cas du sprinter Christophe Lemeilleur.
Mieux : dans un incroyable emballement médiatique, le footballeur Nick Olanelka et divers
protagonistes de l'affaire du "bus de Knysna", qui a eu lieu pendant la coupe du monde 2010, se
mêlent à la polémique pour "laver leur honneur" écorné deux ans plus tôt.
Un parfum de folie s'empare alors du sport français, dont les champions, comme la nageuse Laura
Naudou, sont contraints de prendre position, et la délégation française dans son ensemble est
menacée d'exclusion des Jeux olympiques…

Lire la suite et amusez vous bien, ça vaut le détour.

13/07/12 Peugeot, fin de la voiture + ville du futur. (histoire canadienne)

 

8 000 emplois supprimés chez Peugeot, c'est la lucidité d'un industriel qui perçoit finement les prémices de la fin du pétrole. S'acharner à sauver cette industrie revient à vouloir sauver le maréchal ferrant il y a un siècle. Soyons réalistes et imaginons la ville du futur sans voiture :

Cette fiction urbaine est partie d’une interrogation: Quelle peut bien être la proportion de l’espace urbain sacrifiée à la circulation automobile?

Si la voiture cause de nombreuses nuisances dans le centre de la ville de Montréal, ce n’est rien comparé à la banlieue, où le réseau routier est devenu l’ossature même de la vie quotidienne. La banlieue, comme la voiture, était censée nous rapprocher de la campagne tout en permettant le confort et les facilités que procure la ville. Au final, elle nous a simultanément privé de la campagne, réduit à une nature stérile, et de la ville, qui se résume à une nappe d’asphalte débouchant ça et là sur les temples de la consommation industrielle. Aujourd’hui, la voiture est donc partout et on lui sacrifie notre environnement, mais est-ce irréversible?

Les espaces de la rue dédiés aux stationnements sont supprimés, la circulation automobile est réduite à une simple voie. On peut imaginer la présence de quelques stations de voitures (type communauto), mais ce scenario implique le renoncement à la voiture personnelle.

L’aménagement d’un maillage de lignes de tramway sur les artères principales permet d’assurer l’essentiel du transport, aussi bien des passagers que des marchandises. L’espace laissé libre dans les rues résidentielles permet l’aménagement systématique de pistes cyclables ainsi que d’une bande d’espaces publics. Cette bande alterne des terrains pour la permaculture, des parcs, des espaces de jeu ou des petites places publiques. On peut imaginer que ces espaces fonctionnent à la manière des coopératives d’habitation, favorisant la population à s’impliquer dans l’entretien de la rue.

L’illustration fait aussi allusion au développement des toitures vertes qui se substituent aux toitures goudronnées, et le recyclage possible (ou partiel) des lieux de cultes en lieux publics.

 

Et pour la banlieue, lire la suite (carfree).

07/03/12 J'ai fait un cauchemar.

 

Les accidents de la route ayant augmenté de façon significative, le gouvernement mit en place une campagne de presse intensive pour faire cesser ce fléau. A la surprise générale, les Français se laissèrent convaincre et changèrent peu à peu leur comportement. Ils utilisèrent davantage les transports en commun, respectèrent strictement le code de la route et commencèrent à avoir, en tant qu’automobilistes, de l’attention pour leurs concitoyens.

Le gouvernement se félicita de la diminution des accidents qu’il attribua à la pertinence de son programme et à la force de conviction de ses ministres. L’étonnement fut grand lorsqu’il apparut que le mouvement s’amplifiait. S’identifiant de moins en moins à leur voiture, les Français n’en firent plus le support essentiel de leurs loisirs et de leur standing. Les cadres découvrirent qu’ils pouvaient exister sans voiture de prestige. La consommation de voitures baissait.

Les proclamations d’autosatisfaction du gouvernement se raréfièrent. Le lobby des constructeurs automobiles se lança dans une campagne de presse pour exalter le risque, la vitesse, le panache en voiture. Rien n’y fit et peu à peu, les accidents de la route devinrent exceptionnels. Les professions des réparateurs, concessionnaires et pompistes, touchées de plein fouet par cette situation, vit fondre de 70% leurs effectifs. Le renouvellement du parc automobile se ralentit, malgré des primes que le gouvernement versait aux acheteurs, et l’on vit croître dangereusement le stock des voitures invendues. Les compagnies d’assurance furent gravement sinistrées par la diminution des contrats et la généralisation des bonus. Les services des urgences des hôpitaux présentèrent des bilans catastrophiques car ils n’arrivaient plus à amortir leurs investissements très sophistiqués. ...

Lire (carfree).

01/05/11 Rencontre avec un extraterrestre.

 

Les extra terrestres existent, la preuve en est qu'on n'en voit jamais et c'est normal nous sommes trop bêtes pour eux. Nous serions comme une poule qui trouve un couteau si on en rencontrait. A l'exception de l'un deux qui est tombé sur ce site (lavieduboncote.info) et s'est dit "il y a peut être de l'espoir".

L'autre jour, alors que j'étais confortablement installé devant mon ordinateur, on sonna à ma porte : un être étrange se trouvait là devant ma porte, ni humain ni animal ; enfin ce qu'on appelle communément un extra-terrestre. Je l'invitais donc à boire un coup avec moi, et nous commençâmes une discussion sur l'état de notre belle Planète, à laquelle mon invité ne comprenait visiblement rien : nous avions développé des technologies intéressantes, disposions de ressources en grande quantité, de formidables capacités d'adaptation à toutes sortes d'environnements et de climats, et il s'avérait qu'après plus de 4000 ans de civilisation nous n'étions toujours pas capables ni de nourrir ni de loger tous les habitants de cette petite planète.

 

24/04/11 Des jeux écolos.

 

- Climway, jeu pour comprendre le réchauffement climatique, s'adapter et le limiter. Vous pouvez aussi visiter "l'Expo" et cliquer sur les éléments du décor pour obtenir des infos (et cliquez sur les choix proposés).

- Stopdisaster (halte au désastre), vous luttez contre une catastrophe.

Je n'ai pas essayé (je ne suis pas "joueur") mais une amie m'en a dit le plus grand bien. Et vous ? Si oui, faites en part autour de vous.

 

08/04/11 (Faites un copier/coller du dessin et envoyez le à vos amis et ennemis)

08/04/11 L'écologie c'est de la foutaise. (piqué à Eric La Blanche, et on lui paiera pas de droits d'auteurs, na. Faut dire qu'on est un peu fauchés).

Bon, allez, on a bien rigolé quand même mais, maintenant, je dois vous dire la vérité, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures ; voilà, j’y vais, je vends la mèche : le changement climatique, la catastrophe mondiale, sauver la planète, tout ça, c’était pour rire : ça n’existe pas. Vous avez bien lu : l’écologie, c’est une blague. On vous a bien eus, hein ?
Je vous explique : il y a quelques années, un soir, avec des amis scientifiques (climatologues, biologistes, démographes et autres) nous étions à Saint Etienne. On était un peu bourrés au Jet27 et on parlait des Martiens. On s’emmerdait. Du coup, on a décidé de vous faire une bonne farce : on a inventé un canular de toutes pièces comme dans les émissions de caméra cachée. Ça a hyper bien marché, au-delà de nos espérances, même !
 

18/11/10 En 2030 il n’y a plus de déficit public.

 

Il est à noter qu’un profond changement dans les modes de consommation s’est produit à la suite des équilibres imposés dans les échanges de marchandises et de produits entre les zones. En effet, la balance commerciale entre les zones ne peut pas varier de plus ou moins 20%. Par exemple si la France exporte pour 1 milliard de produits africains, elle importe, à plus ou moins 20%, 1 milliard de produits africains. Cette nouvelle règle a contraint les pays à produire à nouveau des biens qui étaient préalablement importés. Par exemple, l’industrie du textile s’est de nouveau installée en Europe pour les besoins des européens. La production s’est ainsi rapprochée du consommateur. (Par contre, nous ne mangeons plus de tomates l’hiver, comme ce fut le cas au début du siècle !)

24/11/10 De l’abondance vers la rareté de l’énergie.

Du rêve au cauchemar : Le 21ème siècle sera le siècle de la transition, de l’abondance vers la rareté de l’énergie. La civilisation industrielle a permis l’exploitation d’une énergie fossile abondante, en complément de l’énergie solaire valorisée de manière ancestrale. Cette énergie supplémentaire a généré un développement incroyable de l’humanité en un temps record, passant de 675 millions à plus de 6,7 milliards d’être humains en l’espace de seulement deux siècles. Elle promet, à contrario, un déclin incontrôlable de la population mondiale sans l’énergie qui a rendu cette expansion possible. Or l’Agence Internationale de l’Energie dit pour la première fois dans le World Energy Outlook 2010 que l’on a déjà atteint le pic pétrolier historique : dans un avenir proche l’approvisionnement énergétique va devenir critique. La crise de 2008 n’est qu’une introduction à ce nouveau monde. La théorie d’Olduvai prévoit que la population mondiale atteindra son plafond en 2015 à 6,9 milliards d’individu pour se réduire à seulement 2 milliards d’individus d’ici 2050. 70% de l’humanité qui disparaît en seulement 35 ans. Le Club de Rome avait également, dès 1972, anticipé un déclin de la population mondiale dans le Rapport Meadows plus connu sous le nom d’Halte à la croissance ? L’actualisation de 2004 de ce rapport prévoit ainsi un déclin de la population à partir de 2027.

25/10/10 Ecologie profonde


En anglais, deep ecology. École de pensée dont le père fondateur est le philosophe norvégien Arne Næss (1912-2009). Selon ce dernier, l’humanité doit être considérée, non pas comme une espèce à part ou supérieure aux autres, mais comme une partie de la biosphère.
L’écologie « classique » pose comme finalité de la morale et de l’action la satisfaction des besoins humains, et attribue au reste du vivant le statut de simple ressource : tels sont l’anthropocentrisme et l’humanisme. L’écologie profonde inscrit, au contraire, le destin de l’Homo sapiens dans une vision totalisante de la vie : c’est un biocentrisme.
 

07/10/10 Un jour au supermarché en 2047.

Depuis 2011, les caissières ont été supprimées à la sortie des supermarchés, désormais chaque client dispose d’une puce implantée dans son bras qui débite instantanément son compte quand il passe devant des bornes spéciales. Bien sûr, maintenant, tout le monde sait que 99.9% des gens sont tellement endettés que leurs enfants à venir possèdent déjà un compte bancaire, les parents ayant toute latitude pour emprunter à leur place.

19/06/10 Combien d'habitants en 2050 (et 2100, 2200, ...) Voir (ined).
31/08/10 Pour la 1ère fois, on laisse un homme tranquille.

Dans la forêt amazonienne, on a découvert un indien qui vit seul depuis des années. C'est la première fois qu'on décide de lui ficher la paix et d'instaurer une aire de sauvegarde de 50 km2. Lire (slate). En d'autres temps, on se serait presser de le coloniser, le convertir aux vertus de la civilisation ou tout simplement de l'abattre. 2010 est à marquer d'une pierre blanche, l'année où une société humaine quitte la condition de tribu animale.

15/04/10 Les grèves SNCF viennent de s'étendre au transport aérien, le syndicat planétaire, au moyen d'une énorme éruption volcanique, s'est mis en action sans préavis et les directions ont plié sans même négocier. Fait rarissime, les passagers bloqués n'ont pas râlé contre les grévistes (privilégiés ?) qui rouspètent contre la pollution, l'épuisement des mers. Peut être aussi contre les banquiers islandais. Le rêve quoi ! C'était notre rubrique bonne humeur.

modèle réduit pour étude, évolution, illusion ou manipulation génétique ?                  (15/02/10)

Plus fort qu'une main humaine

 

03/01/10 Las Vegas 2020-2030 : une nouvelle sur le thème du réchauffement climatique. La planète aurait-elle sa morale ?
18/12/09 Elzéard Bouffier, l'homme qui plantait des arbres. Nouvelle de Jean Giono : Lire. L'histoire d'un homme qui plante inlassablement des arbres pendant 40 ans et finit par faire revivre une région. Ce très beau texte est un des points de départ de l'écologie.

17/12/09 2040 : le monde 30 ans après l'échec de Copenhague. En sortant de sa grotte-prison où il venait de purger 30 années d’internement pour « excès de lucidité », Isaac découvre un paysage d’apocalypse sous une lumière étrangement sombre… Que s’est-il passé depuis 2010, date de son procès ? Voici le récit d'un cauchemar, qui, bien sûr, n'engage que son auteur. Attention, éloignez les âmes sensibles, les jeunes enfants et soyez prêts à quelques minutes d'angoisse...

(futurascience)

autres images (fractales 3D)

 

06/12/09 "2020, I am sorry" : Nous sommes en décembre 2020. Malgré le sommet de Copenhague, la planète va plus mal qu’il y a 20 ans. Lire la suite.
05/12/09 Dans la nature, les espèces faibles comptent sur le nombre pour se perpétuer. Si les hommes sont trop nombreux sur terre, c'est qu'ils sont trop faibles. Philosophiquement parlant, ces deux phrases forment un sophisme (... donc les hommes sont faibles), mais elles méritent d'être énoncées pour nous faire réfléchir.
21/09/09 Quand la biologie synthétique changera le monde : un petit aperçu des possibilités d'une nouvelle science. Lire

Famine, faim, misère, souffrance humaine...

 Et pendant ce temps là, "on" dépense 1 300 milliards d'€ en armement.

Il suffirait de 50 milliards pour que cette photo ne puisse plus être faite.

 

Sur le thème "la société des abeilles" de Daniel Cohn Bendit.

 

Dans une société écologique, dans une situation normale, il ne devrait pas y avoir besoin de compter sur une allocation ou une aide pour vivre.

Et si, au lieu d'avoir une multitude d'aides et allocations diverses (logement, famille, etc.), on remettait tout dans un pot commun ? La moitié (+ ou -, à voir) serait redistribué à chaque français (revenu social) et le reste serait alloué en fonctions de situations "a-normales" (naissance, études, formation, accidents, tierce personne, etc.) à un guichet unique ? Et quelle économie de structures en tous genres, un fichier unique, pas de pièces à quémander à chaque fois !

Les entreprises seraient moins en conflit avec les salariés, les agriculteurs seraient un peu moins en difficulté et les jeunes pourraient mieux démarrer dans la vie, plus de problèmes de retraite, etc. Et on pourrait allonger la liste (Assedic, Agefiph, ...)

    La relance vue par le professeur Shadoko ?
Ils veulent nous faire taire! piqué à SOS planète
    Grippe : après le vaccin ?  (photo Terre sacrée.org)
Le moteur perpétuel, reportage authentique 

  

 

 Y a-t-il des impasses dans l'évolution ?

Salut l'artiste, ce monde n'était pas fait pour toi.

 

 

06/2009 : Voitures de luxe mort nées (chez BMW)

En créant cette rubrique(01/12/08), je ne savais pas que Karl Popper* m'avait précédé ! Lire l'histoire du futur.

* "L’avenir ouvert est d’une certaine manière déjà là, avec ses nombreuses virtualités en concurrence, presqu’à la manière d’une promesse, d’une tentation, d’une attirance. Le futur est ainsi activement présent à tout moment du temps".

(Et aussi: "une hypothèse qui n'est pas réfutable n'est pas scientifique".)

Ceci n'est pas une fiction : aujourd'hui (02 Fév. 2009) j'ai tapé "écologie" sur Google. 1ère réponse : Saab biopower. Etonnant, non ?

Aujourd'hui (16/03), encore pire, les mêmes m'invitent à respirer l'air pur après son passage !! (pub sur Laposte.net)

Contrebande au 21ème siècle : ce n'est pas de la fiction, c'est la triste réalité
Nouvelle définition de l'écologie ? : ce sont les écosystèmes qui doivent s'enrichir, pas les spéculateurs.
Des images pour rêver : voyage dans le système solaire, exo planètes, animaux du carbonifère et + encore.

Sauver les lémuriens à Madagascar (entendu sur CO2 mon amour le 14/03/09) : Un malgache est désolé de la disparition des lémuriens  et  de leur habitat à cause de la culture sur brûlis qui détruit les forêts. Il vient faire des études en France puis retourne chez lui.

Que croyez vous qu'il fît en 1er ? Il ouvrit un planning familial ! Les femmes étaient heureuses de ne plus avoir un enfant par an et on était plus obligé d'étendre les cultures pour nourrir cette explosion démographique. Puis il s'attacha à la façon de penser des gens (responsabilisation de leur rôle et de leurs terres, ...). Ensuite seulement, il prit des mesures de sauvegarde.

Ailleurs, il y a encore beaucoup de fiction.

Parodie, Rêve ou réalité ?

(ou ce que l'écologie pourrait éviter)

Je connais le grutier, celui qui veut nous faire croire qu'il peut décrocher la lune et, c'est le cas de le dire, il est très haut placé. 

Nous avons reçu une lettre du futur (2070)
En première mondiale : voici le premier chat OGM, après greffe d'un gène humain.

Le réchauffement de la température de l'air, provoqué par les gaz à effet de serre, risque de modifier sensiblement la composition des sols.

 Et donc les conditions de la vie sur Terre. C'est en tout cas ce qu'affirment les chercheurs du Centre de biologie humaine situé à Ascott, au Royaume-Uni, qui ont utilisé pour leurs expériences un Ecotron, étrange et coûteuse (100 millions de FF) machine qui permet de recréer un environnement donné : taux d'humidité, pourcentage d'oxyde de carbone, température de l'air, intensité de la lumière, etc. Sur la base des évolutions climatiques actuelles, ils sont ainsi parvenus à constituer un échantillon de ce que sera (peut-être) la Terre en 2060. Et ce n'est guère réjouissant.
Pendant neuf mois, les savants britanniques ont cultivé des plantes dans un environnement climatique modifié : température supérieure de 2 °C aux moyennes actuelles et taux d'oxyde de carbone augmenté de 50 %... Ils ont découvert que tous les micro-organismes présents actuellement dans le sol seront remplacés par d'autres, issus - peut-être - de mutations génétiques. À long terme, cela pourrait produire une réaction en chaîne sur les végétaux et ceux qui les consomment, hommes ou animaux. Nul besoin, donc, de créer des Organismes génétiquement modifiés (OGM) : la pollution s'en charge ! (Jeune Afrique, 1999).

Faut-il préférer l'écologie-fiction ou la réalité ? Diaporama

Et si l'homme disparaissait ? Cliquez sur l'image ci-dessous

Une vie après l'homme : 2 films de 45 mn

Si l'espèce humaine devait s'éteindre, les réseaux métropolitains seraient rapidement submergés par l'eau, et les 400 millions de chiens de la Terre devraient sortir et chasser par eux-mêmes. Cinq ans après la disparition de l'Homme, la flore envahirait les routes et les rues, Central Park deviendrait une forêt. Vingt ans plus tard, les villes ressembleraient à des semi-jungles, envahies par des animaux sauvages tels que les coyotes, mais aussi des lions, rhinocéros et autres échappés des zoos. Et tout montre qu'ils seraient capables de survivre dans les environnements les plus inhabituels, tels que Manhattan…
Avec l'aide d'astrophysiciens, ingénieurs, biologistes, géochimistes et autres spécialistes, UNE VIE APRES L'HOMME nous donne une image saisissante de l'avenir de la planète si l'Homme venait à disparaître. Les reconstitutions en images de synthèse nous font vivre cette ère et nous montrent la Terre comme nous ne l'avons jamais vue et comme nous ne la verrons jamais.

Les plus qu'humains (Théodore Sturgeon) :  Roman de Science fiction des années 50. Un grand, très grand classique. (Si vous le possédez, faites le circuler, ses autres livres aussi). une œuvre d'une humanité incroyable et à la charge émotionnelle forte qu'il faut absolument découvrir !
une guêpe vielle d'un million d'années (4 mm)

Photo : synchrotron de Grenoble

 

Accoucher d'un nouveau monde :

 

Comment presser le citron ?

 rubrique Et SI ... (cliquez ici).

La photo de fond provient de http://bimboalieno.altervista.org/?p=932#.TkFiOBEAvNQ.email